08/05/2026
Ce matin sous la conduite de Magalie Thibault maire de Rosny sous bois avec la nouvelle majorité s'est tenu la cérémonie de commémoration du 8 mai 1945.
Nous saluons la présence à cette cérémonie de la délégation allemande du comité de jumelage Übach-Palenberg – Rosny sous bois.
De belles interventions rappelant l'engagement héroïque des résistantes et résistants, le programme du Conseil National de la Résistance et les conquis mis en place en même tant que la reconstruction de La France. La lecture d' un extrait du discours de Pierre Brossolette.
En effet, cette cérémonie est l’occasion d’honorer la mémoire de tous les résistants (dont les FTP, les français des colonies et de l’Outre-Mer) et des alliés qui se sont engagés pour libérer la France et l’Europe du n***sme.
Les batailles de Bir-Hakeim (11.06.1942) et de Stalingrad (du 17.07.1942 au 2.02.1943) furent un tournant crucial de la seconde guerre mondiale.
Les débarquements du 6 juin 1944 en Normandie et des 15 et 16 août 1944 en Provence conjugués aux soulèvements de maquisards ont permis la libération de la France.
Il y a eu plus de 60 millions de morts dans le monde aussi bien militaires que civils. Les barbaries, les plus impensables, ont été commises dont le génocide de 6 millions de juifs, de 220 000 Tziganes, homosexuels…
Le 8 mai 1945 est la date de signature à Berlin de « l’acte de capitulation militaire» sur les n***s qui mettra fin à la guerre en Europe. Malheureusement, Il a fallu les bombes nucléaires qui ont été lâchées les 6 et 9 août 1945 sur Hiroshima et Nagasaki pour arriver à arrêter la 2ème guerre mondiale le 2 septembre 1945.
Le 8 mai 1945 marque la défaite des extrêmes droites. Nazisme, fascisme, toutes ces idéologies de rejet de l'autre, de son extermination organisée au prétexte de sa religion juive, son mode de vie nomade, son homosexualité ou ses opinions politiques communistes sont battues.
En France, c'est aussi le début de la mise en œuvre partielle du programme du Conseil National de la Résistance, ce qui donnera naissance à l'assurance chômage, au droit à la retraite, à la Sécurité Sociale, à la nationalisation de l'énergie et la création d'EDF-GDF, permettant la maîtrise des tarifs par l'Assemblée nationale.
Ces victoires sociales sont le fruit d'années de luttes ininterrompues pour la liberté, avec la conviction au cœur qu'un monde meilleur où on cessera d'avoir peur de l'avenir est non seulement souhaitable mais possible.
Le 8 mai 1945, n’oublions pas qu’il a eu des manifestations nationalistes, indépendantistes, et anti-colonialistes dans le département de Constantine. Ces manifestations ont été durement réprimées par des massacres à Sédif, Guelma et Kherrata. Il y a eu plusieurs dizaines de milliers de morts. Ensuite s’en suivra la guerre d’Algérie 10 ans plus t**d.
Aujourd’hui encore, officiellement, on peine à en parler.
Au plan international, à la fin de la Seconde guerre mondiale, la Charte des Nations Unies s'écrit. La volonté de sa mise en œuvre donnera naissance à l'ONU quelques mois plus t**d. Ce texte fondateur commence ainsi : “Nous, peuples des Nations Unies, résolus à protéger les générations futures du fléau de la guerre, qui par deux fois en l'espace d'une vie humaine a infligé à l'humanité d'indicibles souffrances”. Là encore, le souci de l'avenir. Mais d'un avenir sans danger parce qu'il est construit en commun avec les autres, dans des rapports multilatéraux où chaque peuple compte pour un.
Peu à peu, ces acquis sont remis en cause par petites touches, laissant revenir l'inquiétude pour l'avenir. Chacun, chacune a le sentiment d'être en danger, de ne pas avoir la certitude de boucler la fin du mois ou de parvenir à financer les études de ses enfants. La réaction instinctive est de se replier sur soi, de rejeter l'autre dans l'espoir d'ainsi sauver son petit pré carré.
L'extrême droite s'appuie sur le désespoir pour s'enraciner dans les esprits, alors même que ses élus, malgré leurs discours d'apparence progressiste, votent les régressions sociales et sociétales.
Aujourd'hui comme hier, la solution vient de l'union par-delà nos différences réelles ou supposées dans la lutte pour la mise en œuvre quotidienne d'une culture de la paix, de nos quartiers à la planète.
Cela passe par refuser à chaque instant, dans ses mots et dans ses actes toute discrimination, tout harcèlement, toute violence de quelque nature qu'elle soit. La violence et a fortiori la guerre n'apportent que désolation et destruction.
Être pacifiste, ce n'est en aucun cas être passif, mais être conscient que l'avenir de l'humanité n'a d'autre chemin que la paix, et que chacun peut y contribuer.
Plus que jamais, rappelons notre solidarité avec les peuples du monde qui subissent la guerre. Non à la guerre !!! Non au racisme !!! La paix est un combat quotidien.
Se souvenir et ne jamais oublier.