30/01/2021
Bonjour à tous et à toutes,
Suite à la libération de la parole des étudiantes et étudiants de Sciences Po Bordeaux, nous ne pouvons rester indifférents face à la violence des témoignages qui se multiplient au fur-et-à-mesure que le temps passe.
En guise de message de soutien, nous vous transmettons le texte du journal Gavroche qui nous semble remarquablement bien écrit.
" Actuellement, un mouvement de libération de la parole autour du viol et de la zone grise se produit à Sciences Po Bordeaux.
En tant qu’association politique basée dans cette école, nous ne pouvons l’ignorer.
Par-delà toutes les divergences de fond sur des sujets corolaires, nos membres affirment leur solidarité à toutes celles et ceux qui se retrouvent dans de telles situations, malheureusement trop fréquentes et banalisées.
Pour ceux qui nous suivent, que retenir de ces témoignages ?
Tout d’abord, la question du consentement est fréquemment ignorée lors des rapports sexuels. Trop souvent aussi, les refus ne sont pas pris en compte.
Tout se passe comme si un rapport sexuel n’était pas un moment à construire à deux. Tout le monde, et en l’occurrence tous les hommes, devraient être attentifs à ce sujet et ne pas sous-estimer les potentielles conséquences de leur manque d’écoute.
Nous sommes conscients que cela peut paraître une évidence à beaucoup. Néanmoins, de nombreux témoignages impliquent des proches, des personnes apparemment averties et bien intentionnées, d’où la pertinence de ce rappel selon nous.
Enfin, la défaillance des administrations et notamment de celle de notre école concernant la gestion de ces déviances et de leurs dégâts chez les élèves se révèle être un problème d’envergure.
En dépit des discours, les membres de l’administration demeurent cruellement démunis face à ces situations, et ne s’en saisissent pas de manière à permettre une scolarité apaisée aux victimes. Cela doit changer.
Nous savons que le simple est toujours faux, mais que ce qui ne l’est pas est inutilisable. La zone grise traduit cette complexité du réel et des rapports humains.
Toutefois, il nous incombe de tenter de la réduire, et de ne jamais l’utiliser comme une excuse abusive.
Courage aux victimes, et soutien aux associations concernées qui trouveront toujours en nous des alliés pour dénoncer ces abus."
L'équipe Gda Bordeaux.