Lire En Israël

Lire En Israël Votre bibliothèque en français à Gan Yavne.

Tarif:
5 shekels pour 1 roman (emprunt de 3 semaines)
Caution de 75 shekels par livre emprunté
Pénalité de re**rd: 1 shekel par jour.

Recommandation de la semaine: Le Coiffeur de Marie-Antoinette et autres oubliés de l'histoire de Frédéric Richaud. En vé...
27/04/2026

Recommandation de la semaine: Le Coiffeur de Marie-Antoinette et autres oubliés de l'histoire de Frédéric Richaud.

En véritable chasseur d'histoires, Richaud dresse le portrait de soixante-quinze seconds rôles qui ont vécu dans l’ombre d’un grand homme (Napoléon, James Dean, Marcel Proust…) ou d’un grand événement (le débarquement de Normandie, la conquête de l'espace, la découverte de l’Amérique…). Chacun son tour et à sa manière, parfois même sans le vouloir, ils ont ainsi contribué à écrire l’histoire du monde.

Si vous cherchez de quoi passer le temps sans vous prendre la tête ce livre est parfait pour vous. Recueil d'anecdotes sur des personnes lambdas comme vous et moi il nous permet de comprendre comment l'histoire devient l'Histoire. Ici, pas de Napoléon triomphant ni de rois uniquement vus sous l’angle du pouvoir, mais toute une galerie de personnages secondaires, oubliés, parfois invisibles, qui ont pourtant gravité autour des grands événements. Le point de départ est l'histoire sur le coiffeur de Marie-Antoinette et le ton est vite donné: on est dans l’intime, dans les coulisses, là où l’Histoire devient humaine, presque fragile. Le style de Richaud joue beaucoup dans le plaisir de cette lecture : c’est fluide, vivant, avec une pointe d’ironie et d’humour. Certaines anecdotes sont plus intéressantes que d'autres mais en toute honnêteté vous misez sans prendre de risque sur une lecture divertissante avec ce livre.

Envie de l'emprunter? Avec plaisir. Je vous rappelle le concept de ma bibliothèque qui se situe à Gan Yavne.

Tarif:
5 shekels pour 1 roman (emprunt de 3 semaines)
Caution de 75 shekels par livre emprunté
Pénalité de re**rd: 1 shekel par jour.
Contactez moi pour plus de questions ou si vous avez besoin de conseils de lecture.
Vous trouverez sur le site la liste de tous les ouvrages disponibles ainsi que leur statut.

Bonne lecture!

https://johannabou.wixsite.com/lirenisrael

Coup de coeur de la semaine: Un monde à refaire de Claire Deya. Hyères, 1945. C'est presque l'été, presque la paix. Aprè...
20/04/2026

Coup de coeur de la semaine: Un monde à refaire de Claire Deya.

Hyères, 1945. C'est presque l'été, presque la paix. Après cinq années de conflit, tous n'aspirent qu'à revivre, libres. Et pourtant, sur les rives de la Méditerranée, des millions de mines laissées par les Allemands menacent d'exploser. Qui s'en souvient ? Comment trouver sa place dans ce monde que l'on ne reconnaît plus, lorsqu'on revient des camps, comme Saskia, ou du maquis, comme Fabien ? Quand on recherche au milieu du chaos, comme Vincent, la femme qu'on aime d'un amour fou, incandescent, et qui a disparu ? Pour saisir l'infime chance de retrouver Ariane, Vincent est prêt à tout, jusqu'à s'engager dans l'enfer d'une équipe de démineurs. Entre Hyères et Saint-Tropez, des résistants, des aventuriers travaillent sous haute tension avec des prisonniers allemands à nettoyer les plages des engins de mort qui piègent la riviera. C'est presque l'été, presque la paix : certains reprennent leur souffle, d'autres risquent leur peau. Sans autre choix que de réinventer leur vie.

Deya nous plonge dans une Europe meurtrie où tout est à reconstruire, les villes, les vies mais surtout les liens entre les êtres. Au cœur du récit, des personnages marqués par la guerre tentent d’avancer malgré les cicatrices invisibles laissées par les conflits. La rencontre entre des destins opposés, notamment entre Français et Allemands, devient le terrain fragile d’une possible réconciliation, dans un contexte où la haine et la méfiance semblent encore omniprésentes après trois guerres successives qui ont ravagé les relations entre les deux peuples. J'ai trouvé cette partie vraiment bien écrite, j'ai eu l'impression d'être totalement immergée au sein de la communauté et de comprendre les doutes mais les espoirs de chacun.

