22/12/2025
Chaque vol importe car, à tout instant, le stagiaire est scruté, observé, évalué, sous-pesé, par son moniteur. En quelques dizaines d’heures de vol réelles, presque autant en simulateur, il faut former un pilote apte à tenir son rang initial en escadron opérationnel. La pression psychologique est d’autant plus forte que le stagiaire lui-même veut performer et montrer qu’il mérite d’être là, dans ce cockpit.
Il suffit de l’observer pendant une préparation de mission. L’application, l’attention, l’énergie qu’il met dans le travail de mémorisation afin de restituer les procédures avec le plus de fluidité possible. Il faut aussi constater sa focalisation extrême, la tension physique, lors du briefing. Il sait que sa progression se construit brique par brique, que toutes doivent être correctement posées pour faire de lui un pilote qualifié sur Rafale.
Il va partir pour une nouvelle mission, concentré, impatient de libérer la tension accumulée. Il n’aura peut-être pas le temps de se faire plaisir là-haut, dans une ambiance studieuse, laborieuse, à l’écoute des remarques de son instructeur. Mais si le vol se termine bien, il aura la satisfaction d’avoir fait un pas de plus. Et ça, c’est toujours un bon moment.