08/03/2023
Dans ce contexte, l’armée malienne a cherché à renforcer ses capacités militaires en équipant ses forces de systèmes sophistiqués de défense aérienne, tels que le SA-22 (Pantsir), qui est capable d’abattre des cibles à une altitude de 15 000 mètres avec une portée de 36 kilomètres.
Le Mali disposerait de Pantsir-SM avec les nouveaux missiles 57E6M-E à la portée étendue.
« Le système a semble t il retrouvé une efficacité conforme aux attentes en Russie, et aurait éliminé plus de 100 drones au cours des nombreuses attaques menées contre Hmeimim, dont la dernière eut lieu le 19 janvier ».
Cependant, l’arrivée d’instructeurs russes au Mali soulève des inquiétudes chez les États-Unis quant à l’utilisation de ces systèmes de défense aérienne dans le pays.
En effet, ces militaires ont l’habitude d’utiliser de tels matériels en Libye et au Donbass, où ils ont été impliqués dans le conflit contre la Malaysia Airlines.
Cela pourrait entraîner le déploiement d’autres systèmes de défense antiaérienne, ce qui pourrait potentiellement augmenter les risques pour l’aviation civile. Les États-Unis ont exprimé leur préoccupation face à cette situation, appelant le gouvernement malien à être vigilant quant à l’utilisation de ces systèmes sophistiqués de défense aérienne.
De plus, certains groupes extrémistes/rebelles au Mali sont soupçonnés de posséder ou d’avoir accès à des systèmes portables de défense aérienne (ou MANPADS), qui peuvent être utilisés pour abattre des avions civils ou militaires.
Cela représente une menace pour la sécurité de l’aviation civile dans la région, qui doit être prise en compte par toutes les parties concernées.