04/09/2019
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Gabon : Economie
Climat des affaires peu compétitif, le Gabon classé 169ème sur 190 pays dans le rapport Doing Business 2019.
Le Gabon, pays doté d’une population d’environ 2 millions d’habitants, d’un PIB/habitant de 7373 dollars, et d’une croissance économique de 2,5% en 2019, a un climat des affaires peu compétitif. Le Gabon est classé 169ème sur 190 pays dans le classement Doing Business 2019.
Rappelons que ce pays est le cinquième producteur de pétrole en Afrique, le deuxième producteur africain de bois et le premier producteur mondial de manganèse. Le pétrole représente 45% du PIB et 60% du budget national. L’économie gabonaise est fortement dépendante du secteur pétrolier, c’est pourquoi les autorités ont initié des réformes qui visent à diversifier l’économie à travers l’industrialisation des secteurs hors pétroliers.
On a eu par exemple comme réalisations, depuis 2011, la mise en place d’une zone économique spéciale dénommée « zone économique spéciale de Nkok » qui a pour objectif d’accueillir les investisseurs pour l’industrialisation de certaines matières premières.
On enregistre aujourd’hui environ une cinquantaine d’industries de différents secteurs dans cette zone. Ajoutons aussi le groupe singapourien Olam qui a fortement investi dans l’industrie agroalimentaire et dans l’industrie portuaire.
Néanmoins, le climat des affaires au Gabon demeure peu compétitif, notamment en raison des coûts élevés de production, de l’insuffisance des infrastructures de transport et d’énergie, de la corruption omniprésente, du taux de chômage élevé, d’une dette intérieure qui peine à être soldée, d’un contexte politique et social difficile et d’un tissu social vulnérable. « Environ 30% de la population ont un revenu mensuel en dessous du SMIG qui est à 80.000 francs », selon une étude du cabinet McKinsey réalisée en 2013.
Comme pistes de solutions, la Banque Mondiale a incité le gouvernement gabonais à appliquer certaines réformes, à élaborer un renforcement du capital humain, une mise en place d’un environnement des affaires équitable et transparent, et l’amélioration de la qualité et du prix des infrastructures clés.
Récemment, les autorités ont adopté une série de mesures pour améliorer le climat des affaires avec la création d’un guichet unique pour les investisseurs, l’introduction d’un cadre institutionnel pour les partenariats public-privé, l’instauration d’un tribunal arbitral national et l’adoption des nouveaux codes des hydrocarbures et des mines.
Nous pensons que, pour améliorer le climat des affaires au Gabon, les autorités devraient premièrement lutter avec une volonté manifeste contre tous les maux qui représentent un frein pour un climat des affaires compétitif, deuxièmement veiller et appliquer les critères établis pour l’amélioration du climat des affaires, et faire recours auprès des investisseurs éthiques et non véreux. En un mot, les autorités devraient appliquer les principes de bonne gouvernance avec les patries prenantes et vice versa.
Soulignons que les investisseurs étrangers, lorsqu’ils veulent investir dans un pays, se réfèrent au climat des affaires de celui-ci. Si ce dernier est moins compétitif ou a une mauvaise notation par rapport aux indicateurs, cela n’encourage pas beaucoup les grands investisseurs à venir s’implanter.
C’est pourquoi les autorités devraient s’appuyer sur des mesures justes, équitables et transparentes qui visent à bénéficier d’un climat d’affaires compétitif afin d’attirer plus d’investisseurs étrangers.