16/03/2026
Les équipes municipales des deux îles devront rapidement se concerter et défendre les intérêts de l’archipel Saintois. Elles devront sans tarder avec les élus de la Région et du Département se positionner sur un projet de résolution d’évolution institutionnelle et/ou statutaire des Saintes en parallèle de celle de la Guadeloupe. Un enjeu prioritaire en raison du calendrier et des débats ouverts sur la question au congrès des élus en Guadeloupe en amont du référendum qui devrait suivre. Actuellement, l’absence de proposition d’un projet distinct de la part de nos représentants fait largement grief aux Saintes. Ces élus à qui l’on fait miroiter comme démocratique l’attribution de deux sièges dans le projet de nouvelle assemblée d’une Guadeloupe autonome (art.74) mais dans laquelle, en réalité les élus quand bien même ils seraient saintois n’auraient aucun poids décisionnel pour leurs territoires dans un scrutin à la proportionnelle. Les Saintes subiront donc les décisions de la Guadeloupe et seront contrôlées par la liste majoritaire élue en Guadeloupe dans son champs de compétences, mais pire encore seront représentées par des personnes qu’elles n’auront pas choisis comme c’est le cas actuellement aux régionales après la réforme du mode de scrutin, passant d’un scrutin uninominal à deux tours par canton à un scrutin de liste à la proportionnelle. La force de représentation des Saintes par ailleurs, déjà aussi réduite à néant également aux départementales après la réforme supprimant le canton des Saintes et l’intégration forcée à la communauté d’agglomération du sud Basse-Terre à qui les maires sont obligés de transférer une partie de leurs compétences et leurs ressources non des plus négligeables. (Taxe de séjour par exemple) En outre plus largement, c’est aussi l’occasion de négocier un redécoupage des circonscriptions législatives et enfin attribuer aux dépendances du Sud un député à leur territoire plus juste et plus efficace pour faire entendre leurs doléances. Il est plus logique que ce groupe d’îles qui totalise ensemble le nombre nécessaire d’habitants pour cette attribution et aux problématiques communes soit représenté directement au parlement national par leur élu qui connaîtrait au mieux ses réalités. Cette réflexion est capitale, l’avenir des Saintes à exister en tant que territoire unique est en jeu!