Des graines pour demain

Des graines pour demain 🚲🌱🌾
Pédaler • comprendre • transmettre
🌱 Les mains dans la terre avec Wwoof France
La suite arrive đź‘€

29/07/2026

C’est vraiment mon vernis le problème ?

Et toi, t’en penses quoi de cette pureté militante ?

23/07/2026

Rencontre avec Alexis, permaculture dans la Sarthe 🌱

Rien ne prédestinait Alexis à devenir agriculteur.

Originaire d’Angleterre, il était reporter de guerre. Un métier qui l’a amené à observer le monde… jusqu’à s’interroger sur sa propre place et son impact.

Au fil de cette prise de conscience, il change progressivement sa manière de vivre. D’abord en revoyant son mode de consommation, puis en s’engageant en politique pour défendre ses convictions.

Il y a une dizaine d’années, il choisit de tourner une nouvelle page et s’installe, avec sa compagne Blanche, à la Chapelle-du-Bois. Ensemble, ils donnent vie à la Grande Raisandière.

Aujourd’hui, Alexis transmet avant tout. À travers le wwoofing et les formations qu’il organise, il partage ses connaissances en permaculture et montre qu’il est possible de cultiver autrement, en travaillant avec le vivant plutôt que contre lui.

Son rêve, à plus long terme, est de créer une châtaigneraie qui lui permettra de vivre de sa production tout en laissant le temps aux arbres de grandir.

C’est d’ailleurs ici que j’ai découvert le wwoofing, il y a trois ans. Sans cette ferme, Des Graines pour Demain n’aurait probablement jamais vu le jour. Alors terminer cette aventure ici avait une saveur toute particulière. 🌿

🌾 Et si vous aussi vous alliez découvrir le monde agricole de l’intérieur ?

Le wwoofing permet de rencontrer des agriculteur.rice.s passionné.e.s, de comprendre comment pousse notre alimentation et de remettre les mains dans la terre.

Vous pouvez retrouver la ferme d’Alexis dans le lien en bio 🌻

Comme beaucoup, j’ai peur.L’actualité de ces derniers jours est terrifiante. Ça fait des années que j’essaie, à mon éche...
07/07/2026

Comme beaucoup, j’ai peur.

L’actualité de ces derniers jours est terrifiante. Ça fait des années que j’essaie, à mon échelle, de partager les travaux du GIEC et d’alerter. Et pourtant, j’ai souvent eu l’impression de parler à un mur. Et aujourd’hui nous y sommes, face au mur.

J’ai cru que ces conditions exceptionnelles feraient enfin réagir. Mais les dernières décisions montrent l’inverse.

Toute cette accumulation m’a replongée dans une forme d’éco-anxiété. Je me suis demandé : est-ce que tout ça sert vraiment à quelque chose ?

Puis, en replongeant dans mes photos, je me suis souvenue.

Je me suis souvenue que je n’étais pas seule. En deux mois, j’ai rencontré des personnes qui réensauvagent des terres, rendent le bio plus accessible, préservent des variétés oubliées, inventent un autre modèle d’élevage… Des personnes qui, chaque jour, font avancer les choses, loin des projecteurs.

À nous seuls, nous ne changerons pas le monde. Mais nous sommes déjà des millions à le transformer, un geste après l’autre.

Alors oui, j’ai encore peur. Mais je refuse que cette peur ait le dernier mot. J’ai envie de croire qu’on peut continuer à agir avec le sourire, pour un monde plus juste, plus vivant et plus solidaire.

✨ Et toi, qu’est-ce qui te redonne de l’espoir en ce moment ?

Jour 57 à 67Ça y est. Après deux mois à traverser la France, j’arrive enfin à la dernière étape de cette aventure : la f...
06/07/2026

Jour 57 Ă  67

Ça y est. Après deux mois à traverser la France, j’arrive enfin à la dernière étape de cette aventure : la ferme de la Grande Raisandière.

Cette ferme n’a pas été choisie au hasard. C’est ici que j’ai découvert le wwoofing il y a trois ans. C’est aussi ici, je crois, que les premières graines de ce projet ont été semées.

