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Pour tous les Sorguais qui veulent comprendre, débattre et participer à la vie de leur ville.

INCENDIES À SORGUES : PROTÉGER NOS HABITANTS ET PRÉVENIR DE NOUVEAUX DRAMESHier, jeudi 3 septembre, notre commune de Sor...
04/09/2026

INCENDIES À SORGUES : PROTÉGER NOS HABITANTS ET PRÉVENIR DE NOUVEAUX DRAMES

Hier, jeudi 3 septembre, notre commune de Sorgues a une nouvelle fois été confrontée à deux incendies, notamment au chemin des Pompes et le long de la RD 907, à proximité de la station d’épuration et du site d’Eurenco.

Deux départs de feu dans un contexte particulièrement préoccupant pour les riverains, alors que le secteur du chemin des Pompes a déjà été touché à plusieurs reprises cet été et au cours des dernières années.

Avant toute chose, nous voulons adresser notre profonde reconnaissance aux sapeurs-pompiers, qui sont une nouvelle fois intervenus avec une remarquable rapidité et un professionnalisme exemplaire pour contenir les flammes et protéger les personnes et les habitations.

Nous remercions également l’ensemble des agents publics mobilisés, notamment ceux qui ont assuré la sécurisation des secteurs concernés et la circulation à proximité des incendies.

À toutes celles et ceux qui interviennent pour protéger Sorgues et ses habitants : merci.

Mais ces nouveaux incendies soulèvent aussi de légitimes interrogations.

Les riverains du chemin des Pompes vivent avec une inquiétude grandissante. Lorsque des incendies se déclarent de manière répétée dans un même secteur, parfois à proximité immédiate des habitations et des voies de circulation, il est normal que les habitants s’interrogent sur leur origine.

À ce stade, nous ne voulons évidemment tirer aucune conclusion sur l’origine de ces feux. Les enquêtes devront déterminer s’ils sont accidentels, liés à une imprudence — par exemple un mégot jeté depuis un véhicule — ou s’ils résultent d’un acte volontaire.

Mais quelle que soit leur origine, la répétition des incendies impose de renforcer la prévention et la surveillance.

Nous demandons donc à la municipalité d’étudier concrètement la possibilité d’installer, de manière ciblée, des caméras mobiles dans les secteurs particulièrement sensibles, et notamment chemin des Pompes, à proximité des habitations et des zones régulièrement touchées.

Pourquoi ne pas expérimenter des caméras mobiles sur les zones à risque, notamment pendant les périodes de danger élevé ?

Il s’agit de disposer d’un outil supplémentaire de prévention, de dissuasion et, le cas échéant, d’aide à l’identification des auteurs d’un départ de feu.

Cette proposition mérite d’être étudiée avec les services compétents, dans le respect du cadre légal et en lien avec les autorités de l’État.

Nos espaces naturels, nos habitations et surtout la sécurité de nos concitoyens doivent être protégés.

Nous appelons donc la municipalité à prendre cette question à bras-le-corps et à travailler rapidement à toutes les solutions permettant de réduire le risque de nouveaux incendies.

Parce qu’après plusieurs départs de feu dans le même secteur, la prévention ne peut pas attendre le prochain incendie.



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Pôle expert maladies neuro-évolutives : une création ou le transfert de la Maison Touraille du Pontet ?Dans son numéro d...
03/09/2026

Pôle expert maladies neuro-évolutives : une création ou le transfert de la Maison Touraille du Pontet ?

Dans son numéro de juin 2026, Sorgues Magazine annonce la création prochaine d’un « Pôle expert maladies neuro-évolutives » à Sorgues. Une annonce qui mérite toutefois quelques précisions, notamment sur la nature exacte du projet et sur les délais de sa mise en œuvre.

Cette question n’est pas nouvelle. Durant le mandat 2020-2026, David Bellucci, élu d’opposition, avait demandé à plusieurs reprises la création d’une structure permettant d’accueillir temporairement des personnes atteintes de maladies neuro-évolutives, afin de soulager les proches aidants. Il avait notamment formulé cette demande en janvier 2025, avant de l’aborder à nouveau lors du conseil municipal du 30 janvier 2025.

