19/06/2026
𝐔𝐧 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐞𝐢𝐥 𝐦𝐮𝐧𝐢𝐜𝐢𝐩𝐚𝐥 𝐩𝐥𝐚𝐜𝐞́ 𝐬𝐨𝐮𝐬 𝐥𝐞 𝐭𝐫𝐢𝐩𝐥𝐞 𝐬𝐢𝐠𝐧𝐞 𝐝𝐮 𝐦𝐞́𝐩𝐫𝐢𝐬, 𝐝𝐞 𝐥’𝐢𝐦𝐩𝐫𝐞́𝐩𝐚𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐭 𝐝𝐮 𝐫𝐞𝐯𝐢𝐫𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐝𝐨𝐜𝐭𝐫𝐢𝐧𝐞
Hier soir s’est tenu un conseil municipal bien triste pour les Montévrinois, qui témoigne du mépris de la nouvelle équipe municipale pour la démocratie, dont elle avait fait pourtant son cheval de bataille pendant la campagne. Un mépris qui s’est exprimé à tous les niveaux :
𝐄𝐧𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥𝐞 𝐂𝐨𝐧𝐬𝐞𝐢𝐥 𝐌𝐮𝐧𝐢𝐜𝐢𝐩𝐚𝐥 : 7 conseillers sur 25 de la majorité étaient absents, du jamais vu en début de mandat ;
𝐄𝐧𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥𝐞 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐜 : M. Pajot avait promis de donner la parole au public, ce qui est possible même avec le règlement intérieur actuel, en interrompant la séance. Non seulement cette promesse n’est pas tenue, mais en plus, le public s’est fait tancer par le surveillant général, lorsqu’il a eu l’insolence de s’exclamer devant les outrances ;
𝐄𝐧𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥𝐚 𝐦𝐢𝐧𝐨𝐫𝐢𝐭𝐞́ 𝐦𝐮𝐧𝐢𝐜𝐢𝐩𝐚𝐥𝐞 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐞́𝐭𝐞́ 𝐜𝐢𝐯𝐢𝐥𝐞 : M. Pajot, que nous avions associé démocratiquement à la définition du projet culturel et de la gouvernance du Millésime, n’avait pas prévu de nous rendre la politesse, et s’était arrogé toutes les places du conseil d’exploitation, sans prévoir au préalable de liste commune pour l’élection. Il a fallu que la minorité municipale demande une élection par liste, et lui apporte son aide en urgence sur les textes applicables, le cas n’ayant même pas été envisagé. Pour tout remerciement, l’Adjointe aux finances, dans une inversion de valeurs hélas désormais classique, a rejeté a posteriori la responsabilité du cafouillage sur la Minorité, et a fait des commentaires irrespectueux sur les membres de la société civile que nous avions choisis, les traitant de « figurants » ;
𝐄𝐧𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥𝐚 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐩𝐚𝐫𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐛𝐮𝐝𝐠𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 : l’Adjointe aux finances se mêle de tout… sauf de finances ! Lors du Conseil Municipal du 16 avril -au cours duquel elle a tenu des propos frisant l’injure publique envers les élus minoritaires et les agents pour sa première prise de parole- l’Adjointe avait promis une Décision Modificative du Budget, qui n’a pas eu lieu hier, alors qu’elle aurait pu reconnaître 352K€ de recettes supplémentaires, ce qui était nécessaire par transparence et qui aurait pu permettre de commencer à financer le programme de la majorité et/ou augmenter l’épargne. Lorsque nous nous en sommes étonnés, elle n’a pas pipé mot, mais le Maire a jugé utile de rejeter la faute sur l’ancien directeur financier, qui n’aurait pas alerté l’exécutif. Or c’est absolument faux, le directeur financier ayant explicitement conseillé à l’Adjointe la traditionnelle Décision Modificative suivant la notification des dernières recettes fiscales, et cela traduit de plus une grande négligence budgétaire, nul n’ayant besoin d’être « alerté » pour avoir connaissance de recettes dont la notification est publique ;
𝐄𝐧𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥𝐚 𝐥𝐨𝐢 𝐞𝐭 𝐥’𝐄𝐭𝐚𝐭 : Le Maire a refusé de nous transmettre le rapport 2025 de l’Etat sur la qualité des comptes de la Commune, ce qui constitue pourtant pour lui une obligation légale. Rappelons que M. Pajot a passé 6 années dans la minorité municipale, pendant lesquelles il n’a eu de cesse de demander communication des documents les plus divers, qui lui ont été transmis à chaque fois qu’ils étaient légalement communicables. Il a en outre mis en cause l’impartialité de l’Etat et l’utilité du travail conséquent de ses agents, alors que leurs analyses couvrent les résultats et les marges de manœuvre dont dispose ou pas la ville pour l'investissement et la solvabilité.
Ce Conseil Municipal a été également placé sous le signe de l’impréparation : on nous signale des erreurs matérielles dans les délibérations pourtant d’importance, et les réponses à nos questions sont le plus souvent inexistantes ou incomplètes (l’adjointe aux finances, également déléguée aux RH, ne connaissant visiblement pas l’état du personnel, et les délégations exactes des élus n’étant toujours pas connues), voire malhonnêtes, comme quand par exemple nos questions légitimes sur la sécurité des Montévrinois (suite aux implantations illégales des Gens du Voyage et d’un Cirque) sont dénaturées en critique des agents, ce qu’elles n’étaient absolument pas.
Ce Conseil Municipal a enfin été placé sous le signe d’un revirement total de doctrine : ce que M. Pajot dénonçait lorsqu’il était dans l’opposition trouve maintenant curieusement grâce à ses yeux. Il a reconduit à l’identique notre politique en matière de pouvoirs du Maire, de frais de représentation du Maire, de formation, de véhicules, et de tarifs de l’Ecole Municipale des Sports. Nous avons bien entendu voté pour ces délibérations, tout en notant les contradictions et en déplorant les sarcasmes et les attaques personnelles sans aucun fondement dont l’ancien Maire a fait l’objet par le nouveau. Nous avons en revanche voté contre l’extension du bénéfice d'un remboursement par la commune des frais des élus d’aide à la personne à toute autre réunion liée à l'exercice du mandat, cette extension nous paraissant excessive et peu compatible avec une bonne gestion des deniers publics.
M. Pajot avait promis de gouverner dans le respect de la démocratie et des personnes. Force est de constater qu’au-delà de la vitrine et des belles paroles, les actes ne sont pas en adéquation avec cette promesse. Nous avons subi en 3 mois des attaques virulentes qui semblent surtout avoir pour objectif de masquer un manque de compétences. Et lorsque les réponses manquent, l’explication est souvent la même : “nous venons d’arriver”, “les services viennent d’arriver”. A un moment, il faut assumer ses responsabilités et maîtriser les dossiers que l’on porte.
Les Montévrinois méritent mieux que des attaques personnelles ; ils attendent surtout des réponses, de la transparence et des résultats.