Le roman explore avec finesse des thèmes profondément humains : le pardon, d’abord, difficile, presque impossible, mais pourtant nécessaire pour espérer avancer. Accorder le doute à l’autre, accepter qu’il ne soit pas uniquement défini par son camp ou son passé, devient un acte courageux. La notion de seconde chance traverse tout le récit, posant une question essentielle : peut-on vraiment reconstruire sans pardonner ? À travers une écriture sensible et nuancée Deya interroge notre capacité à dépasser les rancœurs, à faire confiance à nouveau et à croire qu’au milieu des ruines peut encore naître quelque chose de juste et d’humain.

Bref une vraie pépite que je ne peux que vous recommander.

Envie de l'emprunter? Avec plaisir. Je vous rappelle le concept de ma bibliothèque qui se situe à Gan Yavne.
Tarif:
5 shekels pour 1 roman (emprunt de 3 semaines)
Caution de 75 shekels par livre emprunté
Pénalité de re**rd: 1 shekel par jour.
Contactez moi pour plus de questions ou si vous avez besoin de conseils de lecture.
Vous trouverez sur le site la liste de tous les ouvrages disponibles ainsi que leur statut.

Bonne lecture!

https://johannabou.wixsite.com/lirenisrael

Envie de légèreté et de rire? J'ai exactement ce qu'il vous faut!Dans cette trilogie pétillante, Lauren Landish nous emb...
06/04/2026

Envie de légèreté et de rire? J'ai exactement ce qu'il vous faut!

Dans cette trilogie pétillante, Lauren Landish nous embarque dans une comédie romantique moderne, drôle et délicieusement addictive. Tout commence avec Mon fiancé chic en toc, où une relation arrangée censée être purement fictive se complique rapidement lorsque les sentiments s’en mêlent. Entre faux-semblants et vérités qui débordent, les personnages se retrouvent pris dans un jeu dangereux où le cœur ne suit plus les règles. Dans Mon mariage chic en toc, l’histoire prend de l’ampleur : ce qui devait rester une mascarade évolue vers quelque chose de bien plus réel avec son lot de doutes, de tensions et de moments tendres. Enfin, Lune de miel chic en toc vient clore la saga en beauté, mêlant passion, humour et révélations, dans un décor propice aux émotions fortes. À travers ces trois tomes, l’autrice explore avec légèreté et finesse les thèmes de l’amour imprévu, de l’engagement et de la frontière parfois floue entre illusion et réalité. Le tout est porté par des dialogues vifs, des situations cocasses et une alchimie entre les personnages qui fait mouche. Une saga idéale pour s’évader, sourire et croire, le temps de quelques pages, que même les histoires les plus improbables peuvent devenir les plus sincères.

Envie d'emprunter la saga? Avec plaisir. Je vous rappelle le concept de ma bibliothèque qui se situe à Gan Yavne.

Tarif:
5 shekels pour 1 roman (emprunt de 3 semaines)
Caution de 75 shekels par livre emprunté
Pénalité de re**rd: 1 shekel par jour.

Contactez moi pour plus de questions ou si vous avez besoin de conseils de lecture.
Vous trouverez sur le site la liste de tous les ouvrages disponibles ainsi que leur statut.

Bonne lecture!

https://johannabou.wixsite.com/lirenisrael

Comment ça va mes amis les lecteurs? D'habitude même en temps de guerre ou Corona ou re guerre ou re période pas tranqui...
25/03/2026

Comment ça va mes amis les lecteurs?

