MoDem Martinique

MoDem Martinique Organisation départementale du Mouvement démocrate en Martinique. Président : Max Orville

Nous, Martiniquais, sommes les « Européens des Amériques » !En ce mois de mai 2026, la visite en Martinique de Sandro Go...
28/05/2026

Nous, Martiniquais, sommes les « Européens des Amériques » !

En ce mois de mai 2026, la visite en Martinique de Sandro Gozi, député européen et secrétaire général du Parti démocrate européen (PDE), est venue bousculer nos certitudes géopolitiques locales lors d'un échange riche et sans concession avec les militants du MoDem. Face à un monde devenu profondément incertain, marqué par le retour des empires autoritaires et le risque d'un désengagement des démocraties occidentales, notre île ne peut plus se payer le luxe de l'ambiguïté. L'heure n'est plus au repli identitaire ni au doute stérile, mais à une affirmation claire et stratégique : la Martinique doit assumer pleinement et fièrement son appartenance à l'Europe.

Pour porter cette ambition, nous devons briser les vieux cadres sémantiques et adopter un concept fort : nous sommes les « Européens des Amériques ».

De RUP à RUC : Choisir l'ultra-centralité contre l'isolement

Pendant des décennies, l'Europe a pensé ses outre-mer sous l'acronyme technique de RUP (Régions Ultra-Périphériques). Ce terme, bien que protecteur sur le plan juridique, porte en lui les stigmates de l'éloignement, de la dépendance et d'une forme de marginalisation géographique. Être « périphérique », c'est accepter d'être au bout de la ligne, de subir le rythme imposé par les centres décisionnels d'un vieux continent parfois déconnecté de nos réalités régionales.

Face aux défis contemporains, la Martinique et l'ensemble des outre-mer peuvent oser le clin d’œil d’un nouveau paradigme : substituer le concept de RUP par celui de RUC - Région Ultra-Centrale.

Loin d'être un simple jeu de mots, la RUC exprime une idée géopolitique fondamentale : les outre-mer ne sont pas les marges de l'Europe, ils en sont les avant-postes. Dans un espace caribéen et américain en pleine mutation, la Martinique constitue le point de contact direct de l'Union européenne avec les Amériques. Nous ne sommes pas loin de tout ; nous sommes au centre d'une zone d'influence stratégique majeure. L’ultra-centralité, c’est revendiquer notre rôle de hub diplomatique, économique, environnemental et culturel pour l'Europe dans cette partie du monde.

Le fédéralisme pragmatique : un levier pour libérer nos énergies

Cette vision résonne puissamment avec le « fédéralisme pragmatique » défendu par Sandro Gozi au Parlement européen. De la même manière que l'Europe cherche à lever les blocages administratifs transfrontaliers sur le continent à travers des mécanismes comme le règlement BRIDGEforEU , la Martinique doit pouvoir coopérer directement avec ses voisins de la Caraïbe sans être paralysée par les lourdeurs des administrations nationales.

Être une Région Ultra-Centrale, c'est refuser l'impuissance partagée. C'est exiger que l'Europe nous donne les outils d'une intégration régionale réussie, tout en bénéficiant du bouclier protecteur d'une puissance démocratique transnationale face aux géants technologiques, aux crises climatiques et aux marchés mondiaux dérégulés.

Comme le rappelle fort justement Sandro Gozi, il est trop facile pour les gouvernements locaux ou nationaux d'utiliser Bruxelles comme l'éternel bouc émissaire de leurs propres défaillances. En Martinique comme dans l'Hexagone, la rhétorique anti-européenne s'alimente trop souvent d'un procès en « complexité » et en « technocratie ». Pourtant, l'honnêteté politique oblige à pointer du doigt un travers spécifiquement français : celui de la surtransposition des règles européennes.