À cette occasion, le maire, Thierry Lagneau, avait évoqué les discussions engagées avec France Alzheimer et le projet d’installation de cette association à Sorgues. Le projet devait prendre place au château Pamard, une fois le centre de loisirs transféré dans les locaux de l’ancienne crèche. Le maire avait alors indiqué que cette opération permettrait la création du pôle dans un délai de deux à trois ans.

Création ou transfert ? C’est précisément sur ce point que des interrogations demeurent.

Le Pôle Expert maladies neuro-évolutives Vaucluse existe déjà et regroupe notamment France Alzheimer Vaucluse et la Maison Jean Touraille, située au Pontet. Cette dernière dispose notamment d’un accueil thérapeutique de jour et d’une plateforme d’accompagnement et de répit.

Dès lors, l’annonce faite aujourd’hui par la municipalité correspond-elle à la création d’un nouveau pôle à Sorgues, avec de nouvelles capacités d’accueil, ou principalement au transfert de la Maison Jean Touraille du Pontet vers Sorgues ?

La différence est importante, notamment pour les familles qui attendent une solution concrète d’accueil de jour et de répit.

Le choix du château Pamard pose également la question de son adaptation à l’accueil de personnes atteintes de maladies neuro-évolutives.

Le bâtiment, qui n’était pas accessible aux personnes à mobilité réduite, devra nécessairement faire l’objet de travaux importants pour répondre aux exigences d’accessibilité et permettre l’accueil de personnes parfois lourdement dépendantes. Sa configuration même laisse également supposer des aménagements conséquents.

Autrement dit, entre le transfert du centre de loisirs, la libération du château Pamard, les études, les autorisations et les travaux d’adaptation du bâtiment, la mise en service effective du pôle pourrait nécessiter beaucoup de temps.

L’annonce d’un « Pôle expert maladies neuro-évolutives » constitue donc une perspective intéressante pour Sorgues. Nous souhaitons connaître désormais le contenu précis du projet : s’agit-il d’une nouvelle structure, du transfert de la Maison Touraille, combien de places seront proposées et surtout quelle capacité d’accueil de jour et de répit sera réellement disponible à Sorgues ?

Car la demande formulée par David Bellucci depuis 2025 était avant tout concrète : offrir aux aidants un lieu où leur proche puisse être accueilli temporairement, dans un cadre adapté et sécurisé, afin qu’ils puissent eux-mêmes bénéficier d’un véritable temps de répit.

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À Sorgues, l’école face aux défis de demain : où est l’anticipation ?En cette rentrée 2026, nos enfants reprennent le ch...
31/08/2026

À Sorgues, l’école face aux défis de demain : où est l’anticipation ?

En cette rentrée 2026, nos enfants reprennent le chemin de l’école dans un contexte qui devrait tous nous interpeller.

Alors que le niveau scolaire français reste préoccupant — notamment en mathématiques — la rentrée se fait avec 3 256 postes d’enseignants supprimés au niveau national.

Dans le Vaucluse, la carte scolaire n’épargne pas nos écoles : 43 fermetures de classes pour seulement 21 ouvertures.

Sorgues n’est pas épargnée : une classe est supprimée à l’école maternelle Gérard-Philipe.
Derrière ces chiffres, ce sont des enfants, des familles et des enseignants qui voient leurs conditions d’apprentissage et de travail évoluer.

Et pendant ce temps, le climat change…
Les épisodes de fortes chaleurs deviennent de plus en plus fréquents. Nos enfants et nos enseignants vont devoir composer avec des salles de classe qui peuvent rapidement devenir difficiles à supporter.

Face à cela, certaines communes ont commencé à transformer leurs cours d’école : davantage d’arbres, d’ombre, de végétation, des sols moins imperméables… Bref, des cours plus fraîches et plus adaptées au climat de demain.