D'habitude même en temps de guerre ou Corona ou re guerre ou re période pas tranquille dans le pays je vous écris plus tôt là impossible de me poser devant l'ordinateur. Comment vous gérez cette nouvelle guerre? D'un point de vue physique et mental j'entends. Ici ça peut aller mais je vous avoue que je suis crevée. Je ne m'attendais absolument pas à ce que les enfants soient avec moi dès Pourim, les rumeurs allaient bon train mais même quand je m'imaginais que ça allait péter je ne pensais pas que ça durerait autant de temps. Et puis, je suis entrée dans cette guerre très confiante, je venais de finir les travaux du mamad avec mon mari, mes enfants ont enfin un vrai lit 2 places sur lequel dormir, on a posé des étagères, on a notre trousse de secours, de l'eau, de la nourriture bref tout pour être tranquille. A cause des rumeurs j'avais commencé à stocker dans mon cagibi tout ce que je pouvais et je disais en riant (mais sérieusement) que je pouvais rester 2 semaines sans sortir en cas de rupture du quotidien et malgré tout nourrir notre famille de 6 sans problème. Mais, ce qu'on oublie de dire lorsqu'on se prépare à une guerre c'est que l'aspect psychologique peut tout autant jouer que l'aspect physique. Entre les Zooms, les devoirs, les peurs des enfants, l'aspect social à gérer pour qu'ils aient une routine, les activités sans compter les alertes jour et nuit etc je suis vraiment crevée. Là les enfants sont en vacances donc au moins on gère mieux l'emploi du temps et il n'y a plus de cassage de tête pour répartir les écrans entre les 4. Je vais pouvoir reprendre des forces en attendant la fin de la guerre et le retour de ma propre routine à moi.

Comment ça se passe chez vous? Vous arrivez à vous évader grâce à la lecture? Ici on a fini la saga Les enfants de la Résistance (Lia ma 9 ans et moi), je vous avais promis un article mais en juin sortira le tome 10 donc je me dis autant attendre que tout soit publié avant de vous faire un article complet sur ces romans qui ne pourront que plaire à petits et grands, ici en tout cas c'est un franc succès. Aujourd'hui je vais vous parler du roman graphique Madeleine, Résistante par Bertail Morvan/Riffaut. J'ai les 2 premiers tomes mais 4 sont déjà publiés.

Mes deux tomes retracent la vie de Madeleine Riffaud (nom de code "Rainer"), de son enfance dans la Somme jusqu'à ses exploits dans la Résistance. Née en 1924, elle est encore adolescente quand la guerre éclate. Humiliée par un officier allemand (comme quoi un coup de pied peut avoir de lourdes conséquences) et témoin des horreurs de l'Occupation, elle décide de s'engager corps et âme. On suit son parcours initiatique : son passage en sanatorium (lieu de recrutement discret), sa formation de sage-femme à Paris qui lui sert de couverture, et ses actions armées audacieuses, comme l'exécution d'un officier n**i en plein jour sur le pont de Solférino. Madeleine a longtemps gardé le silence, souffrant d'un lourd syndrome post-traumatique. C'est le scénariste Jean-David Morvan qui a réussi à la convaincre de témoigner après des années de discussions, cette rencontre est narrée sous forme de BD en fin de tome 1 et est très intéressante à lire. Elle a accepté de raconter son histoire pour deux raisons majeures : Le devoir de mémoire, pour que le sacrifice de ses camarades tombés à 17 ou 18 ans ne soit pas oublié et la vérité historique. Elle voulait rétablir les faits face à certains discours historiques qu'elle jugeait imprécis. La saga est prévue pour comporter 8 ou 9 tomes au total. Le premier cycle (tomes 1 à 4) se concentre sur la Seconde Guerre mondiale et la Libération de Paris. Chez moi vous pouvez trouver les 2 premiers tomes pour le moment, La rose dégoupillée et L'édredon rouge. Les cycles suivants aborderont sa vie de grand reporter (Indochine, Algérie).

On pourrait résumer ces 2 tomes comme ceci:
Tome 1

Le tome de l'éveil. On y voit une jeune fille sensible, élevée dans l'amour des livres et de la nature, qui subit deux chocs brutaux : l'invasion de son pays et l'agression sexuelle par un jeune homme français (le fils de son ancienne logeuse). Cela renforce ce sentiment de dégoût généralisé qu'elle ressent. Pour elle, la France est souillée de l'intérieur, pas seulement par l'occupant, mais par la lâcheté et la perversion de certains de ses propres citoyens.. Son détachement apparent dans le récit est une forme de pudeur propre à sa génération, mais aussi le signe d'une dépersonnalisation: à ce moment-là, elle cesse d'être une enfant pour devenir une combattante. Madeleine est envoyée dans un sanatorium pour soigner sa tuberculose. C'est là, dans ce lieu clos et étrange, qu'elle rencontre d'autres résistants. Elle y apprend la discipline, le secret et les premiers rudiments de la guérilla. C'est le lieu pivot. Ce qui devait être un lieu de cure pour sa tuberculose devient son école de guerre. C'est là qu'elle rencontre des résistants aguerris qui testent sa détermination. Les premières actions ne sont pas floutées, on raconte tout et attention aux âmes sensibles. La fin du tome est bouleversante. Elle comprend que pour être une bonne résistante, elle doit être une ombre. L'amour est une faille, une cible pour l'ennemi. Sa rupture est son premier acte de renoncement total à une vie normale de jeune fille. Cette rupture signe son engagement complet pour la Résistance, elle ne fera rien passer devant l'intérêt de son pays.

