01/09/2026
Hautes-Pyrénées : la « fraude au faux coursier » fait neuf nouvelles victimes, deux escrocs interpellés et condamnés
Neuf habitants des Hautes-Pyrénées ont été victimes d’une escroquerie au faux coursier entre le 18 et le 21 août 2026. La méthode, particulièrement bien rodée, repose sur la confiance des victimes bernées par un scénario fictif.
Les escrocs contactent directement leur cible principalement âgée par téléphone en se faisant passer pour un conseiller bancaire. Sous prétexte que la carte bleue a été piratée et que des mouvements suspects ont été constatés sur le compte, le faux banquier prétexte une prise en charge immédiate. Il demande à la victime de couper sa carte en deux, de la placer dans une enveloppe accompagnée de son code secret, puis d'attendre la venue d’un coursier mandaté pour la récupérer à domicile.
Le « faux coursier » se rend au domicile et se fait remettre la carte bancaire découpée. Une fois le pli récupéré, les malfaiteurs réassemblent les morceaux de la carte avec du ruban adhésif. La puce restant fonctionnelle, ils utilisent le code confidentiel transmis pour effectuer des retraits frauduleux dans des distributeurs automatiques de billets (DAB) ou pour faire des achats.
Grâce à leur pugnacité et aux rapprochements minutieux effectués entre les différents dossiers, les militaires de la compagnie de gendarmerie de Tarbes ont rapidement identifié les suspects.
L’action des gendarmes a permis, l’interpellation des deux auteurs en flagrant délit alors que ces derniers effectuaient un retrait bancaire sur la place Verdun, à Tarbes. Ils étaient encore en possession de deux cartes bancaires « scotchées » et de plus de 2000€ en espèce.
À l'issue de leur garde à vue, les mis en cause ont été présentés au parquet puis jugés en comparution immédiate. L'un des malfrats, déjà défavorablement connu des services pour des faits similaires, a écopé de deux ans de prison ferme avec maintien en détention. Son complice a été condamné à un an de prison avec sursis probatoire. Tous deux ont également l'obligation de rembourser leurs victimes.
Les forces de l'ordre rappellent qu'aucun établissement bancaire ni aucun organisme officiel ne demande la restitution d'une carte bancaire, la communication d'un code secret ou l'envoi d'un coursier à domicile.
En cas d'appel suspect, raccrochez immédiatement et composez le 17.