20/04/2026
Yom Hazikaron 2026 🕯️Yair Golan, ancien Vice Chef d’Etat Major de Tsahal et Président du parti HaDémocratim :
En ce jour du souvenir des soldats tombés pour Israël, nous observons le silence face au prix immense que nous payons pour exister. Nous rendons hommage aux disparus, au courage de ces jeunes femmes et hommes qui se sont levés pour défendre leur foyer, et aux familles qui portent cette blessure, jour après jour, heure après heure.
Sans leur bravoure, sans leur amour du pays, sans leur capacité à donner ce qu’ils avaient de plus précieux, l’État d’Israël n’aurait ni vu le jour ni tenu dans le temps. C’est sur leurs épaules, et sur ces vies fauchées trop tôt, que ce pays s’est construit.
J’ai passé la majeure partie de ma vie adulte en uniforme. J’ai connu la guerre de près. J’ai vu le courage israélien dans ce qu’il a de plus pur — dans la boue, dans les ruelles, face au feu. Quand il n’y a pas d’alternative, quand le danger est évident, nos fils et nos filles savent avancer, combattre et vaincre. C’est une nécessité existentielle. Un peuple qui veut vivre doit savoir se défendre et frapper ses ennemis avec détermination, sans peur ni hésitation. L’État d’Israël est fort, et il dispose d’une armée forte, capable de le protéger.
Mais ceux qui savent ce qu’est la guerre, ceux qui ont vu les larmes et le silence qui suit les combats, ne peuvent s’en remettre uniquement à la force. La guerre, même lorsqu’elle est nécessaire et juste, n’est pas une finalité — c’est un moyen. Les morts ne nous ont pas légué un destin où la guerre serait permanente. Ils n’ont pas donné leur vie pour que nous condamnions nos enfants à vivre indéfiniment le f***l à la main, dans le désespoir et la résignation. Ils sont tombés pour protéger la vie, pour bâtir un État plus sûr, qui cherche sans relâche à garantir la paix à ses frontières.
Le véritable héritage qu’ils nous laissent ne se limite pas à remporter la prochaine bataille. Il réside dans notre responsabilité de transformer ces victoires en un autre avenir. Un avenir meilleur. Au courage sur le terrain doit s’ajouter un courage politique et civique. Le courage de prendre des décisions difficiles, de tracer une direction, de construire une société sûre, protégée de ses ennemis et soudée de l’intérieur. Une société égalitaire, démocratique et juste, qui avance avec lucidité vers une réalité où les familles n’auront plus à se tenir devant les tombes de leurs enfants, et où les jeunes pourront grandir, s’accomplir et fonder une famille en sécurité.
Le véritable patriotisme se mesure à la volonté de se battre pour notre existence et d’en assumer le prix, mais aussi à l’engagement de construire une réalité sécuritaire stable et durable, qui rende la guerre de plus en plus rare. Une réalité où la sécurité repose sur un équilibre réfléchi entre la puissance et la sagesse politique — une sagesse qui n’a qu’un objectif : la paix.
Nous ne renoncerons jamais à notre capacité à nous défendre par nous-mêmes. Mais nous ne renoncerons jamais non plus à l’espoir de transformer la réalité. C’est là notre devoir moral le plus élevé envers ceux qui sont tombés et envers les générations à venir : être assez forts pour protéger et dissuader, et assez courageux pour construire un avenir de sécurité, de croissance, d’espoir et de paix.
Que la mémoire des disparus demeure à jamais en nous.