Trop souvent, lorsque l'Europe adopte une directive simple et protectrice, l'appareil d'État français — par excès de zèle ou par réflexe de centralisation administrative — y ajoute des strates de réglementations nationales, de décrets restrictifs et de contrôles tatillons. On accuse alors Bruxelles d'asphyxier nos agriculteurs, nos entreprises et nos collectivités territoriales, alors que la corde bureaucratique qui les étrangle est souvent tressée à Paris.

De même, il est temps de tordre le cou à une idée reçue tenace sur le coût de notre appartenance à l'Union. Les opposants à l'intégration européenne agitent régulièrement le spectre d'une facture exorbitante pour les contribuables. La réalité des chiffres montre le contraire : si l'on calcule la contribution nette réelle de la France au budget européen (ce qu’elle verse moins ce qu’elle récupère via les aides, la PAC ou les fonds de cohésion régionaux), le coût final n'est que d'environ 15 euros par habitant et par an. C'est dérisoire : l'équivalent d'une simple boîte de café Nespresso pour s'offrir le bouclier de la première puissance commerciale du monde, le programme Erasmus+ pour nos jeunes et des milliards d’euros d'investissements structurels dans nos infrastructures caribéennes.

En Martinique, le véritable courage politique ne consiste donc pas à blâmer l'Europe pour masquer nos propres limites réglementaires, mais à s'en saisir comme d'un levier d'émancipation et de développement.

Face à l'instabilité du monde en 2026, l'isolement est un su***de politique. En nous affirmant comme les Européens des Amériques, nous choisissons la souveraineté réelle contre la vassalisation. Nous ne subissons plus notre géographie : nous la transformons en une force centrale, fièrement ancrée dans la Caraïbe, résolument actrice de l'avenir européen.

Patrick Ultet, Référent MoDem en Martinique

Communiqué : Patrick Ultet nommé Référent Territorial du MoDem MartiniqueLe Mouvement Démocrate (MoDem) franchit une nou...
12/05/2026

Communiqué : Patrick Ultet nommé Référent Territorial du MoDem Martinique

Le Mouvement Démocrate (MoDem) franchit une nouvelle étape dans son ancrage local en Martinique. Afin de renforcer son action de proximité et de porter haut les valeurs humanistes et républicaines sur le territoire, le mouvement annonce la nomination de Patrick Ultet en tant que Référent officiel du MoDem en Martinique.

Cette nomination marque la volonté du MoDem de structurer durablement sa présence sur l'île. Fin connaisseur des enjeux locaux, Patrick Ultet aura pour mission d’animer la vie du mouvement, de coordonner les actions militantes et de porter la voix des centristes martiniquais face aux défis actuels de la Martinique.

Cette structuration territoriale s’inscrit dans une dynamique globale. Max Orville, ancien Député européen et figure centrale du mouvement, conserve ses fonctions de Référent MoDem pour l'ensemble des Outre-mer.

Cette organisation en "binôme" stratégique permet une action à deux niveaux :
- À l'échelle nationale et internationale : Max Orville continuera d'assurer la cohérence des politiques ultramarines et de porter les dossiers stratégiques auprès des instances nationales et européennes.
- À l'échelle locale : Patrick Ultet assurera le pilotage opérationnel en Martinique, au plus près des préoccupations quotidiennes des citoyens.

Pour le MoDem, cette nouvelle équipe réaffirme un cap clair : défendre une Martinique fière de son identité, résolument inscrite dans la République et l'Europe, et opposée aux replis identitaires.

"L'arrivée de Patrick Ultet à la tête de notre fédération martiniquaise témoigne de la vitalité de notre mouvement. Ensemble, nous allons travailler à bâtir une relation adulte, responsable et apaisée entre la Martinique et l'Hexagone," souligne Max Orville.

Le MoDem Martinique invite dès à présent les sympathisants et tous ceux qui se reconnaissent dans les valeurs de progrès et d'humanisme à rejoindre cette nouvelle dynamique pour construire l'avenir de notre île.

