Front Républicain

Front Républicain Nous sommes un mouvement progressiste d'inspiration panafricaine qui prône la refondation en Guinée.

28/04/2024

Le temps de l'alternative Africaine.

L'article 34 de la constitution guinéenne de 1958 stipulait: "la République de Guinée peut conclure avec tout État africain des accords d'association ou de communauté, comprenant abandon partiel ou total de souveraineté en vue de réaliser l'unité africaine." Cette disposition fut reprise par le Père Modibo Keita dans la première constitution de la République du Mali.

Nous invitons Messieurs les Présidents des Républiques du Sénégal et de la Gambie, ainsi que les Présidents des Transitions Guinéenne, Malienne, Burkinabè, Nigérienne de prévoir et retranscrire cette vision des Pères Fondateurs dans leurs futures constitutions. Ils pourront poser des bases de la naissance d'un État fédéral qui nous ressemble.

L' Intégration étatique se fera sur la base de nos cultures et de nos repères. Pas autour de la Russie. Ni autour du putschisme. La Russie est un partenaire parmi tant d'autres. Quant au putschisme, ce n'est pas la norme. C'est l'exception. Nos repères, c'est notre appartenance sociologique et culturelle.

Nous devons donc mettre à profit cette dynamique souverainiste en vogue en Afrique de l'ouest dans le but de la création de la première Fédération d'États indépendants et souverains sur le continent. La Fédération une fois créée, pourrait être rejointe par d'autres États.

Nous nous réservons le droit de contacter les autorités des États concernés dans cette perspective. Nous nous réservons le devoir historique de nous mobiliser dans ce sens. Il est temps.

Nous sommes un mouvement progressiste d'inspiration panafricaine qui prône la refondation en Guinée.

Pour la révolution démocratique AfricaineL’élection du Président Bassirou DIOMAYE FAYE, fidèle compagnon du Camarade Pré...
28/03/2024

Pour la révolution démocratique Africaine

L’élection du Président Bassirou DIOMAYE FAYE, fidèle compagnon du Camarade Président O SONKO est une grande victoire pour tous ceux qui se réclament de la « Révolution Démocratique Africaine ». La Révolution Démocratique Africaine, c’est la conquête du pouvoir par les urnes, en ayant pour seules armes : la plume et la parole. Cette voix fut dégagée par les Pères : Kwamé NKRUMAH, Cheikh Anta DIOP, Sékou TOURE, Modibo KEITA… qui ont fait du panafricanisme politique un moyen de conquête et d’exercice du pouvoir. Qu’ils reposent en paix !

Aujourd’hui, la lumière nous vient du côté du Sénégal. Les héritiers de Cheikh A DIOP, de Mamadou DIA ont ouvert la marche, mobilisés derrière leur leader, le Camarade O. SONKO. Ainsi, nous souhaitons que cette dynamique populaire panafricaine se propage telle une traînée de poudre dans les autres pays Africains : au Bénin de Behanzin, au Togo de Sylvanius Olympio, en Guinée du Président Sékou Touré, en Guinée-Bissau de CABRAL, en Côte d’Ivoire de Biaka BODA…

Il est temps que les panafricanistes sincères comme les Présidents Sonko et Faye, prennent le pouvoir en Afrique et exécutent la vision politique des Pères Fondateurs sur les enjeux de panafricanisme, tels que: l’intégration Africaine et sous-régionale, le rééquilibrage des termes de l'échange avec nos partenaires, la diversification des partenariats, le non-alignement de notre diplomatie, la fin des bases militaires étrangères sur le continent, la lutte contre la corruption et le pillage de nos ressources, l’intégration économique et monétaire (ECO)…

Il est surtout temps de sauver la CEDEAO de l’influence des nébuleuses, de redynamiser la FORCE ECOMOG, de matérialiser l’intégration monétaire ECO des Pères Fondateurs… et d’opérer une transformation profonde de l’organisation en vue d’aboutir à une diplomatie commune et une union douanière sous-régionales. Bon vent au Sénégal de Cheikh Anta DIOP. Ensemble pour la continuation et la revalorisation de l'oeuvre des Pères Fondateurs…

Ensemble, nous vaincrons !!!
Pour le Front Républicain de Guinée

Sovietisme vs Françafrique: quelle alternative face aux nébuleuses?La chute de la françafrique à laquelle nous assistons...
18/02/2024

Sovietisme vs Françafrique: quelle alternative face aux nébuleuses?

