RECA-Niger

RECA-Niger Le Réseau National des Chambres d’Agriculture du Niger est un établissement public à caractère professionnel
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Le Réseau National des Chambres d’Agriculture du Niger est un « établissement public à caractère professionnel ». Le RECA a été mis en place par une loi votée par l’Assemblée nationale mais ce n’est pas une organisation de producteurs de l

Prix des produits maraîchers sur les marchés de Niamey : hausse des prix des produits (10/06/2026)Les prix des produits ...
11/06/2026

Prix des produits maraîchers sur les marchés de Niamey : hausse des prix des produits (10/06/2026)

Les prix des produits maraîchers sont globalement hauts, voire très hauts cette semaine sur les marchés de Niamey. La situation s’explique par une conjonction de facteurs : rupture d’approvisionnement en provenance des pays étrangers, pertes de production dues aux fortes chaleurs d’avril et pressions phytosanitaires persistantes.

Tomate locale
Seule la tomate locale est présente sur les marchés cette semaine. Les prix ont fortement augmenté par rapport à la semaine précédente. Le carton de tomate en provenance de Tabalak (région de Tahoua) coûte désormais 45 000 F CFA contre 24 000 F CFA la semaine passée, soit une hausse de près de 88%. Ce niveau de prix est environ deux fois plus élevé qu’à la même période en 2023.
Chaque année à cette période, les marchés sont normalement approvisionnés en tomates de Tabalak (région de Tahoua) et du Burkina Faso. Cependant, depuis plus de deux ans, la tomate en provenance du Burkina Faso n’arrive plus sur nos marchés en raison de difficultés d’acheminement. Cette rupture d’approvisionnement explique en grande partie la flambée des prix observée. Par ailleurs, de nombreux producteurs locaux ont subi des pertes importantes de production à cause des fortes chaleurs du mois d’avril.

Piment
Le prix du sac de piment augmente fortement d’une semaine à l’autre. Cette semaine le sac de 50 kg de piment de Kongou (région de Tillabéri) se vend à 120 000 F CFA. Le sac de 25 kg de piment de la région de Zinder coûte 65 000 F CFA.
Ces prix sont nettement plus élevés que ceux observés à la même période les années précédentes.

Aubergine
L’aubergine arrive en moindre quantité sur les marchés, entraînant une hausse des prix. Le sac de 50 kg a atteint 25 000 F CFA. La diminution progressive de l’approvisionnement est causée par une baisse de la production liée au manque de capacités d’irrigation sur plusieurs sites, ainsi qu’à une forte pression phytosanitaire (araignée rouge et mouche blanche) difficile à maîtriser par les producteurs.

Oignon et poivron
L’oignon et le poivron constituent la bonne nouvelle de cette semaine, en atténuant quelque peu la pression sur les ménages. Leurs prix restent accessibles. Le sac de 130 kg d’oignon de Galmi se vend à 32 000 F CFA, inférieur à celui de l’année précédente (43 000 F CFA) et identique à 2024. Le sac de 45 kg d’oignon d’Agadez est à 10 000 F CFA. Le sac de 60 kg de poivron de Saga Gorou se vend à 12 000 F CFA.

Fanta Mady Cissé / RECA

Prix des produits maraichers sur les marchés de gros de Niamey : Flambée du prix de la pomme de terre et l'alternative p...
09/06/2026

