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♀️𝗟𝗘 𝗖𝗔𝗗𝗥𝗘 𝗘𝗧 𝗟𝗘 𝗣𝗟𝗔𝗡 𝗗'𝗔𝗖𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗦𝗘𝗥𝗢𝗡𝗧 𝗦𝗢𝗨𝗠𝗜𝗦 𝗔𝗨𝗫 𝗠𝗜𝗡𝗜𝗦𝗧𝗥𝗘𝗦  En conclusion de la semaine de travaux sur les questions de ...
30/05/2026

♀️𝗟𝗘 𝗖𝗔𝗗𝗥𝗘 𝗘𝗧 𝗟𝗘 𝗣𝗟𝗔𝗡 𝗗'𝗔𝗖𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗦𝗘𝗥𝗢𝗡𝗧 𝗦𝗢𝗨𝗠𝗜𝗦 𝗔𝗨𝗫 𝗠𝗜𝗡𝗜𝗦𝗧𝗥𝗘𝗦

En conclusion de la semaine de travaux sur les questions de l'égalité des genres et de l'inclusion sociale des femmes en Mélanésie courant novembre 2026.

Les hauts fonctionnaires de sont mis d'accord sur le cadre et le plan d'action qui seront soumis aux ministres des femmes des pays membres du

Les travaux finalisés seront également présentés à la conférence triennale des femmes du Pacifique prévue en mars 2027

La feuille de route s'étend de 2026 à 2038 et s'inscrit dans le cadre du plan "MSG 2038" Prospérité pour tous

Nos remerciements au secrétariat du GFLM qui a facilité cet espace de travail rendu possible avec leurs partenaires

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📸 Crédit photo : MSG Secretariat



♀️♂️𝐄𝐆𝐀𝐋𝐈𝐓𝐄 𝐃𝐄𝐒 𝐆𝐄𝐍𝐑𝐄𝐒 𝐄𝐓 𝐈𝐍𝐂𝐋𝐔𝐒𝐈𝐎𝐍 𝐒𝐎𝐂𝐈𝐀𝐋𝐄 𝐄𝐍 𝐑𝐄𝐆𝐈𝐎𝐍 𝐌𝐄𝐋𝐀𝐍𝐄𝐒𝐈𝐄𝐍𝐍𝐄 🇫🇯🇻🇺🇵🇬🇸🇧🇳🇨Les participants à l'atelier dédié cette se...
29/05/2026

♀️♂️𝐄𝐆𝐀𝐋𝐈𝐓𝐄 𝐃𝐄𝐒 𝐆𝐄𝐍𝐑𝐄𝐒 𝐄𝐓 𝐈𝐍𝐂𝐋𝐔𝐒𝐈𝐎𝐍 𝐒𝐎𝐂𝐈𝐀𝐋𝐄 𝐄𝐍 𝐑𝐄𝐆𝐈𝐎𝐍 𝐌𝐄𝐋𝐀𝐍𝐄𝐒𝐈𝐄𝐍𝐍𝐄 🇫🇯🇻🇺🇵🇬🇸🇧🇳🇨

Les participants à l'atelier dédié cette semaine au Vanuatu ont mis exergue la nécessité de faire évoluer le plan d'actions et d'utiliser de manière cohérente la terminologie "𝘃𝗶𝗼𝗹𝗲𝗻𝗰𝗲 𝗯𝗮𝘀𝗲𝗲 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗲 𝗴𝗲𝗻𝗿𝗲"

La violence sexuelle et basée sur le genre n'est pas acceptable n'importe où et n'importe quand.

Les participants issus des pays membres du ont pu partager leur expériences et croiser leur idées afin d'affiner un plan d'actions à venir.

Il a pu être démontré que l'égalité des sexes est non seulement un objectif mais aussi le fondement d'une Mélanésie forte, résiliente et prospère



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📸 Crédit photos MSG Secretariat

♀️𝐆𝐑𝐎𝐔𝐏𝐄 𝐅𝐄𝐑 𝐃𝐄 𝐋𝐀𝐍𝐂𝐄 𝐌𝐄𝐋𝐀𝐍𝐄𝐒𝐈𝐄𝐍 🇫🇯🇻🇺🇸🇧🇵🇬🇳🇨Depuis lundi se tient au Vanuatu un atelier sur l'égalité des genres et l'inc...
28/05/2026

♀️𝐆𝐑𝐎𝐔𝐏𝐄 𝐅𝐄𝐑 𝐃𝐄 𝐋𝐀𝐍𝐂𝐄 𝐌𝐄𝐋𝐀𝐍𝐄𝐒𝐈𝐄𝐍 🇫🇯🇻🇺🇸🇧🇵🇬🇳🇨

Depuis lundi se tient au Vanuatu un atelier sur l'égalité des genres et l'inclusion sociale des femmes en Mélanésie

Identifié comme une priorité humaine fondamentale qui s'impose comme des défis réels. Ces sujets nécessitent une approche régionale.