COMMUNIQUÉ À PROPOS DU VENEZUELA  CONTRE LA LOI DU PLUS FORT, FAISONS ETAT DE CELLE DU PLUS JUSTE !Le MoDem Martinique n...
06/01/2026

COMMUNIQUÉ À PROPOS DU VENEZUELA

CONTRE LA LOI DU PLUS FORT, FAISONS ETAT DE CELLE DU PLUS JUSTE !

Le MoDem Martinique ne peut que se réjouir de la destitution d’un Maduro dictateur qui a plongé son pays dans une crise économique et sociale sans fin.

En même temps, nous ne pouvons que condamner l’intervention des Etats-Unis, telle qu’elle s’est manifestée : une agression d’un pays en dehors des lois internationales. Une telle forme d’action, justifie une loi du plus fort quand l’Europe, la France et le MoDem ont toujours revendiqué des actions légitimées par un consensus large dans des structures faites pour cela.

S’en dispenser, paraît plus efficace du fait des blocages systématiques de certains pays dans ces instances internationales, mais ne fait que renforcer le refus de nombreux pays de supporter plus longtemps l’hégémonie des pays occidentaux.

Que Trump s’occupe plus des intérêts financiers des Etats-Unis que d’instaurer une justice mondiale est une évidence. Que nous ne puissions l’accepter est bien la volonté de nous maintenir dans le cadre d’une morale humaniste, la seule recevable pour tous : Pour nous, MoDem, à la loi du plus fort doit l’emporter la loi du plus juste.

Félicitations à Max Orville, fait chevalier de l’ordre national du mérite. Retour vidéo sur une très belle cérémonie à l...
30/10/2025

Félicitations à Max Orville, fait chevalier de l’ordre national du mérite. Retour vidéo sur une très belle cérémonie à la maire de Créteil, en présence de ses nombreux amis :

Remise d’insigne de Chevalier dans l’ordre national du Mérite à Monsieur Max Orville, ancien député européen, par Monsieur Laurent Cathala, maire de Créteil ...

17/10/2025

Max Orville, bonjour. Vous avez été député européen et êtes président du MoDem Martinique et référent Outre-mer du MoDem. Merci de répondre à Opinion Internationale. Première question liée à l’actualité : que…

Jean-Philippe Nilor, Marcellin Nadeau, Jiovanny William, Béatrice Bellay… Votre vote, le 8 septembre, sera un signal for...
04/09/2025

Jean-Philippe Nilor, Marcellin Nadeau, Jiovanny William, Béatrice Bellay… Votre vote, le 8 septembre, sera un signal fort. Allez-vous une fois encore suivre les consignes de LFI ou du PS, et censurer le gouvernement Bayrou ? Allez-vous, par réflexe d’alignement anti-Macron, précipiter nos territoires dans une nouvelle période d’instabilité ? ... 👇

Le 8 septembre, François Bayrou soumettra son gouvernement au vote de confiance. Ce moment décidera si la France s’engage sur un chemin de stabilité ou replonge dans le chaos politique. Et en première ligne, nos députés antillais devront se positionner....

A propos du prochain Congrès des élus de la MartiniqueAux dernières nouvelles, la tenue d’un Congrès des élus de la Mart...
01/09/2025

A propos du prochain Congrès des élus de la Martinique

Aux dernières nouvelles, la tenue d’un Congrès des élus de la Martinique prévu le 25 septembre prochain, serait finalement reportée à une date ultérieure. Il semble que les évènements nationaux, l’instabilité politique liée à la demande du vote de confiance par le 1er Ministre bouscule l’agenda local. On ne peut que se réjouir tant la déconnection des élus locaux avec le réel et les préoccupations des martiniquais semble évidente !!!

