20/07/2026
Dimanche 19 juillet avait lieu la Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l'État français et d'hommage aux « Justes » de France. Cette date se réfère aux sombres évènements de la rafle du Vel d'Hiv, quand plus de 13000 hommes, femmes, vieillards et enfants juifs sont, en 1942, arrêtés et enfermés 6 jours au Vélodrome d'Hiver; avant leur déportation dans les camps de concentration.
En présence des autorités civiles et militaires, a été rendu hommage à ces victimes d'un état collaborationniste, abandonnés face à l'anéantissement. Mais il était aussi rendu honneur aux courageux, qui, au péril de leur vie, ont aidé, ont caché, ont protégé celles que l'État Français avait décidé, par racisme, par antisémitisme, d'exclure de la communauté nationale, de sa propre initiative, avant toute instruction de l'occupant.
Patricia Anisten, vice-présidente de l’association Nationale des Enfants et Petits-Enfants des Evadés et Rescapés du Vel-d’Hiv 16 juillet 1942, ainsi que plusieurs membres de sa famille et des descendants des Justes de la Manche, étaient présents à cette cérémonie qui a réveillé la douleur des souffrances endurées, la bravoure des actes individuels, la responsabilité collectivité de cette République qui s'est retournée contre ses valeurs, ce jour fatidique de juillet 1942.
Alors que la haine de l'étranger, de l'autre, de la différence, n'ont jamais été aussi fortes, que les idées de l'extrême-droite ne cessent de peser sur notre société, de faire croire à nos concitoyens que la solution se trouve dans des pensées de repli, de rejet, de colère, de violence, nous ne pouvons oublier.
Nous ne pouvons oublier qu'au moment où se décide le refus de l'humanité, le refus de la fraternité, nous marchons dans les pas de celles et ceux qui ont détourné le regard, face aux victimes dont les chaînes les porteraient jusqu'à Auschwitz-Birkenau.
Nous ne pouvons oublier que notre région, notre ville, portent en elles les souffrances de ces idées. Elles doivent trouver une opposition résolue sur ces terres frappées par la violence de l'occupation, la violence de la guerre.