Elle couvrait alors une superficie de 145 ha ; elle en fait maintenant 370. Depuis le début, elle protège les espèces et entretient les milieux naturels qui la composent, des étangs aux prairies, les landes ou les bois. A l'instar de tous les sites protégés de France, elle est soumise au cadre du « Plan de gestion ». Celui-ci établit les actions à mener, tout en étant un outil attentif au context
e socio-économique. Il apporte un cadre nécessaire pour la réalisation des opération aboutissant à la protection de la biodiversité. Le pâturage et la pisciculture extensifs y sont intégrés, de même que la réhabilitation de certaines techniques traditionnelles (brûlages dirigés), ou innovantes avec le contrôle des populations de sangliers (parfois trop présents) par des archers. Elles s’appellent "espèces exotiques envahissantes" , et nécessitent une régulation drastique par piégeage, arrachage et destruction. Une réserve est aussi un espace privilégié pour les études scientifiques. Plantes, insectes, reptiles, amphibiens et mammifères sont recensés, observés, suivis, pour améliorer les connaissances écologiques et biologiques nécessaires à leur bonne préservation. Enfin, la Réserve contribue à la sensibilisation de tous les publics (scolaires, groupes...). Dix observatoires sont implantés sur la Réserve, cinq libres d'accès dont trois entièrement accessibles, et mis à la disposition des visiteurs.