À Sorgues, nous attendons toujours une véritable politique de végétalisation des cours d’école.
Et ce qui est particulièrement regrettable, c’est que lorsque l’opposition avait évoqué cette question en question municipal l’adjointe à l’Éducation avait même qualifié la végétalisation des cours d’école de « tendance ».

Une « tendance » ?
Quand les températures grimpent et que nos enfants étudient dans des classes surchauffées, quand des villes ont déjà engagé la transformation de leurs écoles pour les adapter au changement climatique, peut-on encore considérer la végétalisation comme un simple phénomène de mode ?

Nous pensons que non.
Préparer nos écoles aux fortes chaleurs, ce n’est pas suivre une tendance. C’est anticiper. C’est protéger nos enfants. C’est améliorer leurs conditions d’apprentissage. C’est aussi améliorer les conditions de travail de nos enseignants et de l’ensemble des personnels scolaires.

À Sorgues, il est temps d’anticiper !
nous aimerions que nos responsables politiques consacrent davantage d’énergie à préparer concrètement l’avenir de nos enfants. Et adapter nos écoles au changement climatique devrait être une priorité, pas une « tendance ».

Malgré ces inquiétudes, nous souhaitons une très belle rentrée à tous les petits Sorguais !

Une pensée particulière pour ceux qui découvrent l’école cette année, pour ceux qui retrouvent leurs camarades et pour tous ceux qui franchissent une nouvelle étape de leur parcours.

Et un grand merci aux enseignants, ATSEM, personnels municipaux, personnels d’accompagnement et à toutes celles et ceux qui font vivre nos écoles au quotidien.

Nous leur souhaitons beaucoup de courage, de réussite et une excellente année scolaire.

Bonne rentrée à toutes et à tous !
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Présidentielle : et si nous revenions à une élection à un seul tour ?À chaque élection présidentielle, le premier tour e...
30/08/2026

Présidentielle : et si nous revenions à une élection à un seul tour ?

À chaque élection présidentielle, le premier tour est présenté comme celui du « choix », tandis que le second serait celui du « vote utile ». Mais ce fonctionnement pose une véritable question démocratique : les électeurs votent-ils réellement pour le candidat qu’ils souhaitent voir élu, ou pour celui qui leur paraît le moins dangereux ?

La multiplication des candidatures accentue encore ce phénomène. Lorsque plusieurs candidats de droite, du centre et du centre-droit se présentent, les voix se dispersent. Certains électeurs peuvent alors être tentés de modifier leur vote initial, non pas parce qu’ils ont changé de conviction, mais pour empêcher l’accession au second tour d’un candidat qu’ils jugent trop radical — qu’il soit issu du RN, de LFI ou d’une autre formation.

C’est ainsi que naît le fameux « vote utile » : on ne vote plus nécessairement pour son premier choix, mais pour celui qui semble avoir le plus de chances de franchir l’étape suivante.

Est-ce réellement cela, la démocratie que nous voulons ?

Le problème n’est pas la présence de nombreux candidats. Au contraire, la diversité des candidatures est légitime et permet à différentes sensibilités de s’exprimer. Le problème est le système qui transforme cette diversité en stratégie électorale et qui peut conduire certains citoyens à voter « contre » plutôt que « pour ».

Un seul tour pour un choix plus clair :
Un scrutin présidentiel à un seul tour présenterait une logique différente : chaque candidat se présenterait directement devant les électeurs, et celui qui recueillerait le plus de suffrages serait élu.

Chacun pourrait alors voter pour son candidat préféré sans avoir à calculer les conséquences possibles de son vote sur un second tour.

Cela ne supprimerait évidemment pas les stratégies électorales, les campagnes ou les rapports de force. Mais cela supprimerait au moins une étape qui pousse les électeurs à anticiper le tour suivant et à privilégier parfois le « vote utile ».

La question mérite donc d’être posée sans tabou :
Une démocratie est-elle plus fidèle à la volonté populaire lorsque les citoyens votent en deux temps, avec le risque de devoir abandonner leur premier choix au profit d’un vote stratégique ? Ou lorsqu’ils disposent d’un seul vote pour désigner directement le candidat qu’ils souhaitent voir à la tête du pays ?