Selon les données existantes, les femmes sont sous-représentées dans les parlements, les conseils d'administration et les tables de négociations en Mélanésie.

Et les violences sont le plus élevés dans notre région.

Cet atelier déterminera une planification conjointe, un programme partagé entre les membres afin de répondre aux priorités des pays mélanésiens de manière coordonnée et pratique.

Une délégation représentant le membre du y participe.


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📷 Crédit photo : MSG Secretariat

18/05/2026

[𝐄𝐗𝐓𝐑𝐀𝐈𝐓 𝐃𝐄́𝐁𝐀𝐓 𝐀𝐔 𝐂𝐎𝐍𝐆𝐑𝐄̀𝐒]

Roch Wamytan : signataire de l’Accord de Nouméa, a demandé aux élus de l’hémicycle qui était présent lors des discussions du 21 avril 1998 au Haut-commissariat.

À travers son intervention, il revient sur l’un des moments décisifs des négociations ayant conduit à la signature de l’Accord de Nouméa : la question de la restriction du corps électoral.

Il rapporte notamment ces mots prononcés par Jacques Lafleur au cours des discussions :

« Je peux comprendre que le droit de vote soit restreint à une certaine catégorie de personnes ici en Nouvelle-Calédonie. »

Selon lui, cette prise de position a marqué un tournant dans les échanges et a permis d’aboutir au compromis historique signé le lendemain.

Dans la suite de son intervention, il appelle également à débattre avec humilité, sagesse et vérité, en rappelant que l’histoire politique du pays ne peut être dissociée de la mémoire coloniale et des blessures encore présentes aujourd’hui.

Il évoque notamment les dix jeunes de Pouébo guillotinés il y a 158 ans, rappelant que certaines pages de l’histoire ont longtemps été tues ou effacées.

Récit d’un chapitre de notre histoire politique ⤵️

14/05/2026

[ SOMMET MELANESIEN DE L'OCÉAN 🌊]

Assurer la protection des océans grâce à des économies océaniques durables dans toute la Mélanésie.





🏝️ 𝗟'𝗜𝗟𝗘 𝗠𝗔𝗧𝗧𝗛𝗘𝗪 𝗼𝘂 𝗨𝗠𝗔𝗘𝗡𝗨𝗣𝗡𝗘 🇻🇺📸 Vu sur le net, ces quelques clichés d'une des îles revendiquées par le Vanuatu depuis ...
11/05/2026

🏝️ 𝗟'𝗜𝗟𝗘 𝗠𝗔𝗧𝗧𝗛𝗘𝗪 𝗼𝘂 𝗨𝗠𝗔𝗘𝗡𝗨𝗣𝗡𝗘 🇻🇺

📸 Vu sur le net, ces quelques clichés d'une des îles revendiquées par le Vanuatu depuis son indépendance en 1980.

📸 Ces clichés ont été pris 2021 par un plaisanter, Bruno Senges qui les a postés sur Flickr 130634205@N04/" rel="ugc" target="_blank">https://www.flickr.com/photos/130634205@N04/

On peut y voir aussi la petite plaque que l'armée française a remis alors que les autorités Ni-Van avaient retirés la précédente pour y planter le drapeau Vanuatais 🇻🇺

Ci-dessous l'article de Mickaël Field https://open.substack.com/pub/michaelf27/p/empire-of-empty-rocks?r=2rgq5&utm_campaign=post-expanded-share&utm_medium=web






🐬𝐒𝐎𝐌𝐌𝐄𝐓 𝐌𝐄𝐋𝐀𝐍𝐄𝐒𝐈𝐄𝐍 𝐃𝐄 𝐋'𝐎𝐂𝐄𝐀𝐍 🇵🇬 (du 11 au 14 mais 2026 Port-Moresby) 🤝 Nous sommes fiers d'annoncer le Melanesian Spear...
10/05/2026

🐬𝐒𝐎𝐌𝐌𝐄𝐓 𝐌𝐄𝐋𝐀𝐍𝐄𝐒𝐈𝐄𝐍 𝐃𝐄 𝐋'𝐎𝐂𝐄𝐀𝐍 🇵🇬 (du 11 au 14 mais 2026 Port-Moresby)

🤝 Nous sommes fiers d'annoncer le Melanesian Spearhead Group (MSG) en tant que partenaire régional du Sommet mélanésien de l'océan 2026 (MOS26).

