30/07/2026
Merci La Gazette des Arts/Reportages !
Georges Clémenceau ; l'infatigable défenseur de la cause humaine
Saurait-on oublier que derrière la stature imposante de cet homme surnommé - par l'histoire - "le tigre" ou "le père, la victoire" se cachait une profonde évidence établie par ce lien indéfectible entre science et politique.
Présentée au musée éponyme, Clémenceau et la médecine apporte un éclairage manifeste sur son parcours inédit.
"La médecine ne se limite pas à guérir mais s'affirme comme un instrument de justice sociale" s'exclamait-il alors.
La messe est dite...
De nombreux témoignages, ici, rassemblés sous l'égide de Philippe Charlier, spécialiste en médecine légale, anatomo-pathologiste, commissaire de l'exposition, illustrent la force stratégique de ce personnage - hors du commun - qui marqua l'histoire.
Soucieux des enjeux de la société, doté d'une infaillible curiosité, son sens de l'humanité surprendra plus d'un esprit.
Ayant adhéré au positivisme, puis soutenu une thèse défendant la génération spontanée, ministre d'Etat et homme politique... Son action fut remarquable.
Vivant dans le contexte des grandes mutations sanitaires de cette fin XIXème, il sera un actif militant du progrès scientifique.
Dès 1877, il fait voter le budget d'une chaire des maladies mentales, récusant ainsi la politique menée - à leur égard - dans les asiles d'aliénés.
Une vie de combat qu'il mènera - conjointement - pour s'engager dans la protection des travailleurs avec, en 1919, la reconnaissance des maladies professionnelles... La création d'un dispensaire à Montmartre, pour les plus démunis.
Proche des siens et des questions de santé publique, il sera cette écoute et ce conseil particulier... Notons celui donné à son ami Claude Monet, atteint par la cataracte.
C'est cette atmosphère particulière que reconstitue ici Philippe Charlier... A partir d'objets et d'archives médicales, il entreprend son étude afin de déceler - dans son état - ses failles autant que sa résistance...
Une découverte surprenante qui vaut le détour...
Chantal Guionnet Fusco