Tome 2 : L'Édredon rouge
Madeleine débarque à Paris sous une fausse identité pour entamer sa vie de combattante urbaine. Sous couvert de ses études de sage-femme, elle intègre les FTP-MOI (Francs-Tireurs et Partisans, Main-d'Oeuvre Immigrée) les groupes de choc de la Résistance. On est ici dans la froideur chirurgicale, bien loin de la petite fille qui aimait la nature. Elle apprend à transporter des armes, à repérer des cibles et à vivre dans la clandestinité la plus totale. Le titre oppose la douceur d'un souvenir d'enfance (le fameux édredon rouge de ses grands-parents) à la réalité sanglante (les morts s'enchainent) de la guerre qui s'installe. C'est ici que Madeleine devient définitivement Rainer, un soldat qui doit faire taire ses émotions pour accomplir des missions de plus en plus périlleuses au cœur d'un Paris occupé et affamé. Elle a choisi ce pseudonyme en hommage au poète autrichien Rainer Maria Rilke une manière de prouver qu'elle ne combattait pas la culture allemande, mais bien la barbarie n**ie. Dans ce tome on ne respire limite pas tellement on a basculé dans l'horreur de cette France des années 40 et ce n'est pas la fin qui va nous calmer. Le tome se termine sur l'exécution d'un officier n**i sur le pont de Solférino. L'arrestation de Madeleine est immédiate marquant ainsi un tournant dramatique. On sait ce qui l'attend, les interrogatoires et la torture à la Gestapo.

Que vous dire d'autre? La lecture n'est pas évidente comme tout ce qui touche à la Seconde Guerre Mondiale, à partir de quel âge je conseille ce roman graphique? Vers 15/16 ans mais, et c'est mon avis personnel, il convient d'accompagner votre enfant dans sa lecture et ce dès le premier tome car je pense sincèrement que le ton peut troubler. Pour un adolescent, le manque d'émotion apparente face au viol peut être mal interprété s'il n'y a pas d'explication sur le trauma. Madeleine ne raconte pas cette scène pour faire du pathos, mais pour expliquer techniquement pourquoi elle n'avait plus rien à perdre et surtout elle raconte ce souvenir avec sa voix de femme qui a vécu. On n'est pas ici dans la romantisation, c'est une œuvre de mémoire brute et cela peut embrouiller un jeune esprit qui n'a pas forcément les capacités de comprendre la rudesse d'un personnage, son détachement face à des drames. Même si à l'école on apprend la guerre et de manière assez complète ici en Israël il faut se rappeler que l'aspect psychologique n'est pas toujours inculqué, c'est à nous les parents d'aiguiller nos enfants. D'expliquer que la guerre peut casser les gens et leur retire parfois la capacité d'exprimer leur douleur de manière dite conventionnelle.

Madeleine Riffaud est malheureusement décédée en novembre 2024, à l'âge de 100 ans. Elle a pu voir la publication des premiers tomes et le succès immense de son témoignage auprès du public. Espérons que les générations à venir s'inspirent de son courage, sa bravoure et sa détermination à agir lorsque l'injustice règne.

Envie d'emprunter? Avec plaisir. Je vous rappelle le concept de ma bibliothèque qui se situe à Gan Yavne.

Tarif:
5 shekels pour 1 roman (emprunt de 3 semaines)
Caution de 75 shekels par livre emprunté
Pénalité de re**rd: 1 shekel par jour.

Vous trouverez sur le site la liste de tous les ouvrages disponibles ainsi que leur statut.

