27/07/2026
LETTRE D'INFO #8
Edito
« Le contexte est plus fort que le concept », chantait jadis MC Solaar. Cette formule résume bien la dernière session du conseil régional de Bretagne qui se tenait fin juin. Sur le papier, cette session de deux jours ressemblait à une session normale d’avant vacances estivales. A mi-année, la majorité régionale propose très souvent une première modification budgétaire pour réajuster son budget voté en février, et il y a bien une « DM1 » - comprendre une délibération modificative numéro 1 - inscrite à l’ordre du jour de cette session du 25 et 26 juin 2026,
Oui, mais voilà, un double contexte s’est inscrit à notre ordre du jour.
Le premier de ces éléments de contexte, c’est la seconde canicule de l’année 2026. Car avant même que la session ne commence, les discussions ont porté sur le maintien même de cette session, avec des doutes légitimes sur notre capacité à maintenir durant 2 jours le travail de l’institution régionale. Au prix d’aménagements multiples, en séance (autorisation faite aux élus de suivre les débats en visio comme l’ont fait nos collègues Christine Prigent et Kristian Guyonvarc’h), en coulisses (pour préserver les conditions de travail des agents de la Région), la session a pu se tenir quasi normalement, à l’exception d’une coupure d’électricité le vendredi matin qui n’empêcha pas le préfet maritime, l’amiral Quérat, de poursuivre son intervention en séance, avec ou sans micro.(*)
Le second élément de contexte est celui de la crise politique en cours : à un an de la présidentielle, l’Etat central, sa machinerie et ses responsables politiques n’en finissent plus de dériver, entre recentralisations en cours, coupes budgétaires hors tout cadre démocratique, et débats législatifs marqués par les surenchères droitières les plus insupportables.
Sur ce dernier point, il faut hélas relever les glissements de la droite bretonne, laquelle avait su un temps résister aux sirènes de l’extrême-droite et à celles des veines les plus conservatrices ou ultra-libérales qui la travaillent. Mais force est de constater que la droite bretonne se « paysdeloirise », fascinée par Bruno Rétailleau et Christelle Morançais.
Retrouvez la lettre d'info ci dessous :
La lettre d'information des élu.e.s de l'UDB, d'ESNT et des Ecologistes au Conseil Régional de Bretagne