29/05/2026
[Parc Dessay] Deux roses anciennes du parc Dessay identifiées : les roses d’York et des Jacobites 🌹
Avant de devenir le parc Dessay, le jardin de la maison Chevalier abritait de nombreuses roses anciennes, dont une douzaine nous sont parvenues. Ces plantes ont traversé le temps, dont plusieurs décennies d’abandon du jardin, tant elles sont résistantes.
Toutes sont intéressantes dans l’histoire de la culture des roses : nous avons retrouvé en particulier la rose de Provins, la rose Double White, la Cuisse de Nymphe, la Cardinal de Richelieu...
Il restait deux rosiers du groupe des Rosa x alba à déterminer, c’est enfin chose faite : le premier est la rose d’York (Rosa x alba semi plena), le second la rose des Jacobites (Rosa x alba maxima).
Ces deux rosiers sont précieux car très anciens : la rose d’York est cultivée en Europe depuis l’Antiquité gréco-romaine ! La rose des Jacobites est quant à elle mentionnée dès le 15e siècle. Ces deux rosiers ne fleurissent qu’une fois en fin de printemps, on les dit non remontants. Ils ont servi aux horticulteurs qui les ont croisés avec d’autres roses pour produire les variétés modernes toujours plus nombreuses.
La rose d’York est caractérisée par ses fleurs mi-doubles. Elles sont blanches, parfumées et portées par un rosier vigoureux, qui résiste aux maladies à part la rouille qui sévit sans conséquences graves dans le parc. Son nom actuel est lié à l’histoire médiévale de l’Angleterre : elle était le symbole de la famille royale d’York.
La rose des Jacobites est une mutation de la rose d’York. Elle a été adoptée comme symbole par les Stuart d’Ecosse. Cette rose diffère de la précédente uniquement par des fleurs aux pétales plus nombreux.
Ces rosiers étaient répandus dans les jardins anciens partout en Europe. Ils ont probablement été plantés dans le parc au 19e siècle, après le départ des Bernardines. Ces roses se raréfient, au fur et à mesure que les vieux jardins sont détruits, ou quand ils sont remplacés par des rosiers modernes, qui fleurissent plus longtemps.
Le parc Dessay a la chance de posséder encore ces variétés anciennes, et nous allons les conserver précieusement : elles font partie de notre patrimoine.