24/07/2022
De 1914 à 1918, 134 000 soldats africains vinrent combattre en Europe ou au Maghreb. Ils prirent part aux batailles majeures ayant marqué la Grande Guerre. Ils furent même parmi les derniers combattants démobilisés et certains ne retrouvèrent leur territoire d’origine qu’en 1920.
Ces soldats, comme de nombreux Français, n’étaient pas préparés à cette nouvelle forme de guerre. Puis, en quelques semaines, ils subirent un changement drastique de climat. Même une fois arrivés en France, ils passèrent en quelques semaines du littoral méditerranéen aux rigueurs du climat continental, ce qui s’accompagna d’une série d’infections touchant plus particulièrement les bronches et les poumons.
Face à ces premiers échecs, le généralissime Joseph Joffre décida de les retirer du front, tout en se montrant sceptique sur les capacités militaires des tirailleurs, tant vantées par leurs thuriféraires.
Le matin du 21 février 1916, l'armée allemande lance une offensive foudroyante sur Verdun et sa région. Les lignes françaises sont pilonnées massivement pendant de longues heures. L'assaut suit mais les troupes allemandes se heurtent à la résistance des divisions françaises qui n'ont pas battu en retraite. Un face à face impitoyable s'engage et marque alors les débuts de l'une des plus longues et des plus meurtrières batailles de la première guerre mondiale.
Les soldats français luttent farouchement….
Le 25 février, le stratégique fort de Douaumont est pris par les forces allemandes, perte aux conséquences matérielles et morales désastreuses le fort étant un abri et un point d'observation majeurs de la région verdunoise, il devient alors un pivot de la défense allemande.
Le mardi 24 octobre 1916 , les hommes du Régiment d'infanterie coloniale du Maroc (RICM), les tirailleurs sénégalais et somalis, le 4e Régiment mixte des Zouaves et tirailleurs (4e RMZT) et le 321e Régiment d'infanterie (321e RI-38e DI) reprennent le fort perdu en février.
Héros mais aussi victimes, les soldats français et les troupes coloniales de Verdun deviendront les figures emblématiques du sacrifice national à la violence déchaînée du premier grand conflit mondial du XXe siècle.