Changer le mode de scrutin ne garantirait pas à lui seul une démocratie parfaite. Mais permettre à chacun de voter dès le premier et unique tour pour son véritable choix, sans avoir à se demander comment éviter tel ou tel candidat au tour suivant, pourrait constituer une évolution importante de notre démocratie.

Au fond, la question est simple :
Voulons-nous une élection qui organise le vote utile, ou une élection qui permette à chacun d’exprimer pleinement son choix ?

C’est un débat démocratique qui mérite d’être ouvert.

PRÉSIDENTIELLES : que retenir de l’échange entre les 7 candidats invités par le MEDEF ?Le débat organisé hier, 27 août à...
28/08/2026

PRÉSIDENTIELLES : que retenir de l’échange entre les 7 candidats invités par le MEDEF ?

Le débat organisé hier, 27 août à Roland-Garros par le Medef, réunissait sept candidats : Marine Le Pen, Édouard Philippe, Gabriel Attal, Bruno Retailleau, Raphaël Glucksmann, Marine Tondelier et Jean-Luc Mélenchon. Pendant environ trois heures, ils ont été interrogés principalement sur la dette, les retraites, la réindustrialisation, le coût du travail, les normes et la fiscalité.

Ce qu’il faut surtout retenir
1. Le clivage économique est déjà très net.
Le débat a opposé deux visions assez irréconciliables : à droite et au centre, priorité à la réduction des dépenses, au travail et à la compétitivité ; à gauche, davantage de redistribution, de hausse des salaires et d’intervention publique.

2. La dette a été le sujet le plus explosif.
* Marine Le Pen a cherché à rassurer les chefs d’entreprise en promettant une forte réduction des dépenses publiques et un retour à l’équilibre budgétaire, avec notamment 125 milliards d’euros d’économies annoncées.
* Jean-Luc Mélenchon assume au contraire une rupture beaucoup plus radicale : gel/annulation d’une partie de la dette, hausse des dépenses et augmentation de certains impôts. Cela lui a valu les attaques les plus virulentes du camp central.

3. Édouard Philippe, devant les patrons, a défendu l’idée qu’il faudra travailler plus longtemps, réduire le coût du travail et modifier le financement de la protection sociale pour qu’il pèse moins sur les salaires. Il a reçu plusieurs signes d’approbation du public.

4. Gabriel Attal a surtout fait campagne contre Le Pen et Mélenchon.
Il a adopté un ton très offensif, notamment contre Marine Le Pen sur son bilan et contre Mélenchon sur la dette. C’est lui qui semble avoir le plus cherché à transformer le débat en démonstration de leadership du centre.

5. Bruno Retailleau s’est placé sur une ligne de droite économique assez classique.
Il a dénoncé « l’échec » du double quinquennat Macron et proposé notamment de rendre les heures travaillées au-delà de 35 heures beaucoup moins chargées en cotisations, avec un seuil à partir de la 36e heure.

6. Glucksmann a essayé d’occuper un espace entre la gauche et le centre.
Il a beaucoup insisté sur la réindustrialisation, la concurrence chinoise et une forme de patriotisme économique, tout en attaquant assez durement Gabriel Attal, notamment sur l’écologie.

7. Marine Tondelier était la plus en décalage avec le public patronal.
Elle a tenté de défendre l’idée que l’écologie n’est pas nécessairement punitive et qu’elle peut être une condition de la compétitivité future. Mais elle a essuyé les principales huées, notamment lorsqu’elle a critiqué le modèle de réindustrialisation défendu par Attal.

Et surtout il faut se méfier des conclusions trop rapides. Ce n’était pas vraiment un débat au sens classique, puisque les candidats ont surtout répondu successivement aux questions, avec quelques confrontations.

Et aucun des candidats n’a abordé le sujet de réduire le nombre des élus et de leurs indemnités !

Les candidats ont parlé de réduire les dépenses publiques, parfois de manière très ambitieuse : Marine Le Pen a annoncé 125 milliards d’euros d’économies, Mélenchon a proposé de supprimer les aides aux entreprises, Philippe veut réduire certaines dépenses sociales, etc.

