Lutte Ouvrière Drôme Ardèche

Lutte Ouvrière Drôme Ardèche Faire entendre le camp des travailleurs en Drôme 26 et Ardèche 07, défendre les idées communistes

Meurtre de Crépol : les juges cèdent à l’extrême droiteLes magistrats chargés de l’instruction de l’affaire du meurtre d...
01/08/2026

Meurtre de Crépol : les juges cèdent à l’extrême droite

Les magistrats chargés de l’instruction de l’affaire du meurtre de Thomas Perotto, lors d’un bal à Crépol en novembre 2023, ont retenu le 20 juillet la circonstance aggravante de racisme.

Selon ces juges, des propos tenus lors de l’échauffourée montrent que les faits auraient été commis « en raison de l’appartenance (…) à la race blanche » et « la nation française » , reprenant aussi à leur compte des formules utilisées jusque-là par l’extrême droite.

Sur les 104 témoins entendus lors de l’enquête, neuf auraient entendu des propos hostiles « aux Blancs » . Que des jeunes lors d’une bagarre échangent des insultes, et que certaines aient un caractère raciste, ne change rien au fait qu’on ne peut parler d’un « racisme anti-Blanc » en tant que phénomène social comparable au racisme dont sont victimes les Noirs, les immigrés, les étrangers. Jusqu’à preuve du contraire, la ségrégation concernant les emplois et le logement, les contrôles au faciès effectués par les policiers ne concernent pas les Blancs. Il semble bien que cette qualification aggravante de racisme, retenue in extremis alors que l’instruction était close, soit surtout le résultat de la pression de l’extrême droite, qui n’a cessé de se mobiliser depuis la mort du jeune homme à Crépol.

Quelques jours après le meurtre, 80 militants d’ultradroite, armés de battes de baseball et de mortiers, débarquaient à Romans-sur-Isère dans le quartier populaire de la Monnaie, où vivent une partie des jeunes impliqués dans l’affrontement. Ils voulaient en découdre avec les habitants, comme si ceux-ci avaient été collectivement responsables de cette tragédie. Seuls six de ces nervis furent condamnés à des peines légères de prison, dont un militaire chez qui les enquêteurs avaient trouvé un exemplaire de Mein Kampf , et la justice n’avait pas retenu alors la circonstance aggravante de racisme.

Drôme : solidarité, bénévolat et système DDans la Drôme, un feu de forêt a ravagé le massif au-dessus de Die pendant prè...
30/07/2026

Drôme : solidarité, bénévolat et système D

Dans la Drôme, un feu de forêt a ravagé le massif au-dessus de Die pendant près d’un mois, du 24 juin au 15 juillet, brûlant près de 4 400 hectares, faute de moyens suffisants pour le fixer.

Les rares Canadair se sont fait attendre, car mobilisés sur d’autres incendies, et ne sont intervenus que six jours après le début du sinistre.

Quant aux moyens humains, là aussi c’est de plus en plus compliqué. L’indemnisation des pompiers volontaires est encore inférieure au smic et ils dépendent du bon vouloir de leur employeur, qui n’est pas tenu de les libérer en cas d’urgence. Dans certains cas, des pompiers ont posé des congés sans solde pour pouvoir partir en intervention. Le ministère de l’Intérieur a simplement « demandé » aux entreprises de faire preuve de solidarité, sans toutefois leur imposer quoi que ce soit. Il sait pourtant envoyer des gendarmes pour réquisitionner des travailleurs quand il le veut ! Il l’avait fait contre les grévistes des raffineries lors de la mobilisation pour les retraites de 2023.

À Die, comme dans bien des zones sinistrées, c’est en réalité la solidarité des habitants qui a pallié ce manque de moyens. Certains ont sillonné le département pour ravitailler les pompiers en nourriture et en kits d’hygiène, d’autres ont assuré le lavage des tenues d’intervention, ou encore le débroussaillage pour contenir l’avancement du feu. Des agriculteurs ont aidé à la création d’une station de recharge en eau pour raccourcir les trajets. Des chauffeurs VTC ont ramené des pompiers chez eux, après des heures de lutte éprouvante. Ce sont tous ces efforts et initiatives qui ont permis d’épauler les pompiers car les autorités, elles, étaient bien souvent aux abonnés absents.