La chute de la françafrique à laquelle nous assistons depuis quelques années, est un couteau à double tranchant. Nos actions militantes ont certes permis d'éveiller les consciences face aux crimes de la françafrique, mais cette chute risque de profiter à une autre nébuleuse: le soviétisme. Entendons-nous bien ! Il ne s’agit nullement d’un appel antirusse ou anti-français. La Russie et la France sont des partenaires avec lesquels nos Etats doivent coopérer dans une dynamique de convergence des intérêts. Aussi, notre ligne politique recommande le non-alignement. Il serait donc illogique de vouloir exclure tel ou tel partenaire.

C'est en tant que nébuleuse qui freine le développement de l'Afrique francophone que nous avons combattu la françafrique. Mais nous ne combattons pas la France. Nous estimons cependant que pour une meilleure coopération entre nos Etats, la françafrique doit nécessairement être anéantie. C’est un système qui fut à la base de l’assassinat de centaines de dirigeants progressistes Africains : Sankara, Félix Moumié, Modibo Keita, Kadhaffi… C’est un système qui a contribué au pillage, à l’appauvrissement et au re**rd de l’Afrique francophone noire. Sa disparition est indispensable à l’établissement et à la pérennisation des relations de confiance entre l’Afrique et la France.

Aussi, nous combattons le soviétisme en tant système et mode de gouvernance basé sur l’intolérance et le brassage de l’humain. Mais nous ne combattons pas la Russie. Tout comme les autres partenaires, nous comptons coopérer avec elle dans la même dynamique de convergence d’intérêts. Le soviétisme est quant à lui, un danger pour la démocratisation et la stabilité du continent. Des putschistes qui se cachent derrière la puissance de la Russie pour soumettre par la force leurs populations, ce n’est pas cette Russie que nous voulons comme partenaire. Il n’est donc pas question que le soviétisme paraisse comme l’alternative à la françafrique. L’alternative, ce n’est pas de quitter un cheval sourd pour un cheval aveugle. L’alternative, c’est de trouver le bon cheval. Le nôtre.

Donc, face à ce constat, la naissance d’une troisième voie s’impose à nous comme un impératif pour protéger et privilégier la cause supérieure des Peuples Africains. Une voie populaire, panafricaine, progressiste et non-alignée. Une voie fondée sur la vision émancipatrice des Pères Fondateurs : N’Krumah, Sékou Touré, Modibo Keita, Lumumba, Nyobè, Rawlings, Kadhaffi…

Nous ferons publier dans les jours à venir une tribune explicative de ce que nous appelons l’alternative Africaine face à l’influence des nébuleuses.

Modestement,

Analyses et recommandations D'abord, nous nous réjouissons de la prestation du Président de la Transition à la tribune d...
23/09/2023

Analyses et recommandations

D'abord, nous nous réjouissons de la prestation du Président de la Transition à la tribune de l’ONU. La République en pleine crise institutionnelle, est dirigée par un régime d'exception à la tête duquel, gouverne un comité politico-militaire piloté par le Colonel Mamadi Doumbouya. À ce titre, le Colonel est bien placé pour porter la voix de ce régime d'exception à la face du monde. Son passage, je le souhaite, permettra à chacun de se faire une idée de l'agenda du CNRD. Maintenant, analysons le discours :

Primo, nous regrettons que le Colonel n'ait fait aucune mention des objectifs du développement durable, pourtant thème principal de cette 78 ème session. Rien sur la paix, rien sur la prospérité, rien sur la durabilité, alors que notre pays connaît depuis quelques années des intempéries saisonnières dues entre autres causes, au dérèglement climatique. La tribune des Nations Unies est pourtant le lieu le mieux indiqué pour rappeler aux gros pollueurs, quelle est leur responsabilité dans la dégradation de notre écosystème. Mais le Colonel est passé à côté du principal thème.