🐋 La participation de MSG renforce notre engagement collectif à protéger nos océans et à faire progresser les économies océaniques durables à travers la Mélanésie. Ensemble, nous défendons l’unité régionale, la gestion partagée et l’action transformatrice pour un avenir résilient du Pacifique Bleu.

Alors que nous nous préparons à nous réunir au MOS26, nous saluons la force de la collaboration mélanésienne pour façonner un héritage océanique durable pour les générations à venir.

©️ MOS 2026

💥 𝐑𝐄𝐂𝐀𝐃𝐑𝐀𝐆𝐄 💥🎙️Le gouvernement Vanuatais recommande à l'ambassadeur de France au Vanuatu d'utiliser les canaux officiels...
09/05/2026

💥 𝐑𝐄𝐂𝐀𝐃𝐑𝐀𝐆𝐄 💥

🎙️Le gouvernement Vanuatais recommande à l'ambassadeur de France au Vanuatu d'utiliser les canaux officiels et diplomatiques pour s'exprimer plutôt les réseaux sociaux.

👉 Suite au tapage inutile initié par les Loyalistes sur leurs pages FB après l'arrivée du président du FLNKS et de sa délégation à Port-Vila en début de semaine en marge d'un forum économique.

✍️ Tapage relayé par le représentant de la France au Vanuatu et aux îles Salomons.

🇻🇺🤝🇳🇨 Le gouvernement rappelle à l'ambassadeur de France que le et le Vanuatu entretiennent des relations diplomatiques culturelles et politiques depuis de longues années ce qui n'entache pas les relations que le Vanuatu entretient avec la France.

https://www.rnz.co.nz/news/pacific/594693/french-ambassador-s-social-media-diplomacy-lands-poorly-in-vanuatu?fbclid=




France's ambassador to Vanuatu has been urged to use established diplomatic channels rather than social media to communicate his concerns on relations.

🙏 Merci à l'historien Louis-José Barbançon de rétablir la vérité historique face à la désinformation des pages de propag...
08/05/2026

🙏 Merci à l'historien Louis-José Barbançon de rétablir la vérité historique face à la désinformation des pages de propagande loyalistes qui prennent les calédoniens pour des imbéciles. Voici ses 2 dernières publications, fruits d'un travail de recherche scientifique, loin des fakes news véhiculées par la droite coloniale :

