13/08/2026
Aucune parole d’enfant ne doit pouvoir disparaître entre les institutions.
Les révélations récentes sur les dysfonctionnements dans le traitement des plaintes concernant des violences se*****es commises sur des mineurs nous obligent à regarder la réalité en face.
Des procédures auraient été mal enregistrées, insuffisamment transmises ou perdues dans les circuits administratifs. Ces constats, évoqués dans la lettre de Gérald Darmanin à Laurent Nuñez, montrent une chose essentielle :
le problème n’est pas seulement celui des moyens. C’est aussi celui du parcours de l’enfant dans notre système judiciaire.
Depuis 2015, l’association Les Maux, les Mots pour le Dire œuvre pour prévenir les violences faites aux enfants et former les professionnels qui interviennent auprès d’eux. Plus de 5 000 professionnels ont déjà été sensibilisés et formés.
Aujourd’hui, nous devons franchir une nouvelle étape.
Je défends la création d’un véritable « parcours judiciaire prioritaire du mineur victime ».
Cela signifie concrètement :
🔹 Prioriser les plaintes concernant les violences se*****es sur mineurs.
🔹 Tracer chaque plainte de son dépôt jusqu’à son traitement par l’autorité judiciaire.
🔹 Garantir qu’aucune procédure ne puisse rester « entre deux services » ou disparaître dans un angle mort administratif.
🔹 Permettre un accès effectif à un avocat dès le dépôt de plainte, afin que l’enfant et sa famille soient informés, accompagnés et protégés dans ce parcours complexe.
🔹 Assurer une formation initiale et continue obligatoire des policiers, gendarmes, magistrats, avocats, professionnels de santé, travailleurs sociaux, personnels de l’Éducation nationale et acteurs de la protection de l’enfance.
🔹 Mettre en place un contrôle des procédures en attente, afin qu’aucun dossier concernant un enfant ne puisse rester sans évolution pendant des mois ou des années.
La priorité doit être claire :
lorsqu’un enfant parle, l’institution doit l’entendre.
Lorsqu’il porte plainte, elle doit agir.
Et lorsqu’il entre dans le système judiciaire, personne ne doit perdre sa trace.
La protection de l’enfance ne peut pas reposer sur la chance de rencontrer le bon professionnel, dans le bon service, au bon moment.
Elle doit devenir une garantie institutionnelle.
C’est cette exigence que nous devons désormais porter collectivement.