06/08/2026
Il y a dix-huit ans, le 𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 feu 𝐎𝐦𝐚𝐫 𝐁𝐨𝐧𝐠𝐨 𝐎𝐧𝐝𝐢𝐦𝐛𝐚 confiait à un jeune député 𝐀𝐥𝐚𝐢𝐧-𝐂𝐥𝐚𝐮𝐝𝐞 𝐁𝐢𝐥𝐢𝐞-𝐁𝐲-𝐍𝐳𝐞, la responsabilité de présider à l’organisation de la Fête des cultures. Une mission d'État. Une mission de confiance.
Il s'y consacra avec rigueur, engagement et passion. Les équipes étaient mobilisées. Le programme était prêt. Les ambitions étaient à la hauteur de l'événement. Il ne manquait qu'une chose : les moyens que l'État lui-même n'avait pas mis à disposition. Le reste appartient à l'histoire.
Dix-huit ans plus t**d, l'homme que l'on chargeait hier de célébrer la culture nationale est aujourd'hui celui que certains voudraient effacer de la mémoire collective. Enfermé à la prison centrale de Libreville. Prisonnier d'une détention provisoire qui s'éternise. Suspendu aux lenteurs d'une justice dont les réponses se font attendre, jusque devant la Cour de cassation.
On peut faire taire une voix. On peut fermer une cellule. On peut ret**der une décision de justice. Mais on n'efface ni une trajectoire, ni un engagement, ni la mémoire d'un peuple.
En cette Fête des Cultures 2026 qui doit débuter dans quelques jours, son nom ne figurera sans doute dans aucun discours officiel. Il ne sera pas célébré sur les scènes. Pourtant, il sera présent dans les esprits de tous ceux qui savent que la culture est aussi une mémoire, que la vérité résiste au silence et que la dignité ne se décrète pas : elle se vit.
Car il est des absences qui accusent davantage que tous les discours. Et il est des silences qui en disent plus long que toutes les célébrations.
La Fête des Cultures; L'Union - Sonapresse; Gabonreview; Gabon Media Time; RFI