Bonne lecture!

https://johannabou.wixsite.com/lirenisrael

Cette semaine, un véritable scandale a secoué la sphère littéraire en ligne. Un roman classé en dark romance, autoédité ...
26/02/2026

Cette semaine, un véritable scandale a secoué la sphère littéraire en ligne. Un roman classé en dark romance, autoédité et vendu sur Amazon, a été signalé pour contenir des scènes relevant de la pédophilie. Sans exagérer, j'ai été traumatisée des extraits que j'ai lu. Ce n'était pas du sadisme, ni de la curiosité malsaine mais une volonté de comprendre et d'analyser par moi même la situation avant de m'en mêler et je vous avoue qu'il m'a fallu un long moment pour me remettre des scènes abjectes décrites. Je ne donnerais pas ici le nom de l'auteure ni celui du livre, ils sont facilement trouvables sur Internet, je refuse tout simplement de lui faire une quelconque publicité.

Ce roman, dont le premier tome est paru en juin 2023 suivi d’un second volume en 2024, ne datait donc pas d’hier. Mais il a fallu que Noémie Conte, créatrice de contenu littéraire suivie par plus de 35 000 abonnés, attire l’attention du public sur les passages problématiques pour que la controverse explose. En partageant des extraits dénonçant la sexualisation de violences pédocriminelles et d’inceste présentées comme éléments romantiques, elle a provoqué une réaction en chaîne sur Instagram, TikTok et X. Une pétition lancée sur Change.org a circulé avec une rapidité exceptionnelle, rassemblant en quelques jours plus de 60 000 signatures, dont la mienne, demandant le retrait immédiat du tome 2 de la série ainsi que le livre regroupant l'intégrale des plateformes de vente.
Face à la pression, Amazon a annoncé le retrait du livre de sa boutique en ligne après examen du contenu, tout en rappelant qu’il possède des règles strictes en matière de contenu et qu’il enquête sur les titres signalés. La Haute-Commissaire à l’Enfance, Sarah El Haïry, a également saisi la justice et la plateforme de signalement PHAROS pour infraction au code pénal, considérant que certains extraits relèvent de l’apologie de la pédophilie et de la pédocriminalité.

La virulence des réactions s’explique en partie par le fait que le roman n’était pas simplement une publication confidentielle : il était numéro 1 des ventes Kindle dans sa catégorie, surpassant d’autres titres beaucoup plus connus, malgré une note globale extrêmement basse (1,2/5) et des avis très négatifs. Ce classement a contribué à rendre le livre visible auprès d’un public plus large, notamment des lecteurs curieux du sous-genre dark romance, parfois très jeunes sans que l’algorithme n’alerte sur la nature réellement problématique de certains passages.

C’est une victoire. Mais c’est aussi un signal d’alarme. La dark romance est un genre qui explore des relations toxiques, des dynamiques de pouvoir, des zones d’ombre. C’est un genre adulte, parfois dérangeant, souvent controversé. Mais il existe une différence fondamentale entre explorer des relations complexes entre adultes consentants… et mettre en scène des actes pédophiles. Même dans un cadre fictionnel, certains contenus peuvent relever du pénal. En France, la diffusion de contenus à caractère pédopornographique est strictement interdite par la loi, qu’il s’agisse d’images ou de représentations textuelles. Le fait qu’un texte soit présenté comme “fiction” ne le place pas au-dessus des lois ni au-dessus de la responsabilité morale.

Le plus inquiétant dans cette affaire ? L’ouvrage ne comportait qu’un unique avertissement en préface. Un simple paragraphe. Pas de mise en garde visible sur la plateforme. Pas de catégorisation claire permettant au lecteur de comprendre la nature exacte du contenu. Autrement dit : un lecteur pouvait tomber dessus sans réellement savoir. Lire sans se renseigner comporte un vrai risque, ne le minimiser pas. Aujourd’hui, avec l’autoédition et la facilité de mise en ligne, n’importe quel texte peut se retrouver accessible en quelques clics. Cela a du bon : diversité, liberté d’expression, nouvelles voix. Mais cela implique aussi une responsabilité accrue du lecteur.

Lire un résumé.
Consulter les avis.
Regarder les commentaires.
Vérifier les recommandations d’âge.
Demander l’avis de bibliothécaires ou de libraires.