Journée d'activités hier à Valence.Des discussions nombreuses, en particulier des témoignages sur les conditions de trav...
26/07/2026

Journée d'activités hier à Valence.
Des discussions nombreuses, en particulier des témoignages sur les conditions de travail inadaptées pendant la canicule : absence de ventilateurs, malaises, horaires trop lourds. Et de la colère face au manque de préparation pour la lutte contre les incendies : manque de canadairs, pompiers volontaires qui ne sont pas obligatoirement libérés par les patrons... par contre, de l'argent pour produire des Rafale ou faire défiler des militaires sur les Champs-Elysées... Une société à renverser !

24/07/2026
Présence à Montélimar aujourd'hui : des discussions autour des prix des carburants alors que les profits de Total explos...
23/07/2026

Présence à Montélimar aujourd'hui : des discussions autour des prix des carburants alors que les profits de Total explosent ! Expropriation des profiteurs de guerre !

Les étapes de la caravane d'été de Lutte ouvrière en Ardèche et dans la Drôme :Mercredi 22 juillet : Annonay10h à 12h - ...
18/07/2026

Les étapes de la caravane d'été de Lutte ouvrière en Ardèche et dans la Drôme :

Mercredi 22 juillet : Annonay
10h à 12h - Boulevard de l'Europe (devant Super U) et rue de Deume (devant le Spar).
Réunion publique à 19 heures - Salle de réception du gymnase du zodiaque - 18 avenue Jean Moulin

Jeudi 23 juillet : Montélimar
10h-12h puis 16h30-18h30 - Place de l'Europe

Vendredi 24 juillet : Romans-sur-Isère
10h-12h et 16h30-18h30 - Centre-ville (Place Gailly - Place Jean Jaurès).

Samedi 25 juillet : Valence
10h-12h et 14h30-16h30 - Place porte Neuve.
14h30-16h30 - Marché de Fontbarlettes.

Témoignage : Vuitton, les coulisses de l’exploitationJe suis embauchée en tant que maroquinière chez Louis Vuitton dans ...
10/07/2026

Témoignage : Vuitton, les coulisses de l’exploitation

Je suis embauchée en tant que maroquinière chez Louis Vuitton dans la région Rhône-Alpes, entreprise de l’un des hommes les plus riche du monde, Bernard Arnault, avec 150 milliards de fortune en 2026.
Voilà une idée des coulisses de cette entreprise de luxe : pendant la canicule, mes collègues et moi avons travaillé sous les tôles, pendant 8 heures, sous 40°C avec juste une toute petite pause p**i. Les horaires de pause n’étaient même pas respectés, c’était difficile d’avoir de l’eau. Nous n’avons pas de climatisation dans les ateliers, juste un ventilateur pour quatre qui brasse de l’air chaud. Avec ses 19 milliards de chiffre d’affaires cette année, l’entreprise n’investit même pas dans quelques ventilateurs supplémentaires !
Même dans cette fournaise, les journées ont été comme d’habitude très chargées et le travail de plus en plus stressant. Les chefs d’équipe mettent une pression constante et ne pensent qu’aux résultats dans l’immédiat et à nous faire faire toujours plus de produits.
Quand on arrive dans cette entreprise, on nous fait rêver ! Mais la pression au travail est poussée à l’extrême, en particulier pour les nouveaux collègues qui arrivent et doivent apprendre le travail. La formation est bâclée, les nouveaux ont à peine le temps d’apprendre qu’ils sont mis sur ligne pour faire un travail totalement différent de ce qu’ils ont appris en formation. Sur la plupart des lignes, on ne monte plus le produit en entier, mais on en fait juste une partie.
Toute la journée, on enchaîne des gestes répétitifs et les douleurs sont au rendez-vous afin de « produire toujours plus » de sacs qui valent des milliers d’euros.
En plus de ces conditions de travail, la discrimination et le racisme font partie de notre quotidien pour diviser les collègues entre eux.
On nous dit tout le temps que l’on est facilement remplaçable ! Les chefs nous le répètent bien trop souvent ! Mais c’est nous qui faisons tourner l’entreprise et qui produisons tout !


