Adieu Paname

Adieu Paname Témoignages de Parigots et Franciliens, anciens prisonniers de guerre de la Seconde Guerre mondiale (1939-1945)

En ce mois de FEVRIER 1945, Robert est toujours employé auprès d'une ferme coopérative (Ritter-Gut) dans un quartier (Ga...
02/03/2021

En ce mois de FEVRIER 1945, Robert est toujours employé auprès d'une ferme coopérative (Ritter-Gut) dans un quartier (Gablenz) de la commune de Crimmitschau, en Saxe.

En ce mois de FEVRIER 1944, Robert se trouve employé auprès d'une ferme coopérative (Ritter-Gut) dans un quartier (Gable...
25/02/2021

En ce mois de FEVRIER 1944, Robert se trouve employé auprès d'une ferme coopérative (Ritter-Gut) dans un quartier (Gablenz) de la commune de Crimmitschau, toujours en Saxe.

En ce mois de FEVRIER 1943, Robert n'est plus dans la pelleterie de Werdau. Depuis le mois de mai 42, il est affecté dan...
20/02/2021

En ce mois de FEVRIER 1943, Robert n'est plus dans la pelleterie de Werdau. Depuis le mois de mai 42, il est affecté dans une petite ferme. Toujours de santé fragile, il se retrouve à l'hôpital en ce mois de février 1943 avant de rejoindre une laiterie.

En ce mois de FEVRIER 1942, Robert n'est plus dans une ferme mais dans une pelleterie à Werdau. Depuis le début de l'hiv...
08/02/2021

En ce mois de FEVRIER 1942, Robert n'est plus dans une ferme mais dans une pelleterie à Werdau. Depuis le début de l'hiver 41-42, sa santé est défaillante et il fera plusieurs séjours à l'infirmerie. Malgré cela, ses qualités humaines sont reconnues et il est nommé chef de son kommando : sous-entendu « homme de confiance ».
la Convention de Genève du 27 juillet 1929. ARTICLE 43 stipule : « Dans toute localité où se trouveront des prisonniers de guerre, ceux-ci seront autorisés à désigner des hommes de confiance chargés de les représenter vis-à-vis des autorités militaires et des Puissances protectrices. Cette désignation sera soumise à
l'approbation de l'autorité militaire. Les hommes de confiance seront chargés de la réception et de la répartition des envois collectifs.
De même, au cas où les prisonniers décideraient d'organiser entre eux un système d'assistance mutuelle, cette organisation serait de la compétence des hommes de confiance. D'autre part, ceux-ci pourront prêter leurs offices aux prisonniers pour faciliter leurs relations avec les sociétés de secours mentionnées à l'article 78 … »
ARTICLE 44 : Lorsque les hommes de confiance seront employés comme travailleurs, leur activité comme représentants des prisonniers de guerre devra être comptée dans la durée obligatoire du travail. Toutes facilités seront accordées aux hommes de confiance pour leur correspondance avec les autorités militaires et avec la Puissance protectrice. Cette correspondance ne sera pas limitée. Aucun représentant des prisonniers ne pourra être transféré sans que le temps nécessaire lui ait été laissé pour mettre ses successeurs au courant des affaires en cours. »

En ce mois de FEVRIER 1941, Robert travaille dans une ferme d'Auerbach (près de Zwickau dans la région de Saxe).        ...
07/02/2021