Ce ne sont pas des formalités inutiles. Ce sont des garde-fous. Un livre comme celui-ci aurait pu faire énormément de dégâts. Entre de mauvaises mains, il peut nourrir des fantasmes dangereux. Entre les mains d’un mineur, il peut provoquer choc, confusion, banalisation de l’inacceptable. Et nous savons tous qu’un simple avertissement en préface n’arrête pas un adolescent curieux. Internet ne filtre pas. Les algorithmes ne protègent pas nos enfants. C’est à nous d’être vigilants. Nos lectures, mais surtout celles de nos enfants. Nous avons la liberté de lire ce que nous voulons. Mais cette liberté s’accompagne d’un devoir de discernement. Et ce devoir est encore plus fort lorsqu’il s’agit de nos enfants. Peu importe leur âge. Un enfant de 10 ans n’a pas la maturité d’un adolescent de 15 ans. Un adolescent de 15 ans n’a pas le recul d’un adulte. Ce qui est supportable pour l’un peut être profondément perturbant pour l’autre. S’intéresser à ce qu’ils lisent ne veut pas dire censurer. Cela veut dire accompagner. Discuter. Expliquer. Orienter vers des ouvrages adaptés à leur âge, à leur sensibilité et à leur maturité.

La lecture est une richesse immense. Elle construit l’esprit critique, l’empathie, l’imaginaire. Mais mal encadrée, elle peut aussi exposer à des contenus inadaptés. Nous ne pouvons pas déléguer cette vigilance aux plateformes. C’est aussi pour cette raison que j’ai entièrement mis à jour la liste des ouvrages disponibles sur le site.

Genres précisés.
Mots-clés clarifiés.
Thématiques sensibles indiquées de manière explicite.

L’objectif est simple : offrir un maximum de transparence aux lecteurs. Que chacun puisse choisir en connaissance de cause. Que les parents puissent repérer facilement les contenus adaptés (ou non) à leurs enfants. Vous trouverez de nombreux ouvrages classés jeunesse, n'hésitez pas à me contacter pour plus de renseignements. Vous ne trouverez pas chez moi de dark romance ou autres sous genres de cette thématique, ce ne sont pas les genres de lectures qui m'attirent par contre oui, il y a de la romance (en mode Bisounours mais romance tout de même) avec des scènes de sexe explicites. Dans la catégorie mots clés vous verrez le terme sexe lorsque c'est le cas. Je vous ai mis des captures écran de la page d'accueil du site, vous devez ensuite cliquer sur Liste des livres et vous trouverez la liste complète des ouvrages disponibles. Comme toujours je suis disponible pour parler de vos choix, vos hésitations et tenter de vous conseiller au mieux.

Lire doit rester un plaisir. Un espace de découverte, d’évasion, d’apprentissage. Pas un terrain miné.

Je continuerai à partager des livres, des coups de cœur, des réflexions et aussi à alerter quand cela me semblera nécessaire. Parce que la littérature est une liberté précieuse. Et que toute liberté mérite d’être protégée avec intelligence.

Je vous rappelle le concept de ma bibliothèque qui se situe à Gan Yavne.
Tarif:
5 shekels pour 1 roman (emprunt de 3 semaines)
Caution de 75 shekels par livre emprunté
Pénalité de re**rd: 1 shekel par jour.

Bonne lecture! Et surtout shabbat shalom.

https://johannabou.wixsite.com/lirenisrael

́raire

Il y a des noms qu'on ne peut pas oublier, qui ne nous sortent pas de la tête. Je ne l'ai pas connu et pourtant je le di...
16/02/2026

Il y a des noms qu'on ne peut pas oublier, qui ne nous sortent pas de la tête.

Je ne l'ai pas connu et pourtant je le dis depuis 20 ans maintenant il y a clairement dans ma vie un avant et un après Ilan Halimi. Sa mort a été un choc pour moi comme pour beaucoup de personnes. J'avais 20 ans à peine et je croyais encore en la France, en ce pays où j'ai grandi, me suis construit, ce pays où j'ai étudié dans des écoles publiques avec d'autres élèves juifs comme moi sans me dire qu'un jour ce ne serait plus possible et que je ne voudrais pas que mes enfants grandissent dans l'ombre de l'antisémitisme. Au début ce n'était pas encore avéré que son meurtre avait été commis car il était juif, je me rappelle comme si c'était hier ce que j'ai répondu à mes parents "mais n'importe quoi, ça veut dire quoi ils l'ont tué pour son argent car il est juif?". J'étais bien naïve. Quand ma mère m'a dit quelques semaines plus t**d de me calmer dans la rue, d'arrêter de répondre quand on m'emmerdait de peur que je me prenne un coup de couteau alors qu'on parle de l'israélienne au sang chaud, celle qui a cassé une bouteille de bière dans un bar pour s'en servir comme une arme parce qu'on l'embêtait j'ai compris que quelque chose avait définitivement changé. J'ai continué d'être grande gu**le parce que bon telle mère, telle fille mais le 25 juillet 2007 soit un an et demi après je faisais mon alyah avec ma famille. Elle a toujours été prévue, ma mère voulant rentrer chez elle mais je ne la souhaitais pas, je voulais rester en France mais comme je vous ai dit il y a eu pour moi un avant et un après Ilan Halimi.

