05/01/2019
[JEAN PERRIN-SURRECTION]
Vendredi 30 novembre, premier blocus au lycée Jean Perrin/Louis-Jacques Goussier, connu pour ses grosses mobilisations depuis plusieurs années. Mais le blocus ne tient pas longtemps car nous n'avions aucune organisation
Le jeudi 6 décembre marque réellement le début d’un mouvement qui restera gravé dans l’histoire du lycée ( ou du moins dans la mémoire de la proviseure ). Le blocus était mieux organisé et une dizaine de lycéen.nes ultra déters réussissent à bloquer totalement les 5 entrées dès 7h30, rejoins ensuite par de nombreux élèves qui arrivaient au lycée et qui en voyant le blocage décidaient de participer plutôt que d’escalader ou rentrer chez eux. La route est envahit par une centaine d’élèves puis bloquée vers 8h30 et le restera toute la journée. Quelques feux s’allument. Un ACAB est écrit à l’extincteur devant le lycée. Pourtant aucune intervention policière.
Le lendemain, le nombre de bloqueurs à 7h à triplé. Le lycée et la route sont de nouveau bloqués et toujours pas de flics. Des lycéens d’autres bahuts passent nous rendre visite et certains viennent bloquer avec nous dès le matin. Le blocus est reconduit la semaine suivante.
Le mercredi 12, l’administration reçois certains élèves pour essayer de « discuter ». En gros la proviseure nous demande juste d’arrêter de bloquer sinon elle appelle les flics… Mais l’intimidation ne fonctionne pas car ayant eu des problèmes l’année dernière ( suite à ça : https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=955614647928482&id=100004398678731) elle ne peux pas se permettre de nous faire charger car elle risque des problèmes (zut alors !)
Le blocus continue donc mais au moment où certaines personnes vont acheter à manger pour tout le monde et que le nombre de bloqueurs est à son minimum, l’administration charge notre blocus et s’empare des poubelles, caddies, barrières… pour les enfermer dans le garage à vélo. Le blocus se termine mais la deter est toujours là.
Le lendemain, 10 élèves rentrent dans le garage et reprennent le matériel pour rebloquer. Toujours aucun flics à part une voiture qui nous regarde sans rien faire. A la fin de la journée, le matériel est caché dans le parc voisin du lycée. Mais le lycée fait une ronde dans le parc pour tout récupérer et remettre dans la garage à vélo, cette fois avec une grosse chaîne cadenassée. Des sacs personnels sont gardés par le lycée. Vendredi 14, l’administration est présente dès 6h30, déterminée à empêcher le blocage. Mais nous sommes plus deters et tout le monde fonce sur le garage à vélo. La chaîne ne résiste pas longtemps face à notre pince Monseigneur et notre matos est récupéré. Le blocus tient. On reçoit une visite de la CDI et les profs font une chaîne humaine devant eux. Un prof est frappé et insulté par les keufs. Les flics dégagent la route puis partent. La route est rebloquée.
Lundi 17, deuxième semaine de blocage. La baisse de deter se fait sentir. Le blocus est monté mais le nombre de bloqueurs a fortement diminué. Suite à de nouveaux mensonges de l’administartion, une AG le midi décide d’une action coup de poing. Une occupation de salle est prévue dans le soirée. Mais le nombre trop faible de deters et le manque d’organisation nous contraint à abandonner. Mardi, encore moins de monde et le blocus échoue. On décide alors de faire une pause et de rebloquer le dernier jour, vendredi. Certains d’entre nous allons bloquer aux Bourdonnières mardi mercredi et jeudi (bisous Blocus Bourdonnière).
Le Vendredi, la motivation est revenue et le blocus tient toute la journée.
Rendez-vous à la rentrée ?
Quelques trucs qu’on a kiffé :
-La manif sauvage entre JP et Livet avec 30 lycéen.nes ultra deters qui se termine par une tentative de blocage de Livet (bisous Livet Autonome) et un contrôle violent de la CDI
-Les profs qui se mettent en première ligne face aux flics
-Le lycée qui prend le seum car on leur explose 3-4 chaînes par jours à la Monseigneur
-Le soutien d'une bonne partie du personnel du lycée malgré leur position compliquée liée à l'administration
Les trucs qu'on a pas kiffé ducoup on va tout faire brûler:
-L'administration qui joue le jeu de la répression en nous volant notre matos et nos affaires. Pire, certains élèves ont été désignés comme "meneurs" et leur parents ont été appelés. Des internes ont été interdits de rentrer à l'internat.
-Les tensions inutiles entre bloqueur.euses pacifiques et bloqueur.euses qui crament tout. Chacun.e sa manière de lutter on est du même côté ! Et on s'en fout de quelques poubelles en feu.
-La direction qui nous empêche de faire une AG dans le lycée, une atteinte à la liberté de réunion