Là où les martiniquais veulent des réponses concrètes face à leurs problèmes quotidiens : l’eau, les transports, la vie chère, le chômage, l’éducation, les sargasses, … nos élus répondent invariablement, « Donnez-nous un pouvoir normatif, c’est-à-dire celui d’édicter nos propres lois dites lois pays afin de tenir compte de nos réalités locales ! »
En un mot, c’est la question de l’autonomie qui est réclamée par la majorité de nos élus de la CTM.
Après la décentralisation de 1982 qui a accordé à nos territoires des compétences nouvelles pour les développer, nous avons vu la Loi de juillet 2011 créant la Collectivité unique, dotée de nouvelles compétences, succédant au Conseil Général et au Conseil Régional. Rien n’y fait ! Nos élus persistent et signent !!
Il faut se souvenir qu’ils furent le bras armé de l’écriture de ce nouvel organe institutionnel. Les rédacteurs de cette loi funeste pour la Martinique, ce sont eux !!

J’appartiens aux 32% de Martiniquais qui ont refusé alors la création de la CTM à l’issue de la consultation de 2010, consultation où l’exercice de la démocratie n’a joué que pour les partis politiques locaux unanimement acquis au OUI.
Démocratie du reste continuellement malmenée dans cette loi, par le mode de scrutin retenu, qualifié par feu Edouard De Lépine, cacique du PPM d’une grande clairvoyance, « d’obscénité politique », « avec un mode de fonctionnement garantissant pour six ans la stabilité d’une démocratie croupion ! »
Cette loi de juillet 2011, a mis à mort la représentation des cantons, donc des communes qui constituaient le noyau dur de la démocratie territoriale. D’autres grands noms de gauche, autonomistes éclairés, tels Rodolphe Désiré ancien Sénateur Maire du Marin ou encore Jean Crusol ancien parlementaire européen, ont dénoncé la mise à mal de la démocratie induite dans le texte.
L’objectif assumé de cette loi portant création de la CTM, était de donner plus de responsabilités et autres compétences, de pouvoirs aux élus pour traiter plus efficacement les affaires locales.

Aujourd’hui, avec le recul et bientôt dix ans d’exercice de cette jeune institution, dirigée à tour de rôle par les indépendantistes et les autonomistes, la situation de la Martinique ne s’est pas améliorée. Pire, l’incapacité à résoudre les problèmes des martiniquais, à établir un plan de développement économique performant, à régler les problèmes de l’eau, de la cherté de la vie, du transport, … est consternant. S’ajoute désormais un fléau majeur, la question du narcotrafic qui brise tous les codes de la société, endeuille fortement les familles et fauche notre jeunesse.
Pour régler ces questions essentielles, existentielles, l’exécutif de la Martinique ne jure que par une énième demande d’évolution institutionnelle !!!

Le Modem Martinique considère cette question comme non prioritaire. Cette demande de plus de pouvoir local présente des risques sérieux pour la démocratie. Pour les mêmes raisons qui nous avaient fait rejeter la création de la CTM, lors de la consultation de 2010, nous sommes réservés à confier un pouvoir absolu à un individu, un parti ou une majorité élue sur un mode d’élection aussi contestable, aussi peu représentatif des territoires et surtout … sans réel contre-pouvoirs !

Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui regrettent leur choix de 2010 parmi les élus ! La perte notamment du conseil général d’une part qui exprimait la position des cantons donc des communes, son mode d’élection qui conférait une véritable légitimité à l’élu local ; d’autre part, La fusion des personnels des deux instances n’a pas été pensée financièrement et ce manque de prévoyance grève et pèse sur le budget de la CTM. Deux échecs patents, prévisibles encore une fois, et cependant, les embauches continuent !!!
En dépit de cela, la demande de plus de pouvoirs persiste chez nos élus, obsédés par une volonté de pouvoirs !! Pour quel résultat économique, social et sociétal ?

Le Modem Martinique veut verser au débat public, un sondage réalisé à sa demande, en août 2025, auprès de la population martiniquaise, si souvent oubliée dans ces débats qui pourtant la concernent au premier chef.

Trois questions ont été posés à la population martiniquaise sur :
1- Quelle perception de la situation générale en Martinique ?
2- Le Climat de confiance pour l’avenir de la Martinique ?
3- Un changement de Statut pour résoudre les problèmes de la Martinique ?

