13/07/2026
𝗖𝗢𝗠𝗠𝗨𝗡𝗜𝗤𝗨𝗘́ 𝗗𝗘 𝗣𝗥𝗘𝗦𝗦𝗘: 𝗗𝗘𝗦 𝗩𝗜𝗖𝗘𝗦 𝗣𝗔𝗥𝗧𝗢𝗨𝗧, 𝗝𝗨𝗦𝗧𝗜𝗖𝗘 𝗡𝗨𝗟𝗟𝗘 𝗣𝗔𝗥𝗧 !
⚫️ Il y a plus de deux ans, notre ville toute entière était bouleversée par la mort d'un adolescent de 15 ans, victime d'une agression d'une violence inouïe. Ce drame a laissé une blessure profonde dans notre commune et dans la conscience de tou•t•es les Castelvirois•es.
⚫️ À l'époque, nous affirmions dans une tribune que nous nous devions de résister aux réactions simplistes tout en apportant une réponse politique forte à la montée des violences juvéniles. Nous appelions à agir collectivement, en associant l'État, les collectivités, les éducateurs, les associations, les familles et l'ensemble de la communauté éducative afin qu'il n'y ait « plus aucune marche blanche ».
⚫️ Aujourd'hui, les images indécentes de deux jeunes accusés de meurtre dans cette affaire célébrant leur libération, ravivent cette blessure. Elles sont une souffrance supplémentaire pour la famille et pour les proches de la victime, auxquels nous renouvelons notre soutien plein et entier.
⚫️ L'État ne peut durablement accepter que des failles procédurales produisent des situations aussi absurdes pour les citoyens et aussi douloureuses pour les victimes. Il est indispensable que le législateur agisse pour qu'aucun vide juridique ne puisse plus conduire à une telle situation dans une affaire criminelle.
Néanmoins, nous refusons de croire qu'une énième réforme de notre système judiciaire suffira.
⚫️ Depuis plus de vingt ans, notre pays n'a cessé de réformer sa justice pénale : loi Perben II, loi sur la prévention de la délinquance, création du Code de la justice pénale des mineurs en 2021, loi de programmation de la Justice de 2023... avec à chaque fois la même promesse : une justice plus efficace, plus rapide, plus protectrice. Pourtant, le sentiment d'incompréhension des victimes demeure, les délais restent excessifs et les dysfonctionnements continuent d'ébranler la confiance de nos concitoyen•nes.
⚫️ Sur ce point aussi, les constats sont connus depuis longtemps. Les travaux du sociologue Marwan Mohammed – invité par le Département de l’Essonne en 2024 – ont largement démontré que les rixes entre adolescents ne sont pas une fatalité. Elles s'inscrivent dans des logiques de rivalités territoriales, de réputation, d'engrenage des représailles et d'exposition permanente sur les réseaux sociaux. Les réponses existent : lutter contre le décrochage scolaire, soutenir davantage les éducateurs de rue, mieux coordonner les établissements scolaires, les communes, les forces de sécurité et les associations, accompagner les familles lorsque les premiers signaux apparaissent.
⚫️ Dès la prochaine séance du Conseil municipal de Viry-Chatillon, nous proposerons un vœux communal partant de notre situation locale pour exiger du législateur:
➡ la modification immédiate des dispositions ayant permis cette remise en liberté avant le procès ;
➡ un véritable plan national de prévention des rixes, fondé sur les travaux des chercheurs et les retours d'expérience des acteurs de terrain ;
➡ des moyens renforcés pour le service public de la justice afin que les procédures soient plus rapides et plus compréhensibles pour les victimes.
⚫️ À Viry-Chatillon, en tant qu’élus de la République, nous continuerons à défendre une exigence simple : prévenir plutôt que subir, protéger plutôt que réparer, rendre la justice plutôt que donner le sentiment qu'elle échappe aux victimes.
➡ Retrouvez notre communiqué de presse téléchargeable:
https://www.calameo.com/read/008019946828c09306690