18/11/2020
Angola : Le long parcours de la transition démocratique.
Luanda – Avec son approbation après réappréciation, le nouveau Code pénal angolais (CPA), adopté en janvier 2019, a quasiment tout pour être le meilleur cadeau d'anniversaire pour l'Angola, qui fête 45 ans d'indépendance.
Par Frederico Issuzo, éditeur de l’ANGOP
Premier code pénal «made in Angola», cette nouvelle loi représente la plus grande production législative infra-constitutionnelle de l'après-indépendance, en raison de son poids dans le maintien de l'équilibre social et dans la protection de la vie et des autres biens juridiques essentiels à la sauvegarde de l'État.
Ce n'est pas par hasard que sa discussion a déclenché un mouvement sans précédent de manifestations populaires, pour influencer le sens d'une norme juridique, à savoir celle concernant l'autorisation ou non de l'avortement.
Il a également le mérite d'avoir motivé, pour la première fois, en Angola, le veto présidentiel de contraindre le Parlement à reconsidérer le texte, car le Chef de l'Etat a compris que certains comportements graves dans la gestion de la «chose publique» comportaient une proposition de sanction excessivement indulgente...