Les résultats sont éloquents.
1- A 72%, les Martiniquais considèrent que la situation générale va en se dégradant. Dans toutes les catégories sociales et d’âge, les résultats sont édifiants.

2- Quant au climat de confiance, 68% de la population martiniquaise exprime son scepticisme, sa crainte en l’avenir de notre territoire. A une très large majorité, nos compatriotes expriment leurs doutes sur l’évolution positive de la Martinique.

3- A la question d’un éventuel changement de Statut pour résoudre les problèmes de la Martinique, soit la question phare, considérée comme majeure par nos élus, et qui justifie la tenue d’un Congrès, la population martiniquaise dans son ensemble considère à 56% qu’elle souhaite conserver ses relations telles qu’elles sont avec la République.

Pour finir, la question qui fâche porte sur la confiance que nos concitoyens accordent à nos élus territoriaux, pour assumer des responsabilités plus grandes, si l’on changeait de Statut, voire si on allait vers l’autonomie. La réponse est une défiance envers nos élus à 68% !!

Dès lors, la position du Mouvement Démocrate Martinique sort confortée par ce récent sondage.

Au moment où la vie est chère en Martinique, comme dans tout l’outremer, dans toute la Caraïbe, où le contexte international est anxiogène avec une augmentation des droits de douane imposée par les États Unis, où le CARICOM souffre de ces augmentations, comment prendre le risque de réclamer d’un État en faillite une autonomie de gestion ?

Selon nous, c’est faire courir deux risques réels à la population martiniquaise :
- L’un national, au moment où les populistes, les extrêmes sont de plus en plus majoritaires en France, qu’ils considèrent que l’heure est venue de donner aux autonomistes ce qu’ils réclament. Et, qui dit Autonomie dit capacité à s’auto-gérer ! Qui peut croire que cela suffira ?
- Le deuxième péril étant le risque de voir l’État remettre en cause les spécificités locales, les avantages des fonctionnaires, telle la prime de 40% !! Que deviendra alors la dette abyssale de la CTM ? Dès lors, la vie sera-t-elle moins chère ? Toute cette situation économique obligera nos élus à voter comme en juillet dernier une nouvelle augmentation de taxes.

Gouverner c’est choisir et prévoir ! Ni la défiance éventuelle demain à l’Assemblée nationale, ni l’autonomie localement, ne réduirons la Dette. Commençons par respecter le choix des martiniquais !!!

Max ORVILLE Ancien Député européen.

Le 8 septembre, François Bayrou soumettra son gouvernement au vote de confiance. Ce moment décidera si la France s’engag...
28/08/2025

Le 8 septembre, François Bayrou soumettra son gouvernement au vote de confiance. Ce moment décidera si la France s’engage sur un chemin de stabilité ou replonge dans le chaos politique. Et en première ligne, nos députés antillais devront se positionner... 👇

Le 8 septembre, François Bayrou soumettra son gouvernement au vote de confiance. Ce moment décidera si la France s’engage sur un chemin de stabilité ou replonge dans le chaos politique. Et en première ligne, nos députés antillais devront se positionner....

Le 25 septembre prochain, Serge Letchimy réunira un Congrès des élus de Martinique, censé ouvrir une « nouvelle phase » ...
12/08/2025

Le 25 septembre prochain, Serge Letchimy réunira un Congrès des élus de Martinique, censé ouvrir une « nouvelle phase » dans nos relations avec l’État. Un rendez-vous présenté comme historique, mais qui, derrière les discours de modernisation et de différenciation, cache une orientation risquée : au mieux, ouvrir une simple boîte de Pandore, au pire engager le pays dans un processus de rupture institutionnelle… sans mandat populaire clair.

