08/08/2026
Cagnes-sur-Mer : derrière l'agression d'un journaliste, les agissements d'une mairie RN
Nous apportons tout notre soutien à la journaliste de Nice-Matin agressée sur les circonstances de feu au serre du val de Cagnes alors qu'elle exerçait simplement son métier. S'en prendre physiquement à une journaliste venue informer les Cagnoises et les Cagnois est inacceptable. Lorsque cette agression implique l'entourage d'un élu de la majorité municipale, elle ne peut pas être banalisée.
Mais cet événement ne peut pas être regardé isolément. Depuis l'arrivée du RN à la mairie de Cagnes-sur-Mer, les faits préoccupants s'accumulent. Interdiction au domaine Renoir d'une représentation théâtrale qui dérangent la majorité municipale, suppression d'espaces permettant aux artistes d'exposer, contrôle politique des artistes et des associations qui peuvent y présenter leurs oeuvres, difficultés pour les oppositions à s'exprimer, messages des opposants régulièrement effacés recouverts dans les espaces d'expression publique ou bordelisation du conseil municipal par le maire quand les oppositions souhaitent s'exprimer : le pluralisme et la liberté d'expression sont directement mis à mal.
A cela s'ajoute l'interdiction du regroupement des jeunes de moins de 15 ans dès 16h sur la plage. Une mesure déjà extrêmement préoccupante, que la mairie a choisi d'accompagner d'une représentation du jeune visé : capuche, casque et survêtement. Nous le disons clairement : cette représentation est raciste. Elle mobilise des stéréotypes pour désigner implicitement une partie de notre jeunesse comme suspecte et indésirable dans l'espace public. Nous rappelons que la plage est un lieu public et aujourd'hui l'un des seuls endroits gratuits à Cagnes pour la jeunesse.
Et aujourd'hui, une journaliste de Nice-Matin est agressée alors qu'elle fait son travail.
Cette agression est la goutte de trop.
En quelques mois seulement, voilà le bilan qui commence déjà à se dessiner sous la municipalité RN à Cagnes-sur-Mer : une culture que l'on veut contrôler, des artistes que l'on sélectionne, une jeunesse que l'on stigmatise, des oppositions que l'on cherche à faire taire et désormais une journaliste agressée dans l'exercice de son métier.
Nous refusons que Cagnes-sur-Mer devienne une ville où il faudrait se taire pour être tranquille. Une victoire électorale ne donne pas tous les droits. La démocratie ne s'arrête pas le soir d'une élection : elle exige le respect de la liberté de la presse, de la création artistique, du pluralisme politique, de la liberté d'expression et de toutes celles et ceux qui vivent dans notre ville.
Nous continuerons, à Cagnes-sur-Mer comme partout dans les Alpes-Maritimes, à défendre ces libertés et à dénoncer chaque fois qu'elles seront attaquées.
Face à l'extrême droite et à ses méthodes, nous ne nous tairons pas, et nous continuons à nous mobiliser.
La France insoumise des Alpes-Maritimes