05/06/2020
Une reculade pour l'intelligence collective à Triel
… Après le premier tour des élections municipales, l'épidémie de Covid a gelé la procédure électorale. Le gouvernement a annoncé le 22 mai que le second tour se tiendrait le dimanche 28 juin.
La liste Triel à Venir menée par Martine Cartier a obtenu 9,3 % des voix et ne pouvait se maintenir au deuxième tour. Il n'a manqué que 30 voix pour passer le cap des 10 %. La démocratie peut se jouer à peu de choses …
Le soir du 15 mars, Martine Cartier a joint Sophie Kerignard pour lui proposer une fusion, qui paraissait plutôt naturelle, en vue du second tour. La décision de Triel Autrement dépendant uniquement de choix collectifs de son groupe, Mme Kérignard devait rappeler le soir-même ou le lendemain matin, mais n'a plus donné de nouvelles.
Le 22 mai, le gouvernement a annoncé le second tour. Dans le cadre précis et strict des objectifs de développement durable et de la défense du bien commun pour Triel, Martine Cartier et son équipe ont réfléchi et travaillé à une hypothèse intéressante de regroupement de 4 listes : Sophie Kérignard, Jonas Maury, Philippe Paillet et Martine Cartier. L'intérêt était à la fois d'associer des compétences et de commencer à influer sur les stratégies développées par la Communauté urbaine.
Martine Cartier avait posé ses conditions de regroupement, acceptées par les têtes de liste :
- S'opposer à certains projets néfastes pour le cadre de vie des habitants et contraires à une stratégie climatique et biodiversité : la RD30 qui est aussi appelée "autoroute A104 bis" aux portes de Triel, le projet à modifier de la RD190, le projet de la RD154, les déblais du Grand Paris qui détruiraient le massif forestier de l'Hautil …
- Agir en faveur d'autres choix : le développement de pistes cyclables et des transports collectifs, avec des projets pour dynamiser l'économie et l'emploi en local, pour aider à une agriculture plus conforme aux nouveaux enjeux, pour protéger la biodiversité, un urbanisme raisonné, des économies d'énergie, le patrimoine et la culture, etc.
Martine Cartier a donc pu conclure avec ses interlocuteurs un pré-accord. Il respectait les résultats du 1er tour, et permettait à Sophie Kérignard d'avoir la garantie d'une majorité confortable. Malheureusement Mme Kérignard a choisi au dernier moment de ne pas revenir à la table des négociations, sans prévenir, faisant capoter ce beau projet. Elle porte aussi la responsabilité de l'abandon de Martine Cartier, en toute connaissance de cause.
En effet, trois colistiers de Martine Cartier souhaitaient, depuis l'échec d'une alliance avec Triel Autrement après le premier tour, rejoindre l'équipe de Cédric Aoun sur leurs sujets d'intérêts dans l'objectif de pouvoir apporter une aide concrète à Triel. Mais le code électoral impose que les membres d'une liste minoritaire au 1er tour, ayant obtenu plus de 5% des votes exprimés, ne participent qu'à une seule liste majoritaire pour le 2nd tour, sans s'éparpiller.
Devant l'impossibilité de conclure cette espérée Dream team à quatre, Martine Cartier a respecté la promesse qu'elle avait faite à ses trois colistiers, les laisser partir si elle ne pouvait se présenter. Ils auront sans aucun doute à cœur de faire avancer les valeurs écologiques, sociales et solidaires que leur liste de cœur, Triel à Venir, a défendues tout au long de sa campagne.
Triel à Venir n'indiquera pas de consigne officielle de vote.