Alexis est devenu un ami au fil des années. Et depuis cette première expérience, j’y ai emmené plusieurs ami.e.s pour leur faire découvrir le wwoofing, remettre les mains dans la terre et comprendre, eux aussi, d’où vient ce qu’il y a dans nos assiettes.

Pour cette dernière étape, c’est une autre Pauline qui me rejoint. Chaque matin, nous commencions la journée par 45 minutes de méditation. Une manière douce de se réveiller avant d’entamer la journée, qui se finissait toujours par aller arroser les tomates sous la serre avec l’eau de la mare, puis de relâcher les papillons qui s’y étaient réfugiés pour la journée.

J’aimais beaucoup ce petit rituel. Comme un rappel que cette ferme cherche, elle aussi, à cohabiter avec le vivant plutôt qu’à le contrôler.

Et pourtant, malgré ces habitudes, aucune journée ne se ressemblait. Nous avons taillé, broyé, fauché, désherbé, arrosé, cuisiné… Ici, il y avait toujours quelque chose à apprendre, à observer ou à partager.

La semaine s’est terminée par un week-end consacré à la biodiversité. Une dernière parenthèse, remplie de rencontres, d’échanges et de curiosité. Pendant une journée entière, nous avons pris le temps de regarder autrement ce qui nous entoure. Observer. Comprendre. Transmettre. Comme un résumé de tout ce que cette aventure m’a appris.

Je ne crois pas qu’il existait une plus belle manière de terminer ces deux mois qu’en célébrant le vivant.

Aujourd’hui, j’ai encore du mal à mettre des mots sur tout ce que j’ai vécu. Sur toutes les personnes rencontrées, les kilomètres parcourus, les doutes, les émerveillements, les remises en question.

Mais une chose est sûre.

Ce voyage marque une fin.

Et pourtant, j’ai l’impression que ce n’est que le début.

Jour 53 à 56Je quitte le centre de la France pour rejoindre la dernière étape du projet : La Chapelle-du-Bois, cap sur l...
01/07/2026

Jour 53 Ă  56

Je quitte le centre de la France pour rejoindre la dernière étape du projet : La Chapelle-du-Bois, cap sur la Sarthe.

Sur la route, je retrouve une grande liberté. Après une nuit en camping à Bourges, je reprends la route vers Blois où je passe la nuit chez ma cousine puis je reprends le long du canal du Berry, où je croise poules d’eau, hérons, canards, et même un ragondin qui disparaît dans les berges.

À Vierzon, Sylvie me montre où trouver de l’eau, un geste simple mais précieux sur la route. Le soir, je m’arrête dans un petit bois pour bivouaquer, bercée par le silence et les arbres.

À chaque coup de pé**le, les paysages changent. Les bocages du Berry laissent doucement place aux grandes étendues de champs. Il y a quelque temps, j’aurais trouvé ça beau : ces champs de blé couleur miel, ce maïs d’un vert éclatant.

Aujourd’hui, mon regard a changé. Je ne vois plus seulement les couleurs ou les formes. Je vois les haies disparues, les arbres arrachés, les continuités écologiques rompues. Je vois la vie qui s’efface derrière ces paysages uniformes, la biodiversité qui recule doucement mais sûrement.

C’est étrange comme une aventure peut transformer une manière de regarder le monde.

Et moi, je continue d’avancer.

J’arrive ensuite au Mans, où une nouvelle pause m’attend. Je rencontre Emanuelle, qui va m’héberger pendant les trois prochains jours. Ce moment de coupure et de détente tombe à point nommé : pouvoir poser le vélo, retrouver un rythme plus calme, dormir dans un vrai lit et partager des instants simples permet de faire le plein d’énergie pour les jours qui arrivent.

Au Mans, j’ai aussi l’occasion de faire un témoignage au Hangar à Léo. Je prends le temps de raconter une partie du voyage, les rencontres, les kilomètres parcourus, mais aussi les réflexions qui émergent au fil du chemin. Mettre des mots sur cette aventure encore en cours lui donne une autre dimension, presque un pas de côté pour mieux en mesurer le sens.

