20/05/2019
L’opposant Hama Amadou, président du Moden Lumana, continue à mobiliser les militants de son parti en perspectives des élections de 2020 et 2021 notamment les présidentielles auxquelles il compte bien se présenter. A défaut de pouvoir battre campagne dans le pays, qu’il a quitté pour un exil sanitaire à Paris depuis 2016, Hama Amadou fait le tour des différentes coordinations de la diaspora de Lumana, accompagner par ses principaux lieutenants, afin de rencontrer ses militants et surtout d’évoquer la situation politique nationale.
Après Accra au Ghana le dimanche 12 mai où il a tenu un grand meeting populaire, l’opposant Hama Amadou était ce dimanche 19 mai à Istanbul en Turquie. Une rencontre cette fois plus restreinte mais qui lui a servi de tremplin pour tirer à nouveau sur le régime de Mahamadou Issoufou ; qu’il accuse « d’avoir détruit tous les fondamentaux de l’économie nigérienne ». L’ancien principal allié du PNDS Tarraya au pouvoir, a brossé un tableau sombre de la situation socioéconomique du pays, qui est engendrée selon lui par la mauvaise politique du gouvernement. « C’est pourquoi, a-t-il expliqué, qu’un bon paquet de commerçant nigériens, surtout les jeunes, ont déserté le Niger ». L’ancien premier ministre s’est aussi indigné contre ce la stratégie du régime de la Renaissance, qui se résume à « la prospérité pour une minorité et la pauvreté pour la majorité ». « Je mets au défi le gouvernement, de me prouver que c’est de la politique politicienne que je fais », a indiqué Hama Amadou qui a dénoncé par la même occasion, « une situation de survie généralisée » qui prévaut dans le pays. « C’est ça le drame de notre pays, qui est classé comme le dernier au monde, et au lieu que le gouvernement s’attèle à nous sortir de là, il nous enfonce davantage », a ajouté le chef de file de l’opposition.
Dans les échanges qu’il a eu avec les militants de son parti, le président du Moden Lumana a maintenu son ambition de se présenter une nouvelle fois aux élections présidentielles de 2021. Malgré l’affaire judiciaire qui le poursuit au pays, Hama Amadou s’est montré ferme et avec un air de prédicateur qui veut certainement beaucoup dire, il a laissé entendre que d’ici cette échéance, « beaucoup de choses risquent de se passer ». « Seul Dieu a les clés de qui sera le détenteur du pouvoir en 2021 » a prêché Hama Amadou, qui a toutefois dénoncé les conditions dans lesquelles, « ils ont la prétention d’organiser des élections à leur manière, pour imposer aux nigériens leurs résultats ».