Car c’est là le premier problème : à aucun moment, la question statutaire n’a été évoquée par l’équipe majoritaire lors de la dernière campagne de la CTM. À aucun moment la population martiniquaise n’a exprimé le souhait d’un changement de statut. Tout indique, au contraire, que l’attachement au cadre républicain demeure fort. Vouloir réécrire les règles fondamentales du lien avec la France, sans consultation préalable, revient à mettre la charrue avant les bœufs…

Le deuxième problème est de nature politique : ce congrès vise à obtenir un « pouvoir normatif autonome », autrement dit la capacité de voter nos propres lois locales. Sur le papier, l’idée est séduisante : adapter les textes aux réalités martiniquaises. Mais dans les faits, nos institutions locales disposent déjà de larges compétences… et elles peinent gravement à les exercer. Gestion dégradée de l’eau, des déchets, des transports, des fonds européens, des services sociaux... : la liste est longue, et la comparaison avec d’autres territoires ultramarins, comme La Réunion ou la Guadeloupe, est douloureuse. Avant de réclamer plus de pouvoirs, ne faudrait-il pas d’abord bien utiliser ceux que nous avons ?

S’ajoute un troisième problème, cette fois budgétaire : ce congrès « de la rupture » arrive au pire moment. Les Outre-mer traversent une période de grande restriction, et les négociations avec Paris sont tendues. On le sait bien, chaque nouvelle compétence, chaque transfert de pouvoir normatif devra s’autofinancer. Or, la situation financière de la CTM est loin d’être florissante. Réclamer de nouveaux champs d’action sans capacité réelle de financement, c’est en quelque sorte tendre à l’État la preuve qu’il a raison de raboter nos budgets !

Enfin, ce débat réactive un vieux réflexe identitaire, celui de se définir d’abord par la distance avec Paris plutôt que par la qualité de nos politiques publiques. Or, dans le contexte actuel, où l’économie martiniquaise est fragile, où la vie chère alimente la colère sociale, et où l’insécurité liée au narcotrafic explose, le choix stratégique ne devrait pas être la distanciation mais le renforcement de la coopération avec les services de l’État. L’urgence est à la performance, pas à la posture.

Ce Congrès, présenté comme un moment « de responsabilisation », risque au contraire d’alimenter la défiance : défiance envers la République, défiance envers les institutions locales déjà critiquées, et, à terme, défiance envers ceux qui, au nom d’un « projet global », engageraient la Martinique dans un chemin dont nul ne peut garantir l’issue.

On peut appeler cela « différenciation statutaire », « pouvoir normatif autonome » ou « nouvelle étape », qu’on le veuille ou non, cela fleure le mauvais parfum du séparatisme. Alors, plutôt que de jouer cette partition contreproductive, délivrons sans complexe un autre signal ! Celui d’une union constructive, responsable et loyale avec la République. Car, dans le contexte chaotique du moment, c’est en rétablissant résolument la confiance, en travaillant main dans la main avec l’État et les entreprises, que nous pourrons peser sur les décisions nationales… et tenter d’améliorer la vie des Martiniquais.

Le 25 septembre prochain, Serge Letchimy réunira un Congrès des élus de Martinique, censé ouvrir une « nouvelle phase » dans nos relations avec l’État. Un rendez-vous présenté comme historique, mais qui, derrière les discours de modernisation et de différenciation,...

La dernière livraison de l’INSEE est sans appel :- Les PME de Martinique ne pratiquent pas de marges abusives.- Elles so...
19/07/2025

La dernière livraison de l’INSEE est sans appel :
- Les PME de Martinique ne pratiquent pas de marges abusives.
- Elles souffrent d’un environnement structurel pénalisant.
Une zone franche sociale ciblée serait un levier efficace pour soutenir à la fois les entreprises et les ménages.

Un mensonge répété cent fois finit par devenir une “vérité”. Ainsi en est-il d’un boniment bien rodé qui alimente le populisme local et intoxique jusqu’aux plus hautes sphères de l’Etat : les entreprises de Martinique gonfleraient leurs marges au point...

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