✅️ Publication du 6 mai 2026 ⤵️
Récemment l’on a vu réapparaître sur la toile sur la page du Bon Jojo, le document daté du 1er janvier 1844 intitulé : « Déclaration de reconnaissance de souveraineté. »
Un document que tous les historiens connaissent, maintes fois commenté et documenté, loin d’être un scoop, même s’il est peu connu du grand public. L’historien Joël Dauphiné et d’autres ont bien montré que cet acte trouve son origine dans une initiative personnelle du contre-amiral Dupetit-Thouars, commandant de la division navale de l’Océanie, plutôt que dans une instruction explicite du gouvernement de Louis-Philippe alors roi des Français. D’ailleurs, dès que l’information parviendra en France, l’ordre sera donné de récupérer le pavillon, non pas par respect vis-à-vis des Kanak et de leurs chefs (désignés rois dans le document) mais par crainte des réactions des Britanniques avec lesquels François Guizot, le principal ministre de facto du gouvernement présidé par le maréchal Soult, cherche à établir une « entente cordiale ». Lisons ce document qui, notons-le, ne s’intitule pas « prise de possession ». Il y est écrit : « …plaçant nos personnes et notre terre d’Opao sous leur [celle de la France et de son gouvernement] haute protection… ». Ce texte établit une amorce de « protectorat », pas une annexion. Au contraire, le 24 septembre 1853, le contre-amiral Febvrier-Despointes déclare : « je prends possession ». C’est une différence fondamentale.
À Tahiti, en septembre 1842 Dupetit-Thouars avait établi un protectorat avec la reine Pomaré. La demande des autorités tahitiennes avait été ainsi rédigée : "1er La souveraineté de la reine et son autorité et l'autorité des chefs sur leurs peuples seront garanties."... "3e La possession des terres de la Reine et du peuple leur sera garantie. Ces terres leur resteront."... " À ces conditions la Reine Pomare et ses grands chefs demandent la protection du Roi des Français..." Dans la lettre de ratification officielle adressée par Louis-Philippe à la reine Pomaré, le 25 mars 1843, le roi des Français confirma: "Conservez vos terres, et votre autorité intérieure sur vos sujets." Cet état de fait est remis en cause après la tentative de prise de possession de Dupetit-Thouars en novembre 1843. Cette dernière sera désavouée par Paris, d’autant que l'affaire Pritchard envenime les relations franco-britanniques. Une nouvelle convention, adoptée en août 1847, prévoira que les îles Tahiti, Moorea et dépendances seront placées : "sous la protection immédiate et exclusive de S. M. le Roi des Français..."
En revanche, en mai-juin 1842, le même Dupetit-Thouars a pris possession des Marquises où la France envisage d’établir un pénitencier pour les déportés politiques. Pour cette raison, il est impératif que la possession des terres soit incontestable ce qui n’est pas le cas dans le cadre d’un protectorat. Le directeur des colonies, Mestro note à propos de Tahiti: "Nous n'avons pas la souveraineté. Nous y avons un droit de protectorat mal défini, reconnu à grand peine par l'Angleterre, & dont l'application peut amener d'un jour à l'autre des difficultés."
Autre cas, celui de Wallis, où la demande de protectorat du 4 novembre 1842, se présentait en ces termes : "Nous le roi des Îles Wallis et les chefs soussignés, après avoir embrassé la religion Catholique... déclarons vouloir former un état libre et indépendant Et ... [demandons] à être sous la protection de sa Majesté Louis-Philippe 1er Roi des Français." L’amiral Bruat gouverneur des établissements français de l’Océanie chargé de transmettre la réponse des ministères, en avril 1844, écrit : "En vous accordant la protection le roi des Français reconnaît votre indépendance." Le protectorat officialisé à partir de 1887, permettra aux « indigènes » d’Uvea mo Futuna, de conserver la propriété de leurs terres et le gouvernement de leurs rois à Uvea à Alo et Sigave. Ce ne sera pas le cas en Nouvelle-Calédonie.
L’acte de 1er janvier 1844, aujourd’hui ressorti, est accompagné d’un document annexe rédigé par le commandant du Bucéphale, le capitaine de corvette Julien-Laferrière celui-là même qui signe la reconnaissance de souveraineté – document daté du 7 mai 1844 (Archives d’outre-mer carton 29 Océanie).
On y retrouve un compte-rendu de la négociation menée avec les Alikis, chefs kanak, le 31 décembre 1843. On peut y lire que le R.P. Viard qui assurait la traduction demande aux chefs « s’ils seraient contents d’être alliés avec les Français… » puis plus loin, on trouve les termes suivants : «…l’alliance qui venait d’être contractée… ». C’est bien le commandant du Bucéphale qui demande aux chefs kanak, s’ils veulent être alliés. La France n'a pas été appelée. Les réponses en langue d’Uvea (Wallis) que parlait le R.P. Viard par l’un des Kanak certainement originaire d’Ouvéa (Loyauté) est édifiante. Aux questions posées, « voulez-vous que le Roi des Français soit votre Père ? », les chefs répondent « E lelei ! e lelei ! oui bien ! ». Voulez-vous lui obéir comme des enfants obéissent à leur père ? - Lelei ! Lelei ! - Alors il s'engagera à vous défendre contre vos ennemis — Lelei ! Lelei ! » La France n’a donc pas été appelée, c’est elle qui a proposé une alliance. Et, c’est le fait le plus important, en 1844, les Kanak sont considérés comme des « alliés » dans le cadre d’une « alliance », en 1853 les Kanak deviendront des « sujets » dans le cadre d’une annexion. C’est fondamentalement différent.
En fait, ceux qui ont ressorti ce texte pour justifier une relecture de l’histoire édictant que la France aurait été appelée, auraient dû choisir un autre texte car ce dernier démontre le contraire de ce qu’ils voulaient prouver. Quand on veut manipuler l’histoire, on se renseigne en amont sur les études réalisées et sur toutes les archives existantes.

