13/08/2026
Il y a 100 ans naissait le leader révolutionnaire cubain Fidel Castro. Une vie de résistance, d’espoir et de conviction que les peuples peuvent écrire leur propre histoire.
Avec quelques guérilleros, Fidel a mobilisé les masses populaires contre le dictateur Batista. Cuba, alors une néocolonie des États-Unis, était un paradis pour la mafia, la prostitution et les jeux d’argent, où la production de sucre était aux mains des Américains.
Le 1er janvier 1959, ce régime a été renversé. Cuba a alors construit une société socialiste avec des réalisations remarquables : redistribution des terres aux paysans pauvres, retrait de secteurs clés (électricité, pétrole, télécommunications, etc.) des mains des monopoles américains, éradication de l’analphabétisme, enseignement et système de santé gratuits et de qualité... La mortalité infantile a diminué, l’espérance de vie augmenté. Des résultats exceptionnels pour un pays pauvre soumis à une forte pression extérieure.
Fidel fut l’un des architectes de la lutte du Sud global et une figure majeure du Mouvement des non-alignés. Des dizaines de milliers de Cubains ont combattu le régime d’apartheid en Angola. Selon Nelson Mandela, la bataille de Cuito Cuanavale a joué un rôle décisif dans sa chute.
Les pays impérialistes exportent des bombes et des sanctions. Cuba, des médecins. Depuis 1963, 605 000 soignants cubains se sont rendus dans 165 pays (de la lutte contre Ebola en Afrique à l’aide apportée à l’Italie pendant le Covid). Cuba forme aussi de futurs médecins, notamment de Gaza.
Cuba reste une source d’inspiration pour les pays qui veulent se libérer du joug néocolonial. C’est pour cela que les États-Unis lui imposent depuis 1961 un blocus criminel et génocidaire qui prive le peuple de nourriture, de médicaments et de carburant. Une sanction collective condamnée au niveau international, et renforcée par Trump et Rubio.
Le peuple cubain résiste avec créativité et détermination. La lutte pour la souveraineté cubaine et le socialisme est aussi la nôtre : pour un monde où les peuples sont les architectes de leur propre histoire.