02/05/2023
La Résolution 2250 du Conseil de Sécurité de l’ONU, adopté en 2015, a jeté une base
juridique internationale très adéquate pour faire avancer le combat pour la
promotion des droits des jeunes à travers 5 Piliers majeurs notamment : Prévention,
Participation, Protection, Partenariat et Désengagement/ Réinsertion.
Plus de sept ans après, sa mise en œuvre demeure très mitigée bien que l’on puisse
noter des avancées très timides dans certains pays. En République Démocratique du
Congo comme dans d’autres Pays d’Afrique, des exercices d’évaluations de ladite
Résolution ont fait l’objet des débats citoyens. Pour la RDC par exemple, les 3
dernières années ont été marqués par des assises organisées par les organisations
des jeunes de la Société civile et ont abouti non seulement à l’identification des
quelques obstacles à l’implémentation avec succès de cet instrument juridique
international mais aussi à des recommandations formulés par les jeunes engagées
dans l’agenda Jeunes-Paix-Sécurité.
De ces constats enregistrés, il ressort d’une série d’assises organisées par la
Plateforme League of Youth for the Renaissance of Congo (LYREC) que la Résolution,
bien qu’adopté, ne bénéficie pas encore d’un cadre institutionnel approprié et
opérationnel au niveau international qui puisse appuyer tant les efforts des
gouvernements comme ceux des Organisations de la Société civile des jeunes, afin
de mieux promouvoir les 5 piliers prévus. C’est dans cette optique qu’un des Jeunes
Acteurs de la Société Civile Congolaise, Maitre Justus TSHIKONA KANUPABU
(Coordonnateur-Pays de LYREC), va commencer à partager l’une des solutions
contenues dans ses analyses sur l’Agenda Jeunes-Paix-Sécurité : la Création, dans le
système des Nations Unies, d’une Agence Internationale Autonome dénommée
« ONU-JEUNES ». Pour lui, il s’agira d’une grande innovation dans la quête des
solutions durables et efficaces pour la promotion et l’autonomisation des jeunes. Ce
sera donc Une Institution Internationale adéquate chargée d’une part, de la
mobilisation des fonds afin d’appuyer les Etats et les Société civiles du Monde en
matière des droits des jeunes et d’autres part, de s’assurer à l’échelle globale, de
faire avancer la stratégie de l’ONU en matière de la jeunesse dans l’agenda
mondiale de la Paix et de la Sécurité.
Une telle proposition, de portée mondiale, ne peut conduire à son effectivité que si
elle est portée par des dynamiques sociales et politiques des plusieurs Etats. C’est
pour répondre à cela que la Plateforme LYREC a lancé, depuis 2017, une série des
consultations des plateformes des jeunes aussi bien en Afrique que dans les autres
continents, avant de lancer en 2019, un processus officiel de Plaidoyer adressée au
Bureau du Secrétaire Général de l’ONU.