✅️ Publication du 7 mai 2026 ⤵️
Selon une récente publication sur la page du Bon Jojo, le fait que la tribu de Pouebo ait accepté la souveraineté française en février 1854, démontrerait que cette décision n’a pas été prise « par hasard, pas dans la précipitation. Dix ans après Balade. Le temps d’observer, de peser et de choisir. » Ce ne serait pas « un coup de force isolé. Pas un caprice colonial. Un processus assumé, étalé dans la durée, documenté par les archives », processus qui se serait déroulé entre l’acte du 1er janvier 1844 à Balade et février 1854.
Pourquoi remonter dix ans en arrière ? Reprenons plutôt ce qui s’est passé entre le 24 septembre 1853, date de la prise de possession par le contre-amiral Febvrier Despointes et février 1854. Arrêtons-nous sur la mise aux fers puis l’éloignement de quatre Kanak de Balade à Tahiti en décembre 1853, quelques semaines donc avant la « soumission » de février 1854. Les circonstances de leur arrestation sont développées dans le célèbre Marins et Missionnaires, du R.P. Albert de Salinis publié en 1892 ; ainsi que leur exil vers Tahiti (p.329). D’autres auteurs en font état dont le R.P. Rozier, le grand spécialiste des premières années de la mission mariste en Nouvelle-Calédonie. Les faits sont décrits avec précision par Michel Soulard dans son ouvrage Une graine en terre Kanak. Journal inédit (1843-1853) et correspondance de Mgr Douarre, publié en 2022.
Que s’est-il passé à la fin de l’année 1853 ? Febvrier-Despointes, soupçonnant qu’un complot contre sa personne se prépare, fait arrêter plusieurs Kanak qui sont mis aux fers, les pieds pris dans des manilles fixées sur une barre de justice. Parmi eux, Tiangoune et deux guerriers qui gardaient l’entrée de sa case ainsi que les dénommés Oundo, Michel l’héritier de Tiangoune, Quidago et Toulangui. C’est un « autre 2 décembre » ironise le R.P. Rougeyron missionnaire mariste, en allusion au coup d’État du 2 décembre 1851, au cours duquel le prince-président Louis-Napoléon Bonaparte avait fait arrêter tous ses opposants.
Michel Soulard, se fondant en particulier sur une lettre du R.P. Rougeyron datée du 20 décembre 1853, poursuit : « Tiangoune, considéré, à tort, comme « grand chef », est emprisonné sur le Phoque, mais il s’évade, puis se soumet – sous l’impulsion du P. Montrouzier – en échange de sa liberté ». Puis l’auteur précise : « Les autres prisonniers sont répartis sur les deux corvettes (le Prony – commandant Jean-Joseph de Brun et le Catinat capitaine de frégate Lacombe). Finalement, les 30 et 31 décembre, quatre d’entre eux – les autres étant relâchés – sont regroupés sur le Catinat qui part pour Tahiti, le 1er janvier 1854… »
Selon le R.P. Rozier, Oundo alias Paulo sera rapatrié en Nouvelle-Calédonie par le gouverneur Guillain qui l’aurait fait revenir « pour avoir un agent utile contre la Mission. ».
Les questions qui se posent sont : dans la mémoire des autorités coutumières de Pouebo en février 1854, quels souvenirs étaient les plus proches : ceux datant d’il y a dix ans ou ceux concernant leurs voisins de Balade survenus quelques semaines auparavant ? Ont-ils eu un autre choix que celui de se soumettre sous peine d’être mis aux fers puis éloignés à Tahiti ?

Quand un plumitif égaré en histoire sur la page du Bon Jojo écrit, « Une archive ne se choisit pas. On la lit en entier, ou on ne la cite pas du tout », à qui s’adresse-t-il : à son miroir ?

La photo jointe fait apparaître sur le rôle d’équipage de la corvette Catinat, le nom des quatre premiers Kanak de l’histoire exilés, à peine plus de trois mois après la prise de possession (Service historique de la défense Rochefort).

08/05/2026

[𝐀𝐂𝐂𝐔𝐄𝐈𝐋 𝐂𝐎𝐔𝐓𝐔𝐌𝐈𝐄𝐑 𝐀𝐔 𝐂𝐎𝐍𝐒𝐄𝐈𝐋 𝐍𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍𝐀𝐋 𝐃𝐄𝐒 𝐂𝐇𝐄𝐅𝐒 𝐃𝐔 𝐕𝐀𝐍𝐔𝐀𝐓𝐔] 🇻🇺🇳🇨🤝

Le président du FLNKS Christian Tein a été reçu au MALVATUMAURI (Conseil national des chefs du Vanuatu), basé à Port Vila, qui représente toutes les chefferies de toutes les îles du Vanuatu.

Un passage obligé pour marquer le respect du FLNKS aux autorités coutumières du Vanuatu et un temps fort en émotions pour les personnalités présentes, qui se disaient honorées de recevoir le président du FLNKS.

La case du MALVATUMAURI, flambant neuve, reconstruite après un incendie qui avait tout détruit, a été, le temps d'un instant, le lieu de symboles forts entre deux peuples unis par la coutume et le respect.



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