28/02/2026
Nous entrons dans la période des élections municipales, je vous propose pour l’occasion une petite série sur quelques maires de Noves qui ont marqué notre village.
Le terme de maire est utilisé à partir de la fin du XVIIIe siècle auparavant deux consuls changeant chaque année , élus par tirage au sort parmi les notables du village, dirigeaient notre village.
En 1789, Jean-François ROUX est le 1er Novais à porter ce titre, nommé par scrutin de l’assemblée électorale des citoyens donc de tous les hommes de Noves en âge de voter. On trouve dans les registres de délibérations municipales de son mandat, « l’interdiction d’émonder (tailler) les arbres se trouvant aux bords des chemins, la gestion de la récolte des cocons de vers à soie ou la mise en place de l’imposition communale.
De 1795 à 1799, les conseils municipaux sont supprimés dans les communes de moins de 5 000 habitants. Durant cette période, Noves est le chef-lieu d’un petit canton rapidement supprimé.
À partir du 1er février 1800 et jusqu’en 1875, le maire est nommé par « le pouvoir central », à savoir par le préfet des Bouches-du-Rhône. Pour les autres élections, on pratique au début du XIXe siècle, le suffrage censitaire et seuls les plus forts contribuables (les plus riches) du village ont le droit de vote.
C’est parmi eux que le préfet choisi Claude-Honoré MADIER qui sera maire de Noves de 1792 à 1795 puis de 1803 à 1814. Il est né à Avignon, d’une mère novaise, Catherine Auran, issue d’une lignée de notaire novais. Homme de lois, il a fait ses études à l’Université d’Avignon où il a réussi sa licence ès-droits en 1782. Pendant la période révolutionnaire, il a racheté l’hôtel particulier de l’archevêque d’Avignon, seigneur de Noves et a également hérité de la maison familiale, de sa famille maternelle, située place Lagnel, la future école Saint-Joseph. Il possède plusieurs mas en campagne et l’usine de la Fabrique.
Pour les réunions municipales, deux lieux sont utilisés :
- Pour le mandat de Jean-François Roux, les réunions ont lieu dans la chapelle de Pénitents Blancs, notre médiathèque, pour accueillir tous les votants.
- Par la suite, retour à l’ancienne maison consulaire, sous le beffroi communal pour le début du XIXe siècle.
A SUIVRE
Soumille