03/08/2026
Mardi 11 août 2026 – 20h30 - Eglise de PALISSE
Chants de Méditerranée pour violoncelles
Duo Ourika – Clémence Mebsout & Valentin Hoffmann
2e rendez-vous de l’été – Concert unique à l’église de Palisse
30e édition du festival Millesources Haute Dordogne
Pour ce second rendez-vous de l’été, unique concert accueilli dans l’église de Palisse, le festival Millesources Haute Dordogne poursuit sa 30e édition en restant fidèle à ce qui fonde son identité : écouter les musiques à l’échelle des paysages, et les paysages à l’échelle des mouvements qui les traversent.
Ici, dans le haut bassin de la Dordogne, l’eau n’est pas un motif abstrait : elle est une présence concrète. Le Vianon traverse le bourg de Palisse, tandis que les ruisseaux de Saint-Hilaire-Luc, de Latronche et d’autres communes voisines dessinent un maillage discret, continu, qui relie les villages autant qu’il les sépare. Le territoire lui-même se construit dans ce réseau de sources, de rigoles et de confluences.
C’est dans cet environnement sensible que résonne le projet du Duo Ourika.
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Duo Ourika – une musique de passage
Le Duo Ourika réunit deux violoncellistes, Clémence Mebsout et Valentin Hoffmann, autour d’une recherche commune : faire dialoguer le violoncelle avec les répertoires traditionnels du bassin méditerranéen, dans un espace entre écriture contemporaine, improvisation et transmission orale.
Leur nom vient du fleuve marocain l’Ourika, cours d’eau de montagne qui descend de l’Atlas vers les plaines de Marrakech. Comme les ruisseaux du plateau corrézien, il raconte un même mouvement : celui d’une eau qui relie des lieux éloignés sans jamais cesser de se transformer.
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Rivages & Méandres
Rivages & Méandres est le fil conducteur de leur démarche artistique.
Les rivages désignent les zones de contact : lieux d’écoute et de rencontre, où les traditions musicales se frôlent sans se confondre.
Les méandres évoquent les chemins sinueux de la transformation : la dérive des formes, leur déplacement, leur réinvention continue.
Entre ces deux pôles, le duo construit un langage à deux violoncelles nourri des musiques berbères, gnaoua et arabo-andalouses, autant que de leur formation classique.
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Les artistes
Clémence Mebsout – violoncelle
Violoncelle franco-marocaine, Clémence Mebsout développe une activité artistique à la croisée de la musique savante occidentale et des répertoires traditionnels méditerranéens.
Formée auprès de Xavier Gagnepain (CRR de Boulogne-Billancourt), puis de Marc Coppey (CNSMD de Paris), et auprès de Johannes Moser et Maria Kliegel à la Hochschule de Cologne, elle obtient en 2024 son master avec les félicitations du jury.
Elle se produit en orchestre (Orchestre de Chambre de Paris, Orchestre de l’Opéra de Paris) et en musique de chambre, notamment au sein du Trio Aloysius.
Née d’un père marocain et d’une mère française, elle oriente sa recherche vers les musiques du bassin méditerranéen. En 2022, elle effectue un travail de terrain au Maroc auprès de musiciens arabo-andalous, berbères et gnawa, qui devient le sujet de son mémoire. Elle poursuit aujourd’hui cette exploration au sein du Duo Ourika et du trio Birds avec Zied Zouari et Leïla Soldevila.
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Valentin Hoffmann – violoncelle
Formé à Brest puis au CRR de Boulogne-Billancourt auprès de Xavier Gagnepain, Valentin Hoffmann intègre en 2020 le CNSMD de Paris dans la classe de Marc Coppey et Pauline Bartissol.
Très investi dans la musique d’ensemble (Orchestre Français des Jeunes, Orchestre Philharmonique de Radio France, Académie de l’Orchestre de Paris), il développe parallèlement une pratique ouverte des langages contemporains et traditionnels.
Il fonde avec Clémence Mebsout le Duo Ourika, autour d’une exploration des musiques arabo-orientales et des Balkans à travers le violoncelle.
Il joue un violoncelle signé Lecavellé (vers 1850), prêté par sa première professeure Marie-Pierre Pinard.
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Un territoire d’eaux, de pierres et de résonances
Dans l’église Saint-Martial de Palisse, dont la silhouette singulière s’impose dans le paysage corrézien avec son clocher-mur détaché, rare dans la région, ce concert trouve un lieu d’écoute profondément incarné. Cette architecture, à la fois simple et étonnante, dit déjà quelque chose d’un territoire fait de liens fragiles et d’équilibres singuliers.
Entre pierre et résonance, entre silence et vibration, la musique rejoint ici le mouvement du territoire : celui du Vianon, des ruisseaux voisins, et plus largement de la Dordogne et de ses affluents.
D’un fleuve à l’autre — de l’Ourika aux eaux corréziennes — se dessine alors une même idée : celle d’un monde en mouvement, où les formes passent, se transforment et se répondent sans jamais se fixer.
Il arrose Palisse puis Saint-Hilaire-Luc avant de rejoindre, en rive gauche, la Luzège au Gour Noir, dans la retenue du barrage de la Luzège, à deux kilomètres au nord de Lapleau. Les eaux de cette retenue sont ensuite acheminées par conduite forcée jusqu’au barrage de l’Aigle.
Ainsi se dessine un voyage discret, fait de détours et de passages invisibles, où l’eau circule, se retient et se transforme. Un mouvement à la fois puissant et fragile, dont la continuité repose sur des équilibres sensibles qu’il nous appartient de préserver.