15/02/2024
Si la France ne prend pas en considération notre situation ainsi que celle de nos familles aux Comores, il est impératif de trouver des alternatives qui nous avantagent. Il est temps de cesser de répéter, tel des perroquets, que la France est un pays ami, alors que cette ancienne puissance coloniale ne nous témoigne aucun signe d'amitié envers nous, peuple des îles Comores. Depuis notre indépendance le 6 juillet 1975, elle nous a constamment mis dans des situations délicates. Notre pays régresse et se retrouve pris en otage par nos propres ravisseurs qu'elle soutient. Elle n'a rien entrepris dans notre intérêt. Avec la complicité de ceux qui se sont vendus à la République, elle a éliminé tous nos compatriotes qui ont osé lui résister, ceux qui ont versé leur sang pour défendre nos îles Comores.
Aujourd'hui, je m'exprime haut et fort, en assumant mes propos. Le gouvernement français présidé par M. Emmanuel Macron doit cesser de soutenir un putschiste multirécidiviste connu à travers le monde. M. Macron et ses acolytes doivent comprendre que tôt ou t**d, les Comoriens trouveront leur propre voie vers une vie plus paisible. Le peuple comorien, et en particulier sa jeunesse, saura se libérer de ce néocolonialisme en adoptant la même détermination que ceux qui ont été découragés par cette politique moyenâgeuse consistant à écraser les plus faibles, les piller et les enchainer.
Les politiques français qui soutiennent la Francafrique doivent réviser leur pensée. Par amour pour la France, ils doivent coopérer avec les Africains au lieu de camper sur leurs positions. Aujourd'hui, avec l'avènement des médias internet et la libre circulation de l'information, tous les Africains comprennent de mieux en mieux les enjeux en présence.
Si la France persiste dans son attitude à négliger notre situation ainsi que celle de nos familles aux Comores, elle risque de se retrouver du mauvais côté de l'histoire. Il est impératif de lui faire comprendre que ses dirigeants ont le choix entre deux voies claires : soit avancer aux côtés des détenteurs des richesses mondiales, soit risquer de devenir les grands perdants de cette affaire.
Du côté BRICS, en choisissant de coopérer avec les peuples africains, la France pourrait bénéficier de partenariats solides et mutuellement avantageux. En travaillant main dans la main avec les nations africaines, elle pourrait avoir accès à d'immenses ressources naturelles, stimuler son économie grâce à de nouveaux marchés et renforcer sa position sur la scène internationale en tant que leader progressiste et équitable.
D'autre part, du côté "Je montre mes muscles, je ne fais que ce que j'ai envie de faire et vous ne ferez que ce que je vous dis de faire..." , si la France persiste dans ses pratiques néocoloniales et soutient des régimes autoritaires et corrompus aux dépens des populations africaines, comme ce qu'elle fait avec Azali Assoumani, elle risque de perdre sa crédibilité et son influence dans la région. Non seulement elle pourrait être confrontée à des réactions négatives de la part du peuple comorien, mais elle pourrait également être isolée sur la scène internationale, perdant ainsi des opportunités économiques et politiques importantes.
Il est crucial que les dirigeants français comprennent que le monde évolue rapidement et que les peuples africains ne toléreront plus l'exploitation et l'oppression. En choisissant la voie de la coopération et du respect mutuel, la France peut non seulement garantir son propre succès, mais aussi contribuer à un avenir plus juste et prospère pour tous.
SIgné, un franco-comorien qui ne fait que donner son avis.