18/10/2026
17 octobre : condamner toutes les violences, entendre toutes les colères
COMMUNIQUE
Aujourd’hui, des centaines de milliers de personnes se sont rassemblées partout en France pour soutenir les revendications légitimes des lycéen•nes, nombreux•ses dans les cortèges, et pour défendre le pouvoir d’achat. Parmi les mots d’ordre, la condamnation d’un gouvernement qui n’entend pas les colères et les traite depuis des semaines par la répression et le mépris.
Les Écologistes condamnent fermement toutes les violences auxquelles nous avons assisté, d'où qu'elles viennent. Nous apportons notre soutien à tous·tes les commerçant·es qui ont tout perdu ce soir. Nous condamnons également les tentatives d’intrusion au sein de plusieurs mairies, commissariat, et autres bâtiments publics, nous pensons aux agents du service public, aux usager•es de ces services publics. Symbole de la République, la mairie de Limoges a été incendiée et s’est effondrée sous les flammes.
À la lumière des événements du jour, il apparaît que l’ampleur de cette journée de mobilisation a été largement sous-estimée par le ministre de l’Intérieur, avec un dispositif de sécurité inadapté et défaillant dans de nombreuses villes pour permettre aux manifestations de se dérouler dans le calme et pour assurer la sécurité des biens et des personnes.
Il est inacceptable que le droit de manifester garanti par la Constitution ne soit pas pleinement assuré. La doctrine de maintien de l’ordre avec le recours aux nasses, aux gazs lacrymogènes, à l’usage disproportionné d’armes mutilantes ne permet pas de garantir la sécurité des biens et des personnes ni d’isoler les black blocs ou les personnes mal intentionnées de l’immense majorité de manifestant·es pacifiques. Aucune leçon n’a été tirée du mouvement social des gilets jaunes.
Plutôt que d’apporter des réponses politiques à la crise sociale qui s’exprime, le Gouvernement désigne comme boucs émissaires les responsables de gauche, dont Marine Tondelier. Pourtant l’opposition n’est pas responsable du maintien de l’ordre. La responsabilité politique du gouvernement est indiscutable.
Au delà des appels au calme, l’heure est à l’écoute et à la prise en compte lucide des inquiétudes et des colères légitimes qui s’expriment dans notre pays. Il est de la responsabilité du Gouvernement de contribuer à l’apaisement par des propositions politiques à la hauteur des enjeux.
Aminata Niakate, Porte-parole Les Écologistes