Prix des produits maraichers sur les marchés de gros de Niamey : Flambée du prix de la pomme de terre et l'alternative patate douce.(9/06/2026, Semaine 23)
Les prix des produits maraîchers sont actuellement très hauts, marqués par une faible disponibilité générale et une présence quasi exclusive de produits locaux.
La pomme de terre se fait très rare et est devenue comme de l'or sur les étals ! Sans les importations habituelles du Maroc, de l'Algérie ou du Nigeria, nous comptons heureusement sur la production qui nous vient d'Agadez. Ainsi, le kilo se vend à 1 600 F prix de gros et en détail à 1750 F. Il s'agit du prix le plus élevé jamais enregistré depuis le début de nos suivis en 2015. Mais une excellente alternative existe. Contrairement à la pomme de terre, la patate douce est présente en grande quantité. Au marché de Katako, le sac de 120 kilos de Balleyara se discute entre 20 000 et 22 000 francs. Si l'on fait le calcul, le kilo de patate douce vous revient entre 166 et 183 francs face aux 1 750 francs de la pomme de terre, l'argument financier est imparable !
C'est l'occasion idéale de se tourner vers la patate douce. C'est non seulement un choix économique, mais c'est aussi un véritable trésor pour votre santé, riche en vitamines et minéraux. Bien qu'elles soient différentes, la pomme de terre et la patate douce sont très complémentaires.
Alors cette semaine, pour sécuriser l'alimentation de votre famille à moindre coût, pensez à la patate douce !

Fanta Mady Cissé / RECA

Nous sommes sur le site irrigué de Safo Chadawa, dans la commune rurale de Safo.Ces femmes transformatrices font partie ...
09/06/2026

Nous sommes sur le site irrigué de Safo Chadawa, dans la commune rurale de Safo.
Ces femmes transformatrices font partie des producteurs suivis en Conseil de Gestion à l’Exploitation Familiale (CGEF). Elles exploitent une superficie d’environ 8 800 m² où elles produisent du manioc, du moringa, de la tomate et de l’oignon.
Au menu de cette visite : l’importance de la gestion parcellaire et le respect des itinéraires techniques.

Abdoul Rachid Hamani Gado / Chambre Régionale d’Agriculture de Maradi

Fin de campagne du poivron sur le site de Gourjia.Gourjia est un site maraîcher situé dans la commune de Gazaoua, au sud...
04/06/2026

Fin de campagne du poivron sur le site de Gourjia.

Gourjia est un site maraîcher situé dans la commune de Gazaoua, au sud de la région de Maradi, dans la vallée du Goulbi Kaba.
Le Goulbi N’Kaba est un cours d’eau qui ne coule presque plus, prend sa source au Nigeria, rentre au Niger, continue vers le Nord jusqu’à Mayahi puis vers l’Ouest et enfin descend vers le sud pour rejoindre la Rima River au Nigeria, puis la rivière de Sokoto, affluent du fleuve Niger. C’est une vallée sèche de 170 km qui traverse la région de Maradi. Cette zone est reconnue depuis plusieurs années comme l'un des principaux bassins de production de poivron du Niger.

La campagne touche à sa fin, le poivron se fait de plus en plus rare et la plupart des parcelles ont déjà été récoltées. Les quantités disponibles diminuent chaque semaine, alors que la demande reste importante.

Cette baisse de l'offre se répercute directement sur les prix. Actuellement, le sac de 37 kg se vend à 33 750 F.CFA, contre seulement 4 000 F.CFA au début de la récolte. Une évolution spectaculaire du prix. Les acheteurs viennent principalement du Nigeria.

Pour les producteurs qui disposent encore de stocks ou de parcelles en production, cette période est généralement la plus intéressante sur le plan commercial, avec des prix nettement supérieurs à ceux observés pendant les pics de récolte.

Bassirou Souley / Chambre Régionale d’Agriculture de Maradi

Les premiers semis de mil sont déjà visibles à Gazaoua. La photo 1 montre un jeune plant de mil issu d’un semis réalisé ...
03/06/2026

Les premiers semis de mil sont déjà visibles à Gazaoua.
La photo 1 montre un jeune plant de mil issu d’un semis réalisé le 22 mai 2026 dans le village de Zabaoua, commune de Gazaoua, région de Maradi.
Il ne reste plus qu’à espérer une bonne installation de la saison et une pluviométrie favorable dans les semaines à venir.

