02/12/2024
🛑 Quel traitement pour les plus fragiles ?
🏘️ Dans la ville pas si lointaine d'Écully, le maire s'oppose CRUELLEMENT à la réouverture du centre pour l'accueil temporaire des jeunes migrants en attente d'évaluation de leur minorité.
⁉️ En d'autres termes, les jeunes migrants, mineurs, sont précarisés par le maire. Et la métropole doit en attendant leur financer un hébergement coûteux en hôtel.
🤝 La solidarité, nous la devons à tous et toutes. Y compris et surtout les plus fragiles. Jeunes, migrants : une situation horrible pour eux. Le refus d'une partie de la caste politique de les accueillir dignement les déshonore.
👨👩👦👦 A Saint-Genis-Laval comme ailleurs, La Citoyenne prône l'entraide, la solidarité, la force vive au service de tous.tes sans discriminations.
Bruno Bernard ́
🤦♂️ LR ou RN ? On ne sait plus trop.
Le maire d’Écully Sébastien Michel refuse de signer l’arrêté permettant la réouverture du centre pour l’accueil temporaire de jeunes migrants en attente d’évaluation de leur minorité. Non seulement il ne respecte pas ses responsabilités républicaines de Maire, mais ce comportement illustre un glissement idéologique inquiétant.
Ce même centre financé par l'État, aménagé par le Foyer Notre-Dame des sans-abris et la Croix-Rouge pour accueillir des réfugiés ukrainiens il y a deux ans, avait suscité un large consensus. Les familles ukrainiennes y avaient trouvé refuge jusqu’au printemps dernier, dans des conditions dignes. Pourtant, ce même lieu devient soudainement un problème. Pourquoi ? Parce que ces jeunes ne viennent pas d’Europe, mais d’ailleurs. Mais d’ailleurs ?
Depuis septembre, la Métropole doit financer des hébergements à l’hôtel pour ces jeunes, à un coût de 5 000 à 6 000 euros par jour, soit 450 000 euros déjà dépensés inutilement. La réouverture du centre permettrait de réduire drastiquement ces coûts et de proposer un accompagnement bien meilleur à ces jeunes, tout en respectant l’obligation légale départementale qui nous est faite. Refuser cette solution, c’est non seulement ignorer la loi, mais aussi aller à l’encontre des intérêts économiques de la collectivité. Le gouvernement de Michel Barnier, composé en grande partie de membres des LR, nous demande de faire des économies, mais ces mêmes élus s’opposent à des solutions plus efficaces et moins coûteuses. On ne peut pas critiquer les coûts des politiques sociales tout en refusant qu’elles deviennent plus efficientes.
Nous assistons à un glissement dangereux de la droite locale. Des élus LR reprennent ouvertement des éléments de langage issus de l’extrême droite. En parlant de "sécurité" ou de "délinquance" à propos de jeunes migrants vulnérables, ils s’alignent sur les discours xénophobes et stigmatisants du Rassemblement National. Ce sont exactement les mêmes propos que ceux de Marine Le Pen ou de sa députée Tiffany Joncour : stigmatiser des mineurs isolés pour en faire un symbole fantasmé de l’insécurité.
Ce glissement idéologique n’est pas seulement dangereux pour notre débat politique, il trahit aussi les principes fondamentaux de notre République. Refuser de signer cet arrêté, c’est refuser d’appliquer la loi. C’est un acte anti-républicain clair, une tentative délibérée de saboter une obligation légale pour des raisons idéologiques. En agissant ainsi, ces élus LR comme Sebastien Michel ou Laurence Fautra renoncent à leurs responsabilités pour se rapprocher des idées de l’extrême droite, sacrifiant la vérité et les valeurs de solidarité sur l’autel d’un populisme électoraliste et efface peu à peu ce qu'il pouvait rester de la droite humaniste lyonnaise.
Je rappelle que la solidarité ne se choisit pas en fonction de l’origine ou des circonstances. Ce centre a été conçu pour répondre à des situations d’urgence, et il est parfaitement adapté pour offrir un hébergement temporaire à ces jeunes en grande détresse. Fermer les yeux sur leur réalité, ou pire, les instrumentaliser à des fins politiques, est une honte.
Face à cette dérive populiste et xénophobe, je reste déterminé. La Métropole de Lyon continuera de respecter ses obligations légales et de défendre les valeurs fondamentales de la République : la justice, l’humanité et l’égalité. Nous utiliserons tous les moyens légaux pour garantir que ces jeunes reçoivent l’accueil digne auquel ils ont droit. La solidarité n’est pas un slogan. Elle est un principe inaliénable, que nous continuerons à défendre avec force et conviction.