Ces quelques jours au Mans deviennent ainsi une vraie parenthèse : entre repos, accueil chaleureux et transmission, avant de reprendre la route vers la suite du parcours.

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Ca te fait pas rêver un mois de juin à 50 degrés? Moi non plus. La chaleur frappe tout le monde.Les conséquences, elles,...
24/06/2026

Ca te fait pas rêver un mois de juin à 50 degrés?
Moi non plus.

La chaleur frappe tout le monde.

Les conséquences, elles, dépendent des choix de société.

Et on paye aujourd’hui toutes les années d’inaction faites par le passé.

Il est plus important que jamais d’AGIR!

On partage, on interpelé les décideurs politiques et ON VA VOTER EN 2027!
🗳️

22/06/2026

🌱 Rencontre avec Anaïs et Raphaël, maraîchers·ères aux Jardins du Grand Chêne à Ardenais.

Rien ne prédestinait Anaïs et Raphaël à devenir agriculteurs.rices. Aucun des deux n’est issu du monde agricole, mais iels ont choisi de consacrer leur vie à produire une alimentation bio, locale et respectueuse du vivant.

Anaïs a créé la ferme en 2015, avant que Raphaël ne la rejoigne quelques années plus t**d sur le plan professionnel. En plus du maraîchage, Raphaël est agriculteur-boulanger : chaque semaine, il transforme ses céréales en pain qu’il vend sur le marché de Bourges.

Chez eux, rien ne se perd, tout se transforme. Chaque récolte est valorisée au maximum pour limiter le gaspillage. Par exemple les tomates en trop deviennent du ketchup ou de la sauce tomate. Dans leurs jardins, la diversité est partout : une multitude de légumes, de variétés et de couleurs cultivés avec soin.

Au-delà de la ferme, Anaïs est également représentante de la Confédération paysanne à la Chambre d’agriculture. Ensemble, iels portent une vision engagée et incarnée de l’agriculture : prendre soin des sols, du vivant et rendre une alimentation biologique accessible au plus grand nombre, quitte à réduire parfois leurs propres revenus.

Deux parcours inspirants, guidés par des convictions fortes et l’envie de nourrir autrement. 🌾✨

🌾 Et si vous aussi vous osiez sortir de votre quotidien pour découvrir le monde agricole ?

Le wwoofing permet de rencontrer des agriculteur.rice.s passionné.e.s, de comprendre comment pousse notre alimentation et de remettre les mains dans la terre.

Vous pouvez retrouver la ferme d’Anais et Raphaël dans le lien en bio 🌻

JOUR 45 a 52Cette nouvelle semaine débute avec l’arrivée de Priya, que je vais chercher à la gare. Priya n’a jamais vrai...
19/06/2026

JOUR 45 a 52

Cette nouvelle semaine débute avec l’arrivée de Priya, que je vais chercher à la gare. Priya n’a jamais vraiment fait de vélo, mais pour l’aventure, elle en a emprunté un à une amie et s’est lancée sans trop savoir à quoi s’attendre. Pour une première expérience, difficile de faire plus intense : le thermomètre affiche déjà 32 degrés.

Nous avançons doucement, au rythme des pauses et des gourdes qui nous rafraîchissent. À la fin de la journée, nous arrivons aux Jardins du Grand Chêne, à Ardenais, chez Anaïs et Raphaël. Parents de jumeaux, ils cultivent des légumes, tandis que Raphaël est aussi paysan boulanger bio.

Toute la semaine, la chaleur ne nous laisse aucun répit. Les températures descendent rarement sous les 30 degrés, en journée. Pour les légumes, c’est un véritable défi. Nous passons nos journées à planter, arroser, tuteurer et récolter. Les courgettes et les petits pois arrivent en abondance, au point de se retrouver dans presque tous nos repas. Nous les cuisinons sous toutes les formes possibles, souvent accompagnés par les airs d’accordéon ou de banjo de Raphaël.
Très vite, le rythme de la ferme s’adapte à la chaleur. Les journées commencent tôt, lorsque l’air est encore frais. L’après-midi, le travail ralentit. Nous nous réfugions à l’ombre pour jouer à des jeux de société ou nous allons nous baigner dans la rivière voisine.