Le supplice d'Ilan Halimi a duré 24 jours. 24 jours d’enfermement, de tortures et d’humiliations infligées parce qu’il était juif et que ses ravisseurs pensaient qu’il « valait de l’argent ». Séquestré dans une cave insalubre, privé de dignité et de soins, il a subi des violences répétées, physiques et psychologiques, dans une indifférence glaçante. Pendant ce temps, sa famille vivait dans l’angoisse absolue, espérant chaque jour un signe de vie, une issue, une pitié qui ne viendrait pas.
Lorsqu’il a finalement été abandonné agonisant le 13 février 2006, son corps portait les traces d’une cruauté extrême. Il est mort peu après, laissant derrière lui un pays sous le choc, confronté à la brutalité d’un crime antisémite qui révélait une haine à visage découvert.

Son histoire est devenue celle d’une souffrance insoutenable, mais aussi d’un avertissement, un rappel de ce que la haine peut produire lorsqu’elle n’est pas arrêtée. Chaque année, des hommages lui sont rendus, notamment à Paris et à Bagneux, où il fut séquestré, avec des rassemblements, des dépôts de fleurs et des lectures de témoignages. Pour les 20 ans de sa mort, des cérémonies commémoratives plus larges ont été organisées, réunissant responsables publics, associations et citoyens afin de transmettre sa mémoire et de rappeler le combat contre l’antisémitisme. Sa mère, Ruth Halimi, continue de porter sa mémoire avec une dignité bouleversante, transformant son chagrin en vigilance et en parole publique.

Ilan Halimi a été enterré à Har HaMenuchot (הר המנוחות), à Jérusalem, où sa tombe est devenue un lieu de recueillement pour ceux qui refusent que son nom, sa souffrance et ce qu’elle signifie soient oubliés.

J'avais acheté ce livre en me disant que peut être j'arriverais à comprendre ce qui s'est passé mais comment comprendre l'innommable? Je n'ai pas compris à l'époque et je ne comprends toujours pas 20 ans après.

Plus rien à lire? Je vous rappelle le concept de ma bibliothèque qui se situe à Gan Yavne.

Tarif:
5 shekels pour 1 roman (emprunt de 3 semaines)
Caution de 75 shekels par livre emprunté
Pénalité de re**rd: 1 shekel par jour.
Contactez moi pour plus de questions ou si vous avez besoin de conseils de lecture.
Vous trouverez sur le site la liste de tous les ouvrages disponibles ainsi que leur statut.

Bonne lecture!

https://johannabou.wixsite.com/lirenisrael

Coup de coeur de la semaine: La femme au kimono blanc d'Ana Johns. Japon, 1957. Issue d'une famille japonaise respectabl...
09/02/2026

Coup de coeur de la semaine: La femme au kimono blanc d'Ana Johns.

Japon, 1957. Issue d'une famille japonaise respectable, Naoko Nakamura est promise à un riche homme d'affaires plus âgé. Mais elle est amoureuse d'un autre : un marin américain, un étranger. L'épouser jetterait le déshonneur sur sa famille. Alors, quand Naoko tombe enceinte de son amant, elle est contrainte de faire des choix déchirants qui auront des conséquences qu'elle n'aurait jamais osé imaginer sur les générations suivantes...