Article du journal Lutte ouvrière

23/06/2026
Iveco Bus – Annonay : exploitation sans transition[Article du journal Lutte ouvrière de cette semaine]La « transition éc...
20/06/2026

Iveco Bus – Annonay : exploitation sans transition
[Article du journal Lutte ouvrière de cette semaine]

La « transition écologique » se traduit pour le groupe Iveco par des milliers de commandes de bus électriques ou à gaz. Depuis deux ans, il tente de doubler la production en dépensant le minimum, provoquant un chaos qu’il fait payer aux ouvriers.

L’usine Iveco d’Annonay en Ardèche a cent ans et certains bâtiments sont presque aussi vieux, avec leur toiture amiantée.

Il y a quelques mois, un adolescent, monté sur le toit de l’usine pendant un week-end, est passé à travers et est tombé de 12 mètres de haut. Personne ne sait aujourd’hui s’il est encore en vie, le groupe imposant le silence sur les affaires gênantes.

Il y a deux ans, l’usine a été réorganisée pour répondre aux commandes massives. Un millier d’intérimaires, sans formation ni investissements, sont rentrés dans les ateliers, doublant les effectifs ouvriers. Depuis, le nombre d’accidents a explosé : 250 ont été décomptés sur l’année 2025, dont 130 avec hospitalisation. Un travailleur s’est retrouvé le bassin écrasé entre deux véhicules, un fenwick sans frein s’est renversé en éjectant son conducteur. Tous les deux ont été gravement blessés. Iveco produit plus d’accidents que de véhicules.

Du fait du manque de pièces et d’investissement, la production est loin des objectifs. Les véhicules sortent des lignes avec une centaine d’éléments manquants. Le parking industriel ressemble à une « casse » avec des bus où il manque des portes, des sièges, des éléments de carrosserie, des pièces moteur sans lesquelles ils ne peuvent démarrer. Certains sont stockés depuis plus d’un an, avec parfois de la moisissure sur les sièges à cause des infiltrations. Mais la pression continue pour accélérer les cadences.

Iveco a aménagé des bâtiments pour la finition des véhicules. Plusieurs centaines de travailleurs doivent les rattraper avec parfois une visseuse pour cinq ouvriers. Même les vis sont manquantes, car le fournisseur arrête de livrer quand Iveco ne paie pas les factures. Un matin, les ouvriers d’un entrepôt sont restés bloqués devant la porte, cadenassée par le propriétaire du local qui exigeait le paiement du loyer.

Des travailleurs sont arrivés des quatre coins du monde en renfort, certains depuis les Philippines. Leurs 18 mois de contrat arrivent à terme. Beaucoup voudraient rester, et de nombreux autres travailleurs souhaitent aussi leur embauche, dans cette usine où ils sont indispensables et où des liens se sont tissés. Et pourtant ils vont être renvoyés chez eux.

La direction a durci les sanctions pour faire marcher le personnel au pas. Le moindre faux-pas est prétexte à licenciement. Certains ont été licenciés alors qu’ils avaient moins d’un an d’embauche, mais aussi des anciens qui étaient à deux ou trois ans de la retraite. Après avoir sué du profit pendant trente ans à l’usine, ils se retrouvent sur le carreau.

Tout ce chaos a une seule cause : les actionnaires veulent empocher le magot des « bus écolos » sans dépenser le moindre euro d’investissement. Iveco a été récemment revendu par la famille Agnelli à Tata Motors pour 4 milliards d’euros. Les carnets de commandes sont pleins. Les collectivités territoriales payent rubis sur l’ongle, et malgré les retards de livraison, le groupe aligne des centaines de millions de bénéfices. Chaos, irresponsabilité et exploitation éhontée, voilà qui résume l’organisation patronale.

Les militants de Lutte ouvrière à la manifestation du 1er mai à Annonay !"A bas le nationalisme, à bas patriotisme, à ba...
01/05/2026

Les militants de Lutte ouvrière à la manifestation du 1er mai à Annonay !
"A bas le nationalisme, à bas patriotisme, à bas toutes les frontières !"

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