06/07/2026
Jour 57 Ă 67
Ça y est. Après deux mois à traverser la France, j’arrive enfin à la dernière étape de cette aventure : la ferme de la Grande Raisandière.
Cette ferme n’a pas été choisie au hasard. C’est ici que j’ai découvert le wwoofing il y a trois ans. C’est aussi ici, je crois, que les premières graines de ce projet ont été semées.
Alexis est devenu un ami au fil des années. Et depuis cette première expérience, j’y ai emmené plusieurs ami.e.s pour leur faire découvrir le wwoofing, remettre les mains dans la terre et comprendre, eux aussi, d’où vient ce qu’il y a dans nos assiettes.
Pour cette dernière étape, c’est une autre Pauline qui me rejoint. Chaque matin, nous commencions la journée par 45 minutes de méditation. Une manière douce de se réveiller avant d’entamer la journée, qui se finissait toujours par aller arroser les tomates sous la serre avec l’eau de la mare, puis de relâcher les papillons qui s’y étaient réfugiés pour la journée.
J’aimais beaucoup ce petit rituel. Comme un rappel que cette ferme cherche, elle aussi, à cohabiter avec le vivant plutôt qu’à le contrôler.
Et pourtant, malgré ces habitudes, aucune journée ne se ressemblait. Nous avons taillé, broyé, fauché, désherbé, arrosé, cuisiné… Ici, il y avait toujours quelque chose à apprendre, à observer ou à partager.
La semaine s’est terminée par un week-end consacré à la biodiversité. Une dernière parenthèse, remplie de rencontres, d’échanges et de curiosité. Pendant une journée entière, nous avons pris le temps de regarder autrement ce qui nous entoure. Observer. Comprendre. Transmettre. Comme un résumé de tout ce que cette aventure m’a appris.
Je ne crois pas qu’il existait une plus belle manière de terminer ces deux mois qu’en célébrant le vivant.
Aujourd’hui, j’ai encore du mal à mettre des mots sur tout ce que j’ai vécu. Sur toutes les personnes rencontrées, les kilomètres parcourus, les doutes, les émerveillements, les remises en question.
Mais une chose est sûre.
Ce voyage marque une fin.
Et pourtant, j’ai l’impression que ce n’est que le début.