Saminou Idi / Chambre Régionale d’Agriculture de Maradi

Un petit tour au marché Tichiwakate : le marché de la pastèque à Agadez.Des tas de pastèques occupent actuellement le ma...
02/06/2026

Un petit tour au marché Tichiwakate : le marché de la pastèque à Agadez.

Des tas de pastèques occupent actuellement le marché de Tichiwakate, témoignant de l’abondance du produit en cette période.
Culture de saison sèche chaude, la pastèque fait l’objet, ces dernières années, d’un ciblage particulier des producteurs qui cherchent à faire coïncider la récolte avec le mois de Ramadan afin de bénéficier des meilleures ventes. Cette année, le mois béni a coïncidé avec une longue période de fraîcheur. C’est maintenant que le produit abonde sur le marché.

Les principaux bassins de production sont Egandawel, le Telwa avec Intatat, Inwazeidi et Beytal, ainsi que la vallée d’Emdigra-Tifraghat.

La rareté du gaz et de l’essence s’est ajoutée aux difficultés de production, entraînant parfois des récoltes prématurées.

Les prix varient selon l’empennage. La centaine (la centaine est l’unité de mesure des pastèques) se négocie entre 50 000 F et 200 000 F. L’essentiel des ventes se situe toutefois autour de 120 000 F chez les producteurs. Chez les détaillants, on trouve des pastèques à l’unité à partir de 7 000 F.

Les acheteurs font légion. Le produit est transporté vers Arlit ainsi que vers les sites aurifères.

Ado Idi et Akhmed Amma Ouanou / Chambre Régionale d’Agriculture d’Agadez

La fête est finie, place à la campagne agricole.La campagne agricole d’hivernage 2026 démarre dans plusieurs localités d...
02/06/2026

La fête est finie, place à la campagne agricole.

La campagne agricole d’hivernage 2026 démarre dans plusieurs localités de la région de Maradi.
Le 31 mai 2026 a marqué la reprise des travaux champêtres dans plusieurs zones agricoles de la région. Hier matin, dans le village de Bargaja et dans les localités environnantes de la commune de Madarounfa, les producteurs ont effectué les premiers semis de la campagne.
Mil, niébé, arachide, sorgho et riz figurent parmi les principales cultures mises en terre.

Pour les producteurs, ces premiers semis représentent toujours un moment important. Ils marquent le début d’une nouvelle campagne, avec l’espoir de bonnes pluies et de récoltes satisfaisantes dans les mois à venir.

Abdoul Rachid Hamani Gado / Chambre Régionale d’Agriculture de Maradi

27/05/2026
Prix de produits maraichers sur les marchés de Niamey - (21/05/2026)Le prix de presque tous les produits frais poursuit ...
25/05/2026

Prix de produits maraichers sur les marchés de Niamey - (21/05/2026)

Le prix de presque tous les produits frais poursuit son ascension.
La tomate en provenance de Tabalak (photo 1) et de Téra arrive en quantité réduite sur les marchés. Le carton de 30 kg se vend désormais à 28 000 F, contre 14 000 F la semaine passée, soit un prix qui a littéralement doublé en une semaine.

Le prix du sac du piment a atteint le sommet, seul le piment local est présent sur le marché. Le sac de 50 kg de Kongou (photo 2) se vend à 100 000 F et celui de 30 kg de Zinder coute 45 000 F. Ces prix sont largement supérieurs à ceux observés à la même période les années précédentes. Cette flambée s’explique par l’absence du piment importé du Nigeria, qui occupait historiquement le marché tout au long de l’année. Cette présence constante avait conduit de nombreux producteurs locaux à délaisser la culture. Aujourd’hui, la production nationale ne suffit pas à répondre à la demande, ce qui propulse le sac de 50 kg à un niveau historique de 100 000 F, alors qu’il ne dépassait jamais 25 000 F auparavant.