Secundo, nous partageons son appel à réformer l'Organisation des Nations Unies. Nous pensons quant à nous, que l’Afrique a sa place à prendre au sein du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Nous partageons surtout son appel au non-alignement des États Africains. L'État fédéral, l'Afrique des Cinq États régions, comme planifiée par les Pères Fondateurs. Que le monde sache que l'Afrique est elle-même un bloc qui ambitionne de s'affirmer dans le concert des puissances géopolitiques du monde. Tous les États émergents du Continent sont des États non-alignés. l'Afrique du Sud, l'Égypte, le Nigeria, l'Algérie, l'Éthiopie, le Kenya, la Tanzanie, le Maroc, l’Angola… ce sont des États jaloux de leurs souverainetés et de leurs orientations non-alignées, dans la théorie et dans la pratique. J’invite les autres juntes à s’inscrire dans la dynamique non-alignée. Parce que la diversification des relations diplomatiques est gage de stabilité et de développement.

Tertio, nous partageons ses réserves sur la démocratie libérale, même si ce passage de son discours reste confus et inquiétant. Confus, parce que le Colonel confond la démocratie au multipartisme intégral. Un meilleur conseiller lui aurait évité cette confusion. Il a en effet confondu et réduit la démocratie au multipartisme intégral, alors que cela n’est qu’une forme parmi tant d’autres de démocratie. Que le Colonel sache que le multipartisme intégral n’est pas le seul modèle de démocratie qui existe. La forme de démocratie représentative elle-même, n’est pas la seule forme démocratique qui existe.

Par exemple, en Afrique du Sud, il existe un système de multipartisme avec parti dominant (l’ANC). Ainsi, pour être élu Président en Afrique du Sud, il faut être élu au sein de l’ANC qui regroupe plus de 90 % de la population. Au Maroc, il existe une monarchie constitutionnelle. Le Peuple du Maroc en fonction de ses traditions arabo-musulmanes, a librement prêté allégeance à une lignée familiale proche du Prophète Mohamed, avec la consécration des libertés individuelles et collectives. Et ça marche très bien. La Tanzanie et le Kenya sont des démocraties semi-participatives. L’Éthiopie est une République fédérale à régime parlementaire. Et ça marche très bien. Le Cap-Vert, le Kenya, l’Angola, le Botswana… Tous sont des États démocratiques et stables, tournés vers le développement. Parce que la stabilité précède le développement. (Indépendance – Démocratie - Développement). C’est cela la bonne voie.

Donc ce n’est pas la démocratie qui est en cause dans ce discours, c’est le modèle de multipartisme intégral imposé au sommet de la Baule et qui ne correspond pas aux réalités multiethniques et multiculturelles de notre société nationale, qui est en cause. Comme le Colonel, nous pensons que la Guinée, notre pays est capable de produire un système propre de démocratie, qui satisfasse au besoin fondamental de régulation et de légitimation de la vie nationale. Un système inclusif fondé sur le respect des principes universels : la volonté populaire, la sauvegarde des libertés fondamentales, l’alternance démocratique…

Nous lui recommandons cependant d’éviter le procès contre la démocratie, si jamais cela figure dans ses intentions. Le procès contre la démocratie est un discours tenu par des vieux dictateurs et leurs apprentis pour justifier de leurs volontés de s'éterniser au pouvoir. Que le Colonel sache que la démocratie est la meilleure forme de gouvernance qui existe. Elle est gage de stabilité, parce qu’elle seule émane et consacre la volonté du peuple comme souveraine. Tous les pays qui émergent en Afrique sont des États démocratiques et stables. Et les pays qui triment sont des États instables dirigés par des dictateurs corrompus de quarante (40) ans. Ce ne sont pas des modèles à suivre.