C’est pourtant une question de crédibilité et d’exemplarité quant on demande aux Français de :
* travailler plus longtemps ;
* réduire leurs allocations ;
* accepter des économies dans les services publics ;
* payer davantage certains impôts ;
* ou aux entreprises de réduire leurs coûts, …

Le vrai enseignement de cette première confrontation est donc que la présidentielle de 2027 commence déjà à se structurer autour d’une question centrale : qui peut réduire la dette sans casser l’économie et le pouvoir d’achat — et à quel prix en matière de travail, de retraites et d’impôts ? Les réponses apportées hier étaient encore extrêmement éloignées les unes des autres.

Le saviez-vous ? Une gestion saine ne dispense pas de faire les bons choixLe Compte Financier Unique 2025 met en évidenc...
26/08/2026

Le saviez-vous ? Une gestion saine ne dispense pas de faire les bons choix

Le Compte Financier Unique 2025 met en évidence une situation financière globalement saine pour la Ville de Sorgues.

Les dépenses de fonctionnement sont maîtrisées, l’endettement demeure faible et la commune conserve une capacité d’investissement importante. Nous le reconnaissons volontiers : ces indicateurs témoignent d’une gestion budgétaire rigoureuse et offrent à la collectivité des marges de manœuvre pour préparer l’avenir.

Mais une bonne santé financière n’est pas une finalité en soi. Elle doit permettre de faire les bons choix.

C’est précisément sur les priorités à donner à ces investissements que nous souhaitons ouvrir le débat avec les Sorguais.

Dans un contexte marqué par l’inflation, les difficultés sociales, les enjeux environnementaux et les préoccupations croissantes en matière de sécurité, nous pensons que les investissements doivent avant tout améliorer concrètement le quotidien des habitants et préparer notre ville aux défis de demain.

Les enfants doivent être au cœur de nos priorités.
Nous souhaitons notamment que l’amélioration des conditions d’accueil dans les écoles et au centre de loisirs fasse partie des investissements prioritaires : bâtiments mieux adaptés, confort des enfants, équipements, espaces extérieurs, conditions de travail des personnels…

Nous souhaitons également développer davantage les actions de prévention auprès des plus jeunes. Dès le CM1 et le CM2, des interventions pourraient être organisées en partenariat avec les services de l’État, les forces de l’ordre, les professionnels de santé et les associations spécialisées.

L’objectif serait clair : donner aux enfants les moyens de mieux comprendre et prévenir les conduites addictives, les violences, le harcèlement, les phénomènes d’emprise et les risques liés aux trafics.

La prévention ne remplace évidemment pas l’action de sécurité. Elle en constitue l’un des premiers remparts.

Une ville accessible à tous. Nous voulons également faire de l’accessibilité une véritable priorité.

Même si la compétence voirie relève désormais de l’agglomération, ses conséquences sont très concrètes pour les habitants de Sorgues. Trottoirs, cheminements, traversées, accès aux équipements publics : chacun doit pouvoir se déplacer dans notre ville en sécurité et avec autonomie. Or, aujourd’hui trop de trottoirs, trop de rues sont défectueux.

Cette question devient d’autant plus importante que notre population vieillit.
Une ville adaptée aux personnes âgées ou aux personnes à mobilité réduite est une ville plus sûre pour tout le monde.

Nous souhaitons donc que la Ville travaille, avec l’intercommunalité, à un véritable plan d’amélioration des cheminements et de l’accessibilité, avec des priorités clairement identifiées et un calendrier de réalisation. Nous rappelons l’obligation de dresser annuellement le bilan de l’accessibilité de la voirie et des espaces publics. Espérons que le nouveau Président des Sorgues-du-Comtat respectera ses obligations.

Faire de nos associations de véritables partenaires de la prévention. Nous sommes profondément attachés au tissu associatif sorguais. Les associations jouent un rôle essentiel dans la vie de notre commune et nous ne remettons évidemment pas en cause le soutien qui leur est apporté.