Chez Anaïs et Raphaël, on se sent accueilli dès les premiers instants. Ils ont ce talent rare de recevoir simplement et généreusement. Avec eux, nous avons appris beaucoup de nouveaux jeux mais aussi et surtout une autre façon de regarder l’agriculture. Ici, rien ne se perd, tout se transforme. Leur ferme montre qu’il est possible de produire une grande diversité de légumes tout en prenant soin du vivant, sans avoir recours aux intrants chimiques.

Une semaine suspendue entre le travail, les baignades, les parties de jeux et les repas partagés, où la chaleur semblait ralentir le temps autant que nos journées.

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15/06/2026

Marion et Quentin sont éleveur·euses dans la Creuse. Pourtant, rien ne les destinait à ce métier. Quentin a grandi loin des campagnes, en ville. Marion suivait un cursus pour devenir ingénieure dans l’agro-industrie. Tous les deux cherchaient autre chose, un travail plus concret, plus cohérent avec leurs valeurs.

Ils se rencontrent dans une ferme alors qu’ils sont en woofing. Pour Quentin, c’est l’aboutissement d’un long cheminement à travers de nombreuses expériences agricoles. Après plusieurs saisons d’estive, l’élevage de brebis s’impose comme une évidence. Ensemble, ils tombent amoureux et décident de construire leur propre projet.

Aujourd’hui, ils élèvent une quarantaine de brebis et de chèvres sur une vingtaine d’hectares autour de leur maison. Leur objectif : produire du fromage tout en participant à nourrir les habitant·es de leur territoire. Mais hors de question pour eux de reproduire un modèle qui ne respecterait pas les animaux.

Le troupeau est conduit en pâturage tournant : les animaux changent de parcelle presque chaque jour, ce qui leur garantit une alimentation variée tout en préservant les prairies. La traite se fait à la main et en lactation courte, laissant aux animaux de longues périodes de repos au cours de l’année. Quant au fromage, il est transformé sur place, dans leur propre laboratoire.

À travers leur ferme, Marion et Quentin montrent qu’un autre élevage est possible : un élevage à taille humaine, attentif aux animaux, aux terres et aux personnes qui en vivent.

Retrouve la ferme de Marion et Quentin en bio 🌱

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Jour 42 à 44Je repars avec les sacoches pleines de fromage, encore imprégnées de la ferme que je viens de quitter. Le po...
08/06/2026

Jour 42 Ă  44

Je repars avec les sacoches pleines de fromage, encore imprégnées de la ferme que je viens de quitter. Le poids est bien réel, mais j’aime l’idée d’emporter avec moi un morceau de ce lieu et de ce qui y a été partagé.

En rejoignant le Cher, je retrouve la chaleur et le soleil. Pourtant, le passage brutal de la fraîcheur à plus de 30 degrés en quelques jours me frappe. Cette absence de transition me rappelle à quel point le climat est déréglé et à quel point il est urgent d’agir.

À Jarnage, je présente mon projet à l’Alzir. Je m’attendais à un petit moment intimiste, mais la salle est pleine. Cet accueil me touche et me donne une énergie nouvelle.

Après une nuit dans le jardin du restaurant, je reprends la route en ralentissant le rythme. Avec la chaleur et la fatigue, le camping s’impose naturellement : un peu d’ombre, de l’eau et des journées plus courtes.

La solitude à vélo est méditative. Les pensées vont et viennent au fil des kilomètres, et les rencontres ponctuent les journées. Un sourire, quelques mots ou un simple échange suffisent parfois à tout changer.

Je prends ce temps comme il vient, pour reposer le corps et laisser redescendre doucement tout ce qui a été vécu avant de rejoindre la prochaine ferme.

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