03/05/2026
En cette matinée du 3 mai 2026, journée commémorative de la liberté de la presse, j’ai une pensée compatissante à l’endroit de nos confrères détenus.
Je plaide pour qu’ils recouvrent leur liberté afin qu’ils participent, en toute responsabilité, au processus de refondation de notre pays.
J’exprime également ma solidarité à l’endroit :
- Des promoteurs des médias qui se débattent pour la survie de leurs entreprises de presse
- Des journalistes qui se battent dans un environnement marqué par la désinformation et la propagande, à préserver leur professionnalisme
- Des travailleurs de la presse qui ne sont pas rémunérés à leur juste valeur et qui trainent des arriérés de salaires.
Je suis convaincu, en cette ère de refondation dans