07/05/2026
Hoy ry zareo Nations Unies, "les institutions publiques ont montré une incapacité durable à répondre aux besoins fondamentaux de la population"
Mazava ho azy fa io centralisation à l'extrême io no mahatonga an'izany. Vao maika manome vahana ny fitakiana Etat Fédéral.
Rapport ONU 2025 : une crise de gouvernance devenue structurelle à Madagascar
Le Rapport annuel 2025 du Système des Nations Unies (SNU), présenté officiellement le 4 mai 2026 au Galaxy Andraharo à Antananarivo, décrit une situation institutionnelle particulièrement dégradée à Madagascar. Ce document de référence analyse en profondeur une année 2025 marquée par une accumulation progressive de tensions politiques, sociales et sécuritaires.
Selon les Nations Unies, les institutions publiques ont montré une incapacité durable à répondre aux besoins fondamentaux de la population. Cette faiblesse ne concerne pas seulement l’administration, mais également la qualité des services publics essentiels comme la santé, la justice et l’éducation, qui se sont fortement dégradés.
Le rapport identifie un moment critique entre septembre et octobre 2025, période durant laquelle des manifestations d’ampleur nationale ont éclaté à Antananarivo et dans plusieurs grandes villes. Ces mobilisations ont été violemment réprimées par les forces de sécurité, entraînant au moins 25 décès et plusieurs centaines de blessés, selon les données du SNU.
Cette crise a ensuite débouché sur un changement politique majeur avec l’installation d’un exécutif civilo-militaire dirigé par le colonel Michaël Randrianirina. Le rapport insiste enfin sur cinq causes structurelles : corruption, affaiblissement institutionnel, restriction des libertés publiques, pression sur la société civile et usage excessif de la force publique.
Pour l’heure, les signaux envoyés par la junte au pouvoir ne laissent entrevoir aucune évolution positive : entre des arrestations contestées et une communication autour de prétendues tentatives d’assassinat ou d’attentats dont la crédibilité interroge, la situation demeure préoccupante.
(Source : studiosifaka.org)