14/01/2026
Après avoir transformé l'Agence culturelle d'Alsace en version Grand Est, voilà que la grande région saborde l'institution basée à Sélestat.
Voilà qui traduit l'absence de vision culturelle dans une région artificielle dénuée de fondement historique et culturel. Encore une raison de redonner les pouvoirs à l'Alsace dans ce domaine.
Confrontée à de sérieuses difficultés financières, la Région Grand Est a décidé de « liquider » son Agence culturelle, expliquant que la culture n’est pas une compétence « obligatoire » et donc prioritaire pour ses choix politiques.
Au-delà du symbole, c’est évidemment l’absence de projet culturel régional qui est en cause. De fait, une telle ambition ne peut exister dans un cadre territorial aussi hétérogène et absurde, dont on explique pourtant depuis plus de 10 ans qu’il est un progrès pour concilier les actions menées à Sedan, à Epinal ou à Guebwiller ?
Comment soutenir la création dialectale en Alsace et le spectacle « vivant » à Langres ?
La question du cadre géographique est cruciale, mais ne doit pas faire oublier un autre problème, celui du maintien du rôle de l’Etat (DRAC). Ici, une vraie répartition des missions de service public est indispensable, pour séparer ce qui relève de l’identité culturelle régionale (donc alsacienne) et de la responsabilité de l’Etat (qui définit ses propres orientations et accorde ses labels).
Aussi longtemps que cette remise en ordre institutionnelle ne sera pas effectuée, la gabegie et les contradictions continueront à susciter l’incompréhension et la colère des citoyens. Pourquoi ne pas ouvrir le débat lors des prochains scrutins ?