En ce mois de FEVRIER 1941, Robert travaille dans une ferme d'Auerbach (près de Zwickau dans la région de Saxe). "Voyons maintenant mes impressions sur ma nouvelle ferme, laquelle me paraît plus conséquente que celle de la veille : elle possède en effet : 8 vaches, 8 cochons, 2 juments et une basse-cour assez importante.
Je commence par nettoyer l’étable et donner à manger aux vaches ; vient ensuite le petit-déjeuner : ce sera la plus grande humiliation depuis ma captivité ! J’aurais pris une gifle ou un coup de pied, là où je pense, cela n’aurait pas été pire ! On me laisse seul dans l’étable au milieu des vaches et des cochons et, quelques instants après, la patronne m’apporte mon casse croûte et mon café pour déjeuner dans cette étable ! C’est un comble, et jamais je ne pardonnerai cet acte, j’avais été si bien reçu la veille ! Cela ne m’a guère encouragé et il y avait de quoi être vexé.
En outre, le midi, je mangeais bien dans la cuisine, mais sur une table à part, cela était régulier ma foi, car il ne faut pas oublier que j’étais prisonnier.
Mais les repas étaient courts, très courts. Le midi, en général, le mets était bouillant, et, 10 minutes après, il fallait reprendre le travail. Oh ! cela allait mal ! Est-ce que ce manège allait durer ? Eh bien oui, les déjeuners dans l’étable et les repas rapides ont continué pendant longtemps, mais le principal était que j’aie mon nécessaire en nourriture, cependant, certains jours, cette dernière était restreinte.
Le quatrième jour que j’étais chez ces patrons, ils m’ont offert un paquet de ci******es, ce qui m’a semblé bon, car je n’avais pas fumé depuis ma capture : ce geste m’a quand même remonté le moral et ne souhaitais plus qu’à avoir des nouvelles des miens à qui je pensais sans cesse.
Avant de passer à tous les divers évènements mensuels, voici mes impressions du début sur les gens qui travaillaient avec moi. Le patron avait l’air tout abruti par le travail, mais pas méchant homme ; il comprenait souvent que je ne pouvais travailler comme un homme en possession de tous ses moyens physiques et comme un véritable fermier.
Moi, petit parigot et bureaucrate, cela me changeait de tenir la fourche, la pelle ou la pioche ! La patronne ne s’occupait guère de mon travail, elle faisait une cuisine bonne (pour l’Allemagne) et s’occupait surtout de ses 4 enfants (2 garçons, 2 filles) ; donc, pour moi, elle n’était pas bien méchante.
La petite bonne était le plus souvent avec moi et, malgré son jeune âge, elle me demandait et me disait ce qu’il fallait faire. Pas trop désagréable au travail, elle devait certainement parler de moi en arrière et ne me paraissait pas franche. Je me tenais donc sur mes gardes, car c’était un peu une espionne.
Naturellement, tous les soirs, nous rentrions au local appelé « kommando » ; nous finissions à 19 h 30 et la sentinelle venait nous chercher, elle nous causait en route et n’était vraiment pas méchante avec nous.
D’autre part, tous les soirs aussi, commentaires sur chaque journée passée et étude des mots allemands, appris ou plutôt entendus dans le travail : c’est ainsi que chaque jour je progressais un peu dans la connaissance de la langue allemande." (pp47-48) ADIEU PANAME.

Lorsque dans une famille de l’an 2020, à la soixantaine passée, on compte un père qui a été mobilisé en 1939, fait priso...
28/01/2021

Lorsque dans une famille de l’an 2020, à la soixantaine passée, on compte un père qui a été mobilisé en 1939, fait prisonnier de guerre et que son frère aîné (mon oncle) est « Mort pour la France », à l’âge de 20 ans, dans le bois d’Avocourt, pour défendre Verdun lors de la Première Guerre mondiale :
- Comment ne pas être interpellé par la sauvegarde et l’édition de récits de guerre et de captivité de soldats de la Seconde Guerre mondiale ?
Tous ces récits se transforment, pour le « transmetteur », le confident, le conjoint ou leurs descendants, en un devoir de mémoire familiale auquel ils ne peuvent se soustraire, à moins d’un déni ou de la trahir et de l’amputer.
C'est à la mémoire de "Robert" petit Parigot anonyme que j'ai édité ce récit afin qu'il ne tombe pas dans l'oubli. Henri NOGUERO

30 Avril 1944 : " Depuis plusieurs jours, je suis fort inquiet et ai un cafard terrible. La raison est qu'en lisant les journaux français, j'ai appris que mon quartier avait été fortement bombardé et, naturellement, je prévois et pense le pire pour ma pauvre femme étant donné l'endroit où a eu lieu ce bombardement" p. 177 (ADIEU PANAME)

Mission Paris Porte de la Chapelle dans France-Crashes 39-45

27 février 1945"Cela fait 2 dimanches que nous allons travailler à boucher les trous de bombes… Je suis grippé et tousse...
05/12/2020

27 février 1945

"Cela fait 2 dimanches que nous allons travailler à boucher les trous de bombes… Je suis grippé et tousse beaucoup, il ne m’en faut pas plus pour que je m’octroie une journée de repos.

Donc, je suis resté au lit aujourd’hui et cela m’a fait du bien malgré que je n’aie pas beaucoup dormi.



La guerre bat son plein et les alertes se font de plus en plus nombreuses et dangereuses. Encore aujourd’hui à midi, 2 heures d’alerte avec un défilé interminable d’avions (j’ai peut-être fauté, mais je ne suis pas allé à la cave). La plupart du temps et c’est dommage, le temps est couvert, ce qui fait que l’on ne peut pas voir où sont les avions. Malgré cela, on commence à se lasser des alertes surtout la nuit quand il faut se relever pour aller patauger dans la boue." .../... p.184 https://franzoesischer-kriegsgefangener.jimdofree.com/robert-petit-parigot-et-bureaucrate-%C3%A0-la-ferme/

https://www.youtube.com/watch?v=i5hXP6HWDsI
05/12/2020

https://www.youtube.com/watch?v=i5hXP6HWDsI

Bomben auf Zwickau - Der 19. März 1945Am 19. März 1945 erlebte Zwickau das schlimmste Bombardement des Zweiten Weltkrieges. Innerhalb weniger Stunden verlore...

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