Je suis faible devant les livres vous commencez à le comprendre donc quand j'ai vu cette superbe couverture et alors que je ramenais déjà plus de 90 livres de France je l'ai pris. Heureusement nous étions au Relay de l'aéroport et ça n'a pas compté dans le poids des valises (celui de la carte bleue si mais c'est une autre histoire). La trame amoureuse n'est pas le principal sujet, elle n'est que prétexte à une incursion dans la culture japonaise et dans un des grands drames du 20e siècle: l’ostracisation d'enfants métis. Nous sommes ici dans une œuvre de fiction basée sur des faits réels et la réalité est bien pire que l'horreur que vous pourrez déceler dans ce livre. Pour vous replacer dans le contexte je vous explique, Naoko ne peut se résoudre à épouser celui qui a été choisi pour elle par sa famille, elle est amoureuse d'un soldat américain et ça la déchire. Elle est élevée dans un monde de traditions et de respect familial tels qu'elle ne peut pas si facilement que ça s'élever contre son père. Outre le déshonneur que ça jetterait sur elle c'est également sur sa famille dont ses frères qu'il y aurait des répercussions. Johns a fait un vrai travail de fond et on comprend aisément (même si ça nous insurge) les difficultés que vivent Naoko et Hajime. Ils vont malgré tout s'unir par les liens sacrés du mariage mais la vie va les séparer et leur faire prendre deux routes différentes. Pour nous aider à mieux nous immerger dans les us et coutumes japonaises nous avons le personnage de la grand mère qui distille une tonne de légendes traditionnelles pleines de sagesse et permettant à Naoko (et nous-même) de réfléchir, s'interroger et avancer. J'ai beaucoup appris sur le Japon à la lecture de ce roman et c'est pour cela que ce livre est bien plus qu'une histoire d'amour contrarié. Par exemple, savez-vous ce que sont les Burakumin? Les intouchables du Japon, ils constituaient une minorité socio-économique au sein de la population et étaient marginalisés. Ils exerçaient des professions considérées comme impures ou entachées par la mort, telles que bourreaux, croque-morts, bouchers ou tanneurs. Autre chose que j'ignorais c'était la non acceptation des couples mixtes au Japon après la guerre au point où ont disparu des générations entières. J'étais au courant pour l'internement des nippo-américains pendant la seconde guerre mondiale mais je ne m'étais jamais intéressée à ce qui se passait de l'autre côté, comment les japonais considéraient les couples mixtes. La maternité dont on parle dans le roman est fictive, mais elle s'inspire de celle de Kotobuki où des policiers de Waseda ont découvert les restes de cinq bébés. Les autopsies ayant révélé que leur décès n'était pas dû à des causes naturelles, une fouille des lieux a permis d'en découvrir soixante-dix autres. Cependant, en raison de l'étendue du domaine, le nombre exact de victimes reste inconnu. Et ceci, n'est qu'un seul exemple de maternité. Il est impossible de connaitre le nombre de bébés tués à cette période. Couples mixtes, grossesses non désirées, viols.. de nombreuses jeunes femmes arrivaient dans de tels lieux pour diverses raisons. Naoko n'était même pas au courant du genre d'endroit où elle mettait les pieds et était tout sauf consentante. Le récit n'est pas toujours facile à lire, parfois la tristesse et la colère se disputent la première place dans notre coeur mais Johns réussi à ne pas tomber dans le pathos et transmet son message de manière claire. Le Japon est un pays d'une richesse culturelle incroyable mais avec une Histoire tâchée de sang. Pour résumer, c'était un roman qui m'a profondément marqué.

"Dans la vie, le sage construit son propre paradis tandis que l'idiot se plaint de l'enfer."

Envie de l'emprunter? Avec plaisir. Je vous rappelle le concept de ma bibliothèque qui se situe à Gan Yavne.

Tarif:
5 shekels pour 1 roman (emprunt de 3 semaines)
Caution de 75 shekels par livre emprunté
Pénalité de re**rd: 1 shekel par jour.
Contactez moi pour plus de questions ou si vous avez besoin de conseils de lecture.
Vous trouverez sur le site la liste de tous les ouvrages disponibles ainsi que leur statut.

Bonne lecture!

https://johannabou.wixsite.com/lirenisrael

Address

Gan Yavne

Opening Hours

Monday 14:00 - 21:00
Tuesday 14:00 - 21:00
Wednesday 14:00 - 21:00
Thursday 14:00 - 21:00
Sunday 14:00 - 21:00

Telephone

+972526623286

Alerts

Be the first to know and let us send you an email when Lire En Israël posts news and promotions. Your email address will not be used for any other purpose, and you can unsubscribe at any time.

Contact The Organization

Send a message to Lire En Israël:

Share

Category