Mais nous pensons que les subventions municipales peuvent aussi devenir un outil supplémentaire au service de l’intérêt général.

Nous proposons ainsi que, pour une partie des aides attribuées, la Ville puisse encourager ou soutenir des actions concrètes dans les quartiers prioritaires : accompagnement éducatif, prévention, citoyenneté, lutte contre le harcèlement, inclusion ou encore cohésion sociale.

Il ne s’agit pas de moins soutenir nos associations, mais de mieux valoriser leur capacité à agir au plus près des habitants pour favoriser leur intégration.

Redonner de l’ambition à notre centre-ville. Notre centre-ville mérite lui aussi une réflexion à la hauteur de ses enjeux.

De nombreuses communes ont engagé ces dernières années de véritables projets de transformation de leur cœur de ville : espaces publics, commerces, végétalisation, mobilités, logements, patrimoine, lieux de rencontre…

À Sorgues, nous considérons qu’il est temps d’engager une réflexion globale sur l’avenir du centre-ville, alors que son organisation et son aménagement ont relativement peu évolué depuis plusieurs décennies. Qu’en est-il du dispositif « Petites villes de demain ». Nous souhaitons un bilan chiffré des réalisations et projets de la majorité municipale.

Nous ne voulons pas simplement critiquer ce qui existe.

Nous voulons réfléchir à ce que pourrait être le centre-ville de Sorgues dans dix, quinze ou vingt ans.

Un centre-ville plus attractif, plus accessible, plus végétalisé, plus agréable pour les familles et les seniors, capable de soutenir nos commerces et de devenir un véritable lieu de vie et de rencontre.

Adapter Sorgues au changement climatique. Les enjeux environnementaux doivent également être intégrés à chaque nouveau projet.

Sorgues figure en 3e position des dix communes les plus artificialisées de son bassin de vie. Dans ce contexte, nous pensons que chaque opération d’aménagement doit désormais être examinée à l’aune de ses conséquences sur les sols, la végétation, la gestion de l’eau et les îlots de chaleur.

Nous souhaitons que les futurs projets intègrent systématiquement davantage de désimperméabilisation, de végétalisation et de solutions permettant de mieux gérer les épisodes de fortes chaleurs et les eaux pluviales.

Préparer Sorgues au changement climatique, c’est protéger notre cadre de vie et anticiper plutôt que subir.

Certaines opérations importantes méritent également que nous disposions d’une information complète pour pouvoir les apprécier.

C’est notamment le cas de la restructuration de la cité des Griffons, engagée depuis plus de trente-six ans, dont la durée et les évolutions successives soulèvent naturellement des questions sur son bilan, ses objectifs et son calendrier.

C’est également le cas de la prolongation jusqu’en 2066 de l’autorisation d’exploitation du lac de la Lionne au bénéfice d’une entreprise privée, alors que l’échéance initiale était fixée à 2047.

Une décision qui engage les prochaines majorités municipales et qui, à nos yeux, mérite que soient présentés de manière transparente les éléments financiers et les contreparties permettant d’en mesurer précisément l’intérêt pour la Ville et pour les Sorguais.

Notre rôle est de poser ces questions. Et nous continuerons à le faire chaque fois qu’une décision engage durablement l’avenir de notre commune.

Nous savons que certains Sorguais nous reprochent parfois d’être trop dans la critique.

Nous entendons cette remarque.

Notre ambition n’est pas de nous opposer systématiquement à tout ce que fait la majorité. Lorsqu’une décision nous paraît aller dans le bon sens, nous sommes capables de le reconnaître.

Mais notre responsabilité est aussi de questionner les choix, de demander des explications lorsque cela est nécessaire et surtout de proposer d’autres orientations lorsque nous pensons qu’elles répondent mieux aux besoins des habitants.

Nous ne voulons pas seulement dire ce qui ne va pas. Nous voulons dire ce que nous ferions, pourquoi nous le ferions et pour qui.

Une commune qui dispose de finances saines possède une chance : celle de pouvoir investir et préparer son avenir.

