09/09/2026
L’introduzione, 140 anni fa, dell’acqua potabile in vari punti di Aosta non fu vista di buon occhio dalla cittadinanza, almeno nell’immediatezza.
Il giornale 'La Feuille d’Aoste' dell’8 settembre 1886 ne diede l’annuncio, con riferimenti alle varie resistenze della popolazione nel servirsene in luogo dell’acqua di torrente : « Cette eau est très limpide, mais elle est beaucoup moins fraîche que celle du Buthier ; elle est presque tiède. Quant à son goût, à la salubrité, les opinions ne sont pas favorables. Les uns trouvent qu’elle a la saveur de l’eau ayant passé par le tuf ; d’autres prétendent qu’elle cause des coliques et des nausées. On a essayé de la faire bouillir toute pure et, au moment de l’ébullition, il s’est formé un cercle d’écume blanchâtre autour de la marmite ». Meglio dunque la tradizionale acqua del Buthier : « Au devant de la maison Morello coule encore une fontaine de l’eau du Buthier. Nous savons qu’un grand nombre de familles assez éloignées de ce quartier vont puiser l’eau du ménage à cette fontaine et dédaignent l’eau potable qui coule à la porte de leurs maisons ». Un padre di famiglia non mostrava dubbi : « Pendant que le bourneau Morello donnera l’eau du Buthier, c’est là que je ferai ma provision d’eau ; quand ce bourneau ne coulera plus, je ferai renouveler ma provision avec deux barils dans le torrent même du Buthier, car je ne veux pas empoisonner ma famille avec une eau qui produit le goître ». Un 'negazionista' ante litteram: il gozzo era una malattia endemica delle valli alpine, che proprio a partire dalla fine dell'800 iniziò a ridurre l'incidenza anche tra la popolazione valdostana. (https://tinyurl.com/yb9xvf95).
Nella foto, la fontanella del 'Plot' (Piazza della Repubblica), realizzata nel 1881 e in origine dotata di una vasca usata come abbeveratorio dagli animali.