26/08/2026
Commémorations du 19 août : quand Michel Cadet découvre que tout est politique, sauf ce qui le dérange
La section de Périgueux du Parti socialiste tient à exprimer son plein soutien à Aurélie Folgado, conseillère municipale, pour le geste digne qu'elle a eu lors des cérémonies du 82ᵉ anniversaire de la Libération de Périgueux, le 19 août dernier, en marquant son opposition à la présence de la députée du Rassemblement national Nadine Lechon.
Se souvenir de la Libération de notre ville, c'est se souvenir de celles et ceux qui ont combattu l'occupant et ses collaborateurs.
Ce n'est pas un hasard si le Rassemblement national, héritier du Front national fondé en 1972 notamment par d'anciens collaborationnistes et d'anciens membres de la division Waffen-SS Charlemagne, dérange à ce point lorsqu'il prétend s'associer, sans aucune gêne, à la mémoire de la Résistance.
Le geste d'Aurélie Folgado n'était pas une provocation : c'était un acte de mémoire et de dignité.
Face à cela, la réaction de Michel Cadet est révélatrice. Le maire affirme qu'une commémoration « n'est pas politique » pour justifier la mise à l'écart d'une élue, tout en ayant lui-même choisi d'inviter, au nom de la mairie, la députée du Rassemblement national à cette cérémonie, jugeant parfaitement normal d'y associer une représentante d'un parti dont l'histoire est indissociable de celle de la collaboration et de l'extrême droite.
On ne peut pas empecher une conseillère de participer à la suite de la commémoration au nom de la neutralité et accueillir dans le même geste l'héritière politique de ceux que la Résistance combattait.
Nous dénonçons également le rôle pris par la directrice de cabinet du maire dans cette affaire. Ce n'est pas à un collaborateur de cabinet de faire la police du protocole, de décider qui a le droit de participer à une cérémonie républicaine et qui doit en être exclu, en inventant au passage des règles qui n'existent dans aucun texte.
Et puisque tout n'est, paraît-il, « pas politique » pour Michel Cadet, rappelons que la réception des banquets du canon français par la mairie n'est pas davantage, selon sa propre logique, un acte politique.
Étrange conception d'une fonction municipale où tout devient soudainement « politique » ou « apolitique » selon ce qui arrange le maire.
De la même manière, son propre mandat ne serait pas politique non plus. Cela expliquerait peut-être pourquoi, 157 jours après son élection le 22 mars 2026, rien n'a bougé et rien n'a été fait pour notre ville.
Oui, être maire est un acte éminemment politique. Une vision politique est indispensable pour porter des projets, faire avancer Périgueux et ne pas s'installer dans un immobilisme mortifère.