À nous de faire en sorte que ces moyens bénéficient en priorité à celles et ceux qui vivent à Sorgues : nos enfants, nos familles, nos seniors, nos associations, nos commerçants et tous ceux qui ont besoin d’une ville plus accessible, plus sûre, plus attractive et plus résiliente.

Gérer un budget, ce n’est donc pas seulement équilibrer des comptes.

C’est choisir.

Et nous pensons que ces choix doivent toujours être guidés par une question simple : qu’est-ce qui améliore concrètement la vie des Sorguais aujourd’hui et prépare le mieux notre ville pour demain ?

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À Sorgues, faut-il laisser les antennes se multiplier sans limite ?Trois antennes dans un périmètre d’environ 50 mètres ...
24/08/2026

À Sorgues, faut-il laisser les antennes se multiplier sans limite ?

Trois antennes dans un périmètre d’environ 50 mètres : à Chaffunes nord, la question de la prolifération des antennes-relais revient au cœur du débat.

Une nouvelle antenne vient en effet d’être installée sur le site, portant à trois le nombre d’antennes présentes à quelques dizaines de mètres les unes des autres.

Cette situation interpelle d’autant plus que l’opposition municipale avait déjà alerté sur la nécessité d’encadrer ces implantations. David Bellucci, conseiller municipal d’opposition, avait proposé en conseil municipal l’élaboration d’un cahier des charges prévoyant notamment des mesures favorisant le regroupement et la mutualisation des antennes, ainsi que des prescriptions destinées à assurer leur meilleure intégration dans l’environnement.

Mais, à ce jour, nous constatons qu’aucune véritable politique municipale de limitation de la prolifération et d’intégration paysagère ne semble avoir été mise en place.

Il ne s’agit pas de nier la nécessité d’un réseau mobile performant. La 4G et la 5G répondent à des besoins croissants. Mais le développement des réseaux doit-il nécessairement se traduire par la multiplication des pylônes ?

La mutualisation des infrastructures devrait au contraire être recherchée chaque fois qu’elle est techniquement possible. La question mérite d’être posée lorsque plusieurs installations se retrouvent concentrées dans un espace aussi réduit.

Les Sorguais sont en droit de demander des explications : pourquoi une nouvelle antenne ici ? Pourquoi ne pas utiliser les infrastructures déjà présentes ? Une solution de regroupement a-t-elle réellement été étudiée ?

Et la santé ?
Sur ce sujet, la prudence est de mise.

L’ANSES a publié en 2025 une nouvelle expertise portant sur près de 250 publications scientifiques pertinentes concernant les radiofréquences et le cancer. Elle conclut qu’aucun lien de cause à effet entre l’exposition aux radiofréquences et l’apparition de cancers ne peut être établi à ce jour. Pourquoi alors souligne-t-elle que de nouvelles recherches pourront encore faire évoluer les connaissances ?

Il faut rappeler que l’évaluation des risques repose notamment sur des valeurs limites d’exposition définies dans des cadres internationaux, et non sur l’observation directe, pendant des décennies, de toutes les conséquences possibles d’une exposition chronique à un environnement où les sources se multiplient.

L’OMS elle-même indique que le déploiement de la 5G, notamment avec les antennes à faisceaux orientables, peut rendre l’exposition plus variable selon les lieux et les usages et que l’évolution de cette exposition reste à étudier. (Organisation mondiale de la santé⁠)

Cela ne signifie pas que les antennes sont dangereuses. Cela signifie simplement que la prudence, la transparence et la mesure de l’exposition réelle doivent rester de mise.

D’autant que l’Anses rappelle qu’il est possible de faire réaliser gratuitement des mesures de l’exposition aux ondes dans les logements et les lieux accessibles au public. (ANSES⁠)

À Sorgues, une question de choix politique

Face à cette situation, la question n’est donc pas d’être « pour » ou « contre » la téléphonie mobile.

Elle est de savoir si la majorité municipale souhaite accompagner le développement des réseaux avec une véritable politique d’aménagement, plutôt que de laisser les implantations se multiplier au gré des demandes des opérateurs.

