02/09/2026
🌲 𝐍𝐎𝐒 𝐅𝐎𝐑𝐄̂𝐓𝐒 𝐍𝐄 𝐒𝐎𝐍𝐓 𝐏𝐀𝐒 𝐔𝐍𝐄 𝐔𝐒𝐈𝐍𝐄 𝐀̀ 𝐁𝐎𝐈𝐒
À Saint-Dié-des-Vosges, la forêt fait partie de notre identité. Elle entoure notre ville, façonne nos paysages, accueille une biodiversité remarquable et représente aussi une richesse économique importante pour notre territoire.
Mais nos forêts sont aujourd’hui soumises à des pressions de plus en plus fortes.
Les sécheresses répétées, les fortes chaleurs et le manque d’eau fragilisent certaines essences. Les arbres dépérissent davantage, les sols s’assèchent et le risque d’incendie progresse. Avec le changement climatique, la forêt vosgienne va devoir profondément s’adapter.
Mais le climat n’explique pas tout.
Certaines pratiques forestières peuvent elles aussi fragiliser durablement nos massifs : coupes rases, plantations trop uniformes, sols brutalement mis à nu, exploitation trop intensive ou choix d’essences insuffisamment diversifiées.
Une forêt composée essentiellement d’une même essence devient également beaucoup plus vulnérable face aux maladies, aux parasites et aux événements climatiques extrêmes.
La réponse ne peut donc pas se résumer à : on coupe, puis on replante.
Il faut favoriser davantage la diversité des essences, la régénération naturelle lorsqu’elle est possible, préserver les sols et préparer progressivement nos forêts au climat qu’elles devront affronter dans plusieurs décennies.
Cela ne signifie évidemment pas arrêter l’exploitation forestière.
🌲 La forêt produit du bois et elle doit continuer à en produire.
La filière bois représente des entreprises, des emplois et des savoir-faire essentiels dans les Vosges. De nombreux professionnels travaillent d’ailleurs avec une véritable connaissance et un profond respect de la forêt.
Mais produire du bois ne peut pas devenir son unique fonction.
Une forêt est à la fois économique, écologique et sociale.
Elle protège les sols et la ressource en eau.
Elle stocke du carbone.
Elle abrite la biodiversité.
Elle contribue à rafraîchir notre territoire.
Elle constitue aussi un immense espace de promenade, de sport, de détente et de découverte.
Autour de Saint-Dié, le Kemberg, la Madeleine, l’Ormont et l’ensemble de nos massifs sont fréquentés par les marcheurs, les familles, les vététistes, les chasseurs, les professionnels de la forêt et tous ceux qui aiment simplement profiter de la nature.
Cette cohabitation doit elle aussi être pensée. Les loisirs motorisés, certaines fréquentations intensives ou une circulation automobile excessive dans certains secteurs peuvent abîmer les chemins, perturber la faune et fragiliser les sols.
L’enjeu est donc de retrouver un équilibre :
➡️ produire du bois sans épuiser la forêt ;
➡️ préserver la biodiversité sans sanctuariser l’ensemble de nos massifs ;
➡️ permettre les loisirs tout en protégeant les secteurs les plus fragiles ;
➡️ préparer nos forêts aux sécheresses et au risque d’incendie ;
➡️ diversifier les essences et privilégier une gestion pensée sur le temps long.
Mais il y a aussi un autre enjeu à Saint-Dié : la transparence sur la gestion de notre forêt communale.
Les Déodatiennes et les Déodatiens devraient pouvoir connaître clairement 𝐥’𝐞́𝐭𝐚𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐩𝐚𝐭𝐫𝐢𝐦𝐨𝐢𝐧𝐞 𝐟𝐨𝐫𝐞𝐬𝐭𝐢𝐞𝐫, 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐡𝐨𝐢𝐱 𝐝𝐞 𝐠𝐞𝐬𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐫𝐞́𝐚𝐥𝐢𝐬𝐞́𝐬, 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐮𝐩𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐞́𝐯𝐮𝐞𝐬, 𝐥𝐞𝐬 𝐬𝐞𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐥𝐚𝐢𝐬𝐬𝐞́𝐬 𝐞𝐧 𝐫𝐞́𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐧𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞𝐥𝐥𝐞, 𝐥𝐞𝐬 𝐞𝐬𝐬𝐞𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐢𝐯𝐢𝐥𝐞́𝐠𝐢𝐞́𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭𝐞́𝐠𝐢𝐞 𝐦𝐢𝐬𝐞 𝐞𝐧 œ𝐮𝐯𝐫𝐞 𝐟𝐚𝐜𝐞 𝐚𝐮 𝐜𝐡𝐚𝐧𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐜𝐥𝐢𝐦𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞.
𝐀𝐮𝐣𝐨𝐮𝐫𝐝’𝐡𝐮𝐢, 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐩𝐚𝐫𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐧’𝐞𝐱𝐢𝐬𝐭𝐞 𝐩𝐚𝐬 𝐫𝐞́𝐞𝐥𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭. Il n’y a pas de présentation régulière, claire et facilement accessible permettant aux habitants de comprendre comment leur forêt communale est gérée et quelle stratégie est suivie pour les décennies à venir.
Pourtant, c’est leur patrimoine.
Les habitants doivent pouvoir savoir ce qui est coupé et pourquoi, ce qui est replanté, ce qui est laissé en régénération naturelle, quelles recettes la forêt génère et surtout quelle forêt nous préparons pour demain.
Car une forêt ne se gère pas sur la durée d’un mandat municipal.
Elle se pense sur plusieurs générations.
Les arbres que nous plantons aujourd’hui devront encore pouvoir vivre dans 30, 50 ou 80 ans, sous un climat probablement très différent de celui que nous connaissons.
C’est maintenant que ces choix doivent être faits. Et ils doivent être expliqués et partagés avec les habitants.
🌲 𝐍𝐨𝐬 𝐟𝐨𝐫𝐞̂𝐭𝐬 𝐧𝐞 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐮𝐧𝐞 𝐮𝐬𝐢𝐧𝐞 𝐚̀ 𝐛𝐨𝐢𝐬.
Elles sont une richesse économique, écologique et humaine que nous avons la responsabilité de transmettre.
𝐋𝐞𝐬 𝐞𝐱𝐩𝐥𝐨𝐢𝐭𝐞𝐫, 𝐨𝐮𝐢.
𝐋𝐞𝐬 𝐞́𝐩𝐮𝐢𝐬𝐞𝐫, 𝐧𝐨𝐧.
𝐋𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐭𝐞́𝐠𝐞𝐫 𝐞𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐞́𝐩𝐚𝐫𝐞𝐫 𝐚𝐮 𝐜𝐥𝐢𝐦𝐚𝐭 𝐝𝐞 𝐝𝐞𝐦𝐚𝐢𝐧, 𝐚𝐛𝐬𝐨𝐥𝐮𝐦𝐞𝐧𝐭.