05/09/2026
CNH 2026 : les paroles ne suffisent plus.
Hier s’est tenue la Conférence nationale du handicap.
De nouvelles ambitions ont été annoncées : une société plus accessible, une école plus inclusive, un meilleur accompagnement des personnes en situation de handicap, davantage de soutien aux aidants, une amélioration de l’accès aux soins, à l’emploi, aux services publics…
Sur le principe, comment ne pas être d’accord ?
Mais aujourd’hui, sur le terrain, la réalité est parfois bien différente.
Nous rencontrons encore des enfants qui font leur rentrée sans AESH, ou avec un accompagnement qui ne couvre qu’une partie de leurs besoins.
Des familles qui se battent pendant des mois pour faire appliquer des droits pourtant reconnus.
Des parents qui réduisent ou cessent leur activité professionnelle faute de solution adaptée.
Des aidants qui s’épuisent et pour lesquels le droit au répit reste encore trop souvent… un droit sans solution concrète.
Des professionnels de crèche, d’école, de périscolaire, de centre de loisirs, du sport ou de la culture qui veulent accueillir, mais auxquels il faut donner les moyens, les outils, la formation et l’accompagnement nécessaires pour le faire dans de bonnes conditions.
Des enfants et des adultes qui attendent parfois des mois, voire davantage, pour accéder à certains professionnels, établissements ou dispositifs.
Et derrière chacune de ces situations, il y a une personne. Une famille. Une histoire. Une vie qui ne peut pas être mise « en attente ».
Alors oui, nous voulons croire aux engagements annoncés lors de cette CNH.
Mais nous voulons surtout qu’ils deviennent visibles dans la vie quotidienne des personnes concernées.
Parce que l’inclusion ne se décrète pas.
Elle nécessite des professionnels. Des accompagnements. Des places. Des solutions de répit. Des moyens. De la formation. De l’accessibilité. Et une véritable coordination sur les territoires.
Elle nécessite aussi d’écouter celles et ceux qui vivent le handicap au quotidien : les personnes concernées, leurs familles, les aidants et les professionnels de terrain.
Chez 2 P’tits Pas Pour Demain nous continuerons à faire notre part : accompagner les familles, soutenir les professionnels, chercher des solutions, sensibiliser, créer des passerelles et permettre, chaque fois que cela est possible, l’accès au droit commun.
Mais les acteurs de terrain ne peuvent pas tout porter seuls.
Alors après cette nouvelle Conférence nationale du handicap, notre message est simple :
Les paroles, c’est bien.
Les intentions, c’est important.
Les engagements, c’est nécessaire.
Mais maintenant, nous attendons tous des actes.
Des actes concrets. Des moyens à la hauteur. Et des changements que les personnes en situation de handicap et leurs familles pourront réellement constater dans leur quotidien.
Parce qu’une société inclusive ne se mesure pas au nombre d’annonces faites.
Elle se mesure à la place qu’elle donne réellement à chacun.