Heureusement pour les consommateurs, un arrivage massif de produits en provenance d’Agadez alimente le marché de Djémadjé. On y trouve notamment l’oignon, l’ail et la pomme de terre, ce qui apporte un certain soulagement face à la flambée des prix. Ainsi le kilo de l’ail (photo 3) se vend à 1 000 F prix de gros, celui de la pomme de terre coute 650 F et le sac de 45 kg de l’oignon (photo 4) coute 10 000 F.

En cette période de fortes chaleurs, idéale pour s’hydrater avec des jus naturels comme cette délicieuse association constituée du gingembre, de la menthe et du citron mais on constate une forte augmentation du prix du gingembre. Cette année, son coût ne cesse d’augmenter : le sac de 50 kg atteint 230 000 F, en provenance du Nigeria et/ou du Ghana (photo 5).
Aujourd’hui, l’absence des produits importés du Nigeria, notamment le piment et le gingembre, perturbe fortement le marché.

Pour faire face au coût exorbitant du gingembre importé (230 000 F le sac), il est important de rappeler qu’il est tout à fait possible d’en cultiver localement. Sur de petites surfaces et avec un terrain bien choisi, le Niger réunit presque toutes les conditions nécessaires pour briser cette dépendance.
Le pays dispose de l’ensoleillement et de la chaleur indispensables à cette culture. Quant au déficit pluviométrique (plus de 2 000 mm requis), il peut être compensé grâce à l’irrigation et à la création de microclimats ombragés, comme dans les jardins arborés.

Cette situation de crise sur les produits importés met en évidence la nécessité pour les producteurs locaux de diversifier leurs cultures (piment, gingembre etc …..) pour assurer notre souveraineté alimentaire afin de faire face aux fluctuations des prix et réduire la dépendance vis-à-vis des pays étrangers.

C’est beau, n’est-ce pas ? C’est le périmètre irrigué de Tillakaina, on vous dit tout à ce sujet.À quelques kilomètres d...
21/05/2026

C’est beau, n’est-ce pas ? C’est le périmètre irrigué de Tillakaina, on vous dit tout à ce sujet.

À quelques kilomètres de la ville de Tillabéri, le périmètre irrigué de Tillakaina est l’un des sites maraîchers historiques du Niger. Créé en 1954, il fait partie des premiers grands périmètres agricoles du pays et a longtemps approvisionné les marchés de Tillabéri et de Niamey en légumes et fruits frais. À une certaine époque, des cultures comme le haricot vert, le radis, la carotte, la betterave ou encore le petit pois y étaient produites et exportées vers la France ainsi que vers plusieurs pays de la sous-région.

Aujourd’hui, le site couvre environ 94 hectares, répartis entre le périmètre 1 (65 ha), le périmètre 2 (19 ha), ainsi qu’une petite zone située au nord, appelée localement « petite plaine » ou « petite emblave de culture », signification du terme Tillakaina en langue zarma/sonrai. Réhabilité en 2019 dans le cadre du Programme 3N, le périmètre dispose d’un système d’irrigation semi-californien encore fonctionnel, assurant l’alimentation en eau des parcelles à travers un réseau de canaux.

L’activité agricole y est toujours dynamique, surtout sur le périmètre 1 où la quasi-totalité des parcelles est exploitée. Les producteurs y cultivent principalement le moringa, le manioc, le piment vert africain, le haricot vert, l’oignon, la tomate et la laitue. Les productions sont désormais essentiellement destinées aux marchés locaux de Tillabéri et de Niamey.

Le site se distingue également par son importante arboriculture fruitière. De longues rangées de manguiers et de citronniers lui confèrent un aspect particulièrement verdoyant, surtout en période de forte chaleur.

Dr Haboubacar Maman Manzo / Enseignant-Chercheur, Université Boubakar Ba de Tillabéri

Adresse

Avenue De Grande Chancellerie, PL21, Porte 97
Niamey
686

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