Regrouper les antennes lorsque cela est possible, préserver les paysages, imposer des prescriptions d’intégration, informer les habitants et mesurer l’exposition réelle : voilà des mesures de bon sens.

La nouvelle antenne de Chaffunes nord doit être l’occasion de relancer ce débat.

Trois antennes sur environ 50 mètres : est-ce le modèle que nous voulons pour Sorgues ?

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La France va droit dans le mur : il faut changer de braquet, sortir de la politique des « gamelles »À l’approche de la c...
21/08/2026

La France va droit dans le mur : il faut changer de braquet, sortir de la politique des « gamelles »

À l’approche de la campagne présidentielle, un vieux scénario semble déjà se dessiner : celui de la politique des « gamelles ». Des partis qui, au-delà de leurs différences de façade, finissent par se retrouver autour du même système, des mêmes arrangements et, surtout, de la même manière de gouverner.

On nous promettra des changements. On nous parlera de pouvoir d’achat, de dette, d’immigration, de sécurité, de transition écologique, de justice sociale. Mais combien de fois avons-nous entendu ces mêmes promesses sans que les problèmes de fond soient réellement réglés ?

Pendant ce temps, la dette continue de progresser. Le coût de la vie pèse sur les ménages. Le sentiment de déclassement gagne une partie de la population. Les questions migratoires restent sans réponse satisfaisante et alimentent une tension croissante dans le pays. Et face à cela, la classe politique semble souvent incapable de proposer autre chose que des solutions à court terme, des compromis électoraux et des mesures destinées avant tout à préserver les équilibres existants.

Il faut changer de braquet, et ce n’est pas simplement changer de majorité ou remplacer quelques responsables politiques par d’autres. C’est accepter de remettre à plat le fonctionnement de notre pays et de nous demander collectivement quelle société nous voulons construire pour les trente prochaines années.

Il faut avoir le courage de regarder les réalités en face.
Quelle politique économique voulons-nous ? Quelle place voulons-nous donner au travail, à l’industrie, à l’agriculture et à nos entreprises ? Comment pouvons-nous retrouver une véritable maîtrise de nos finances publiques ? Comment garantir à ceux qui travaillent qu’ils pourront vivre dignement de leur salaire ? Quelle politique migratoire voulons-nous réellement mener, avec des règles claires, maîtrisées et effectivement appliquées ? Quelle école voulons-nous pour nos enfants ? Quel modèle de services publics voulons-nous préserver ? Quelle place pour l’autorité, la responsabilité et la solidarité ?

Ces questions ne peuvent plus être traitées séparément : Il faut sortir de la logique consistant à distribuer quelques mesures ici et là pour calmer une colère, puis à attendre la prochaine échéance électorale. Un pays ne se réforme pas à coups de rustines. Il a besoin d’une vision, d’une stratégie et d’un cap.

Remettre les choses à plat ne signifie pas tout détruire. Cela signifie conserver ce qui fonctionne, corriger ce qui ne fonctionne plus et avoir le courage d’abandonner certaines habitudes lorsque celles-ci nous conduisent dans une impasse.

La prochaine présidentielle ne devrait donc pas être simplement une compétition entre candidats ou entre appareils politiques. Elle devrait être l’occasion d’un grand débat sur le modèle de société que nous voulons transmettre aux générations futures.

Sommes-nous condamnés à continuer sur la même trajectoire, avec toujours davantage de dette, toujours davantage de dépenses sans véritable réforme, un pouvoir d’achat sous pression et des problèmes que l’on repousse d’année en année ?

Ou sommes-nous capables de faire un choix différent ?
Cela suppose de sortir des petits calculs, des alliances de circonstance et de la politique des gamelles. Cela suppose de remettre l’intérêt général, la responsabilité et l’avenir du pays au centre du débat.

Nous n’avons peut-être pas besoin de davantage de politique. Nous avons besoin d’une autre politique.

Une politique qui ose décider. Une politique qui assume ses choix. Une politique qui prépare l’avenir au lieu de gérer indéfiniment les conséquences du passé.

Il est temps de changer de braquet. Et surtout, de changer de cap.

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