Par ailleurs, le procès contre la démocratie est révélateur d'un manque de sciences. Un manque de sciences, parce que n'importe quel Homme de culture sait que ce sont les sociétés Africaines qui ont produit la première charte évoquant les libertés individuelles et collectives : la Charte du Mandingue. Même l’alternance n’est pas étrangère à l’Afrique. Les deux grandes familles (Alphaya et Soryah) fondatrices du Fouta Djallon ont pratiqué l’alternance démocratique, bien avant le sommet de la Baule de 1990. Donc, affirmer que la démocratie est une denrée importée à l'Afrique est la pire des chimères qui soient. La démocratie est africaine, c’est le multipartisme intégral qui ne nous correspond pas.

Quarto, le Colonel se fourvoie sur la CEDEAO. La Guinée de Sékou Touré cofondatrice de l’institution a contribué à en poser les bases : une organisation politique, économique, monétaire, militaire et diplomatique. La CEDEAO n’est pas sans reproches, j’en conviens avec le Colonel. Mais elle reste à nos jours, l’une des meilleures visions de l’intégration africaine : l’élimination des barrières douanières et passeport commun. Libre circulation des personnes, des biens et services. Armée commune ECOMOG dont l’utilité n’est plus à démontrer. Une monnaie commune dont les bases furent posées à Conakry par Sékou Touré et Rawlings en 1983. Une diplomatie commune en perspectives. Que le Colonel se garde de renier la vision et l’héritage du Paternel sur cette question. Le Général Lansana Conté avait quant à lui, poursuivi l’œuvre du Président Sékou Touré dans ce sens. Le Président Alpha Condé également. La Guinée, le Ghana et le Nigeria sont les pays qui ont le plus consenti de sacrifices pour la CEDEAO, dans le cadre de l’ECOMOG et de l’ECO.

Nous recommandons au Colonel de se rapprocher d’hommes de culture et de sciences Ismael Condé, Bana SIDIBE, Bonata Dieng, Justin Morel Junior, Elhadj Lelouma Diallo… Les Pères Fondateurs ont imaginé la CEDEAO comme un Etat-région parmi les cinq autres de l’État Fédéral en construction. Tous les dirigeants de la Guinée ont posé des actes en faveur de la préservation de la CEDEAO. Que le Colonel se distingue de cette tendance qui s’en prend à la démocratie et à la CEDEAO.

Quinto, nous partageons l’appel du chef de l’État à la transformation des matières premières sur place. Nous avons déjà publié un article scientifique dans ce sens. Mais nous regrettons qu’aucune transformation structurelle n’ait été envisagée pour contrer cela. Que le Colonel sache que les multinationales n’ont pas toujours intérêt à créer des raffineries sur le continent. C’est un manque à gagner dans leurs portefeuilles. C’est à nos États d’en créer les conditions. Nous lui recommandons de dépasser les dénonciations, ce n’est pas son rôle. La dénonciation revient aux acteurs de la société civile. Un dirigeant prend des mesures. Que le Colonel acte la transformation structurelle des secteurs de l’économie. Deux ans après le putsch, très peu d’actes allant dans le sens de la refondation ont été posés. Les discours doivent s’accompagner d’actes concrets.

Enfin, critiquer la corruption en étant soit même compromis ou complaisant de la délinquance financière de ses commis, est une chimère. Tout guinéen sincère sait que le régime de la transition guinéenne est le pire de toutes les juntes en matières de corruption. Des scandales de marchés de gré-à-gré à 6 millions de dollars, à 8 millions de dollars… pour une simple rénovation, ne font rire personne.

Invoquer l’impérialisme comme cause de notre échec est un jugement partial. La françafrique a sa part de responsabilité dans le re**rd de nos États, c’est un fait. Mais le principal coupable, c’est nous. Nos États sont confrontés à un problème de gouvernance. En Guinée, nous avons un État bourgeois à la tête duquel gouverne une élite corrompue. C’est le sens de notre appel en faveur de la refondation de l’État depuis 2018. C’est en connaissance de cause que nous prônons une vision transformationnelle de notre société et de l’appareil de l’État. Nous espérons que le CNRD posera des actes concrets allant dans ce sens.

20/08/2023

Soutien à la transition au NIGER

Il est loisible, voire admirable de se battre pour le retour à l'ordre démocratique au Niger. Mais la démocratie ne s’instaure pas par la guerre. Je suis moi-même pour le respect de l'ordre démocratique. Et il est impensable pour moi d'accompagner la monarchisation d'un régime issu des armes. Je ne l’ai pas fait en Guinée, je ne le ferai pas ailleurs. Nous sommes en démocratie désormais, le scrutin universel reste la seule et l'unique voie de conquête du pouvoir. Nul ne peut parce que disposant de jouets dangereux, s'auto-designer "seigneur" et se penser légitime. Le retour à l'ordre démocratique doit être l'objectif. Mais la guerre n'est pas à mon sens, la voie idéale.

Aussi, au regard des dernières évolutions : soutien populaire des masses, adhésion de l’armée, ouverture d’un couloir de discussions, organisation future d’un dialogue national inclusif, mise en place des organes de la transition… nous nous inclinons face à la volonté populaire de tourner la page du président Bazoum. Nous nous tenons aux côtés du Peuple du Niger dans sa volonté de refondation de l’État. Nous invitons les nouvelles autorités au respect de cette volonté qui se trouve au dessus de toute force dans l’ordre interne. Que les nouvelles autorités n’oublient pas que c’est grâce à la volonté du Peuple dans sa majorité et sa diversité que la transition sera validée. Qu’elles sachent que le meilleur soutien de la transition, c’est le Peuple. Pas les armes !

Nous saluons l’esprit d’ouverture et la sagesse de la CEDEAO à privilégier la résolution des conflits par la voie diplomatique. Nous saluons des dirigeants comme celui du Cap-Vert qui ont privilégié la cause du Peuple. Nous regrettons cependant l’attitude belliqueuse et inconséquente de certains dirigeants de l’institution qui, en vils pions de la françafrique, agissent contre les intérêts africains. Nous disons notre déception face à ce qu’ils sont : des ennemis de l’Afrique. Qu’ils sachent que nous ne leur laisserons jamais détruire la CEDEAO si chèrement bâtie par les Pères Fondateurs. LES VRAIS ! Pour avoir agi contre l’Afrique, qu’ils sachent que leur place est définitivement dans les poubelles de l’histoire.

Aux USA, à la Chine, à la Russie, nous disons notre sincère gratitude pour leur pondération. Et nous les invitons à se tenir aux côtés du Peuple du Niger dans sa lutte contre le terrorisme et sa volonté de refondation. Aux autres partenaires, nous invitons au respect de cette volonté démocratiquement exprimée, et à une nouvelle forme de coopération dans la convergence des intérêts.

Vive une transition inclusive et apaisée
Que Dieu bénisse l’Afrique et le Niger

Nous sommes un mouvement progressiste d'inspiration panafricaine qui prône la refondation en Guinée.

Nous soutenons la décision de la CEDEAO quant à l'option militaire en dernier recours. Nous insistons sur le caractère d...
11/08/2023

Nous soutenons la décision de la CEDEAO quant à l'option militaire en dernier recours. Nous insistons sur le caractère de dernier recours comme l'a mentionné la CEDEAO

Nous saluons la grandeur de la CEDEAO quant à sa volonté de privilégier le dialogue comme socle de la résolution du problème. Nous saluons sa main tendue et son ouverture au dialogue.

À la charge de la junte de s'ouvrir à la CEDEAO, aux USA au mieux de ses intérêts. En appeler au mercenariat dans l'intention anecdotique de se maintenir, est voué à l'échec. Ni Wagner ni aucun groupe ne confisquera le destin du Peuple du Niger. Le brave Peuple du Niger aspire à vivre libre et bénéficier de ses immenses richesses. Pour cela, le dialogue reste la panacée.

À la charge de la junte d'impliquer la classe politique représentative de la société nationale Nigérienne, seule dépositaire de la légitimité populaire. Le concours des barons comme Hama Amadou est primordial dans la situation actuelle. Seule la classe politique majoritairement unie peut se prévaloir de la légitimité populaire.

Nous rappelons que les putschistes faisaient eux-mêmes partie intégrante du système francafricain qui a appauvrit et affamé ce Peuple riche, digne et fier. Donc vouloir écarter la classe politique représentative de la société nationale Nigérienne jette l'anathème sur leurs intentions.

Nous saluons la grandeur des partenaires les plus importants : USA, Chine et Russie quant à leur implication en faveur du dialogue et la pondération.

Nous regrettons cependant l'attitude pyromane de certains partenaires qui soufflent sur les braises. Nous leur rappelons que s'ils en sont à ce niveau de développement, c'est grâce à l'Afrique. Nous leur disons aujourd'hui, et que cela soit intégré, que s'ils agissent contre les intérêts de l'Afrique. Le divorce est inéluctable. Et ils n'y pourraient absolument rien. Ce serait dans ce cas, un processus irréversible.

Nous rappelons à tous les partenaires que l'Afrique regorge d'assez de richesses pour sauver et développer le monde. Mais cela se fera inéluctablement dans une dynamique positive de convergence des intérêts. L'époque de la prédation est révolue.

Nous disons pour finir, que le Niger a tourné la page Bazoum. Cela est définitif. Et la volonté populaire s'impose à toute force dans l'ordre interne. Le retour à l'ordre démocratique que nous espérons vise désormais l'organisation d' élections crédibles.

Que Dieu bénisse l'Afrique et le Niger...

Pour le Front Républicain

Totale solidarité à Ousmane Sonko, Président et Candidat du Pastef aux futures présidentielles au Sénégal. Il vient d'êt...
28/07/2023

Totale solidarité à Ousmane Sonko, Président et Candidat du Pastef aux futures présidentielles au Sénégal. Il vient d'être arrêté après avoir été illégalement séquestré des semaines durant.

Le Front Républicain lui renouvelle son soutien.

Le Front

02/07/2023

SOUVENIR... RIP Hadja !!

A Mme DIALLO Hadja Rabiatou Serah
Présidente du Conseil Économique et Social

Madame,

C’est avec honneur que nous sollicitons votre participation au symposium que nous comptons organiser les 28 et 29 Septembre 2018, dans la salle mythique du 28 septembre au Palais du Peuple à partir de 13h 30.

Cette rencontre, ayant pour objectif de sensibiliser l'opinion nationale sur la nécessité de l'organisation d’une conférence nationale en Guinée, s’inscrit en droite ligne de la réhabilitation de la mémoire collective et du raffermissement du tissu social en Guinée. Elle aura pour thème : « «Guinéens unis pour la réhabilitation de la mémoire collective, dans la perspective d’une véritable réconciliation nationale» »

Madame, vous êtes aujourd'hui l'une des rares personnalités à faire consensus au sein de notre société nationale. Votre parcours et votre personnalité impartiale, votre combat pour les droits humains et la démocratisation de notre pays, font de vous la personne idéale pour présider cette rencontre.

Madame la Présidente, c’est en tant que guinéens conscients de la montée des tensions communautaires, et soucieux du devenir de la Nation que nous vous invitons à soutenir notre action, pour en finir avec cette spirale de haine.

C'est à ce titre que nous sollicitons auprès de vous, un entretien afin de vous exposer davantage le contenu et la portée de notre projet, ainsi que le rôle que nous attendons de vous en tant que Présidente de séance.

Dans l’espoir donc que notre requête retienne votre attention, nous vous prions, Madame la Présidente, de croire à l'expression de notre très haute considération.

Conakry, le 07 août 2018
Kémoko Camara
Porte-Parole du Front Républicain

Nous sommes un mouvement progressiste d'inspiration panafricaine qui prône la refondation en Guinée.

Bon diagnostic du phénomène de l'immigration. Le président Kémoko Camara situe les responsabilités et prône l'émergence ...
21/11/2022

Bon diagnostic du phénomène de l'immigration. Le président Kémoko Camara situe les responsabilités et prône l'émergence d'un paradigme nouveau

POUR EN FINIR AVEC L'ÉMIGRATION DE MASSE

En Europe, la droite extrême s’excite sur la présence d’un million de personnes aux portes d ‘un continent de 500 millions d’habitants, un continent qui s’est enrichi des siècles durant en pillant chez les autres, plus précisément en Afrique, en Amérique Latine, en Asie. En Italie par exemple, l’immigration est le principal sujet de campagnes électorales. Il suffit d’osciller la fibre « anti-migrant » pour se tailler une machine électorale. Alors, les candidats extrémistes rivalisent à criminaliser les étrangers. On les reproche souvent à tort de faire du dumping social pour prendre le travail des nationaux européens, ou d’être des délinquants. Giorgia Méloni, Marine Le Pen, Eric Zemmours, Pécresse … tous rivalisent à paraître le plus rigoureusement stigmatisant envers les immigrés. Ils doivent leur popularité à ce populisme haineux à l’endroit des étrangers.

Or en Afrique, l’émigration vers l’Europe est perçue encore comme un eldorado, un moyen d’ascension sociale permettant à de nombreuses personnes d’accéder à de meilleures conditions de vie. Alors nos villes et nos campagnes se vident de cerveaux et de bras valides à la recherche d’une meilleure vie ailleurs. Qu’en est-il en réalité ? L’immigration est-elle une menace pour l’Europe ou une opportunité? Quelles retombées sur l’Afrique ? Qu’en est-il de la responsabilité des dirigeants Africains face à l’émigration massive qui menace le dépeuplement du continent ? Et surtout quelles solutions face à la crise migratoire ?

Il faut rappeler que les mouvements de migration sont vieux comme le monde. Depuis l’aube des temps, les peuples ont toujours migré en quête de ressources ou de meilleures conditions de vie. C’est un phénomène complexe qui doit être traité avec hauteur, repartie et minutie. Si hier, les occidentaux ont migré par millions chez les Africains, chez les indiens, chez les asiatiques… à la recherche de richesses et de meilleures conditions de vie, aujourd’hui c’est par instinct de survie que des populations fuient les guerres, les effets du dérèglement climatique et du pillage économique à la recherche de meilleures conditions et qualités de vie. Si une partie de l’opinion publique européenne s’élève contre la présence de millions d’étrangers sur le sol européen, force est de préciser que des contrées entières se vident en Afghanistan, en Afrique, au Pakistan, etc. pour gonfler le pôle attractif occidental. Autant le surpeuplement est en cours en occident, autant le dépeuplement est en cours ailleurs sur une autre partie de la planète.

Dès lors, l’intelligence Humaine devrait aborder cette question migratoire non sous l’aspect du nationalisme étriqué, mais plutôt sous le prisme humain, intellectuel, celui de la réflexion et de l’analyse profonde des défaillances d’un système international aux abois. En effet, la crise migratoire est la conséquence directe des dysfonctionnements voulus ou non de la mondialisation. C’est l’échec du substrat même de la mondialisation. C’est la théorie du village planétaire qui prend un coup. C’est la belle idée selon laquelle un investisseur européen peut maximiser ses profits en Asie ou en Afrique, et qu’un citoyen latino-américain ou Africain puisse trouver son bonheur en Amérique ou en Europe, qui est en cause avec cette crise. Il est clair désormais que le pillage de l’Afrique en vue de la concentration des richesses en Occident n’est en faveur de personne. Force est de reconnaître que la mondialisation repose sur un système qui a fait son temps. Et l’émigration massive est la conséquence de cet échec.

Il est donc illusoire d’aborder ce phénomène sous le prisme du choc civilisationnel, comme le font les idéologues et théoriciens du grand remplacement. Il ne sert à rien de propager des discours de haine « anti-migrants » et en même temps soutenir les guerres et/ou les multinationales qui pillent l’Afrique. D’autant plus que la crise migratoire est la conséquence directe des guerres de la Libye, de l’Afghanistan, de l’Irak, de la Syrie et du pillage de l’Afrique. Il n’y a qu’à voir l’origine des migrants pour s’en rendre compte. Donc l’attitude ambivalente de l’extrême droite à soutenir le pillage et les guerres, et en même temps s’exciter sur la présence de personnes sinistrées aux portes de l’Europe, est démagogique. Nous nous souvenons du soutien des partis politiques italiens en faveur de Trafigura group, lorsque cette multinationale fut poursuivie pour avoir déversé des déchets chimiques en Côte d’Ivoire. Nous avons conscience des accointances de la droite extrême française avec Bolloré dont les crimes sociétaux, économiques et environnementaux en Afrique ne sont plus à démontrer.

Mais en tant qu’Africain, l’honnêteté exige d’indexer la duplicité des dirigeants du continent dont la responsabilité n’est pas des moindres dans cette alarmante situation. Parce qu’« Il n’y a pas de corrupteurs sans corrompus ». Je voudrais surtout alerter sur le dépeuplement du continent. Je signale que c’est l’Afrique qui se vide de ceux-là qui devraient constituer des bras valides, des forces de production dans une perspective d’industrialisation du continent. L’explosion démographique est une énorme opportunité que rate l’Afrique pour amorcer son développement et devenir une puissance.

Rappelons que la Chine, l’Inde ont capitalisé sur leurs démographies pour industrialiser leurs pays et devenir des puissances économiques et géopolitiques. Rappelons que la démographie figure parmi les facteurs constructeurs d’une puissance géopolitique. Signalons que le Canada compte sur une explosion démographique pour devenir une puissance. L’Afrique quant à elle, risque de perdre cette opportunité. Parce que sa jeunesse et nombreux de ses cerveaux (environ 700 000 personnes chaque année) émigrent en dehors du continent. Ils sont estimés de nos jours à 28 millions d’africains vivant en dehors du continent, dont la moitié en Occident. Il est de la responsabilité des dirigeants africains de créer des conditions d’employabilité permettant aux jeunes de se projeter et réussir sur place. Il leur revient d’exiger des gros pollueurs la « réparation des dommages environnementaux et sociétaux ».

En tant qu’humaniste, je rêve d’une société internationale de solidarité et de partage. J’ai foi en l’humain, en sa capacité de s’améliorer et d’influencer positivement le monde. Je crois aux valeurs de solidarité et de partage entre les Peuples du monde. Je suis contre l’anti-mondialisme, je suis de ceux qui croient que le monde est ainsi fait pour que l’investisseur occidental puisse maximiser de manière éthique ses profits en Afrique ou en Asie, et/ou que le citoyen du monde trouve son bonheur en Occident ou ailleurs. Pourvu que les investissements soient éthiques, je propose l’investissement étranger comme solution à l’émigration massive, surtout dans le secteur industriel. Je suis donc naturellement contre la diabolisation de l’immigration, je suis contre le mépris de l’humain. Je suis pour l’émergence d’un paradigme international nouveau. Un paradigme qui place l’humain au centre du système international. Une société internationale dont la finalité est l’humain d’abord.

Donc contrairement aux narratifs stigmatisant de grand remplacement, l’immigration est un phénomène vieux comme le monde dont les causes peuvent être multiples. Quant à l’émigration massive, ses causes se trouvent dans le dysfonctionnement d’un système international à bout de souffle. Mon objectif dans cette sortie n’est pas de criminaliser l’émigration. Vivant moi-même en dehors du continent, je ne suis certainement pas mieux indiqué pour moraliser ceux qui émigrent. Mais je suis bien placé au regard de mon expérience personnelle de l’immigration, d’analyser les causes et de proposer des solutions. Et j’en conclus qu’il faut un paradigme nouveau permettant de placer l’humain au centre des relations internationales, et de coopération internationale, permettant ainsi aux populations de rêver et de réussir chez elles. Mais cela fera l’objet de la deuxième partie de mon travail, où il sera question de solutions crédibles face à la crise migratoire.

Kémoko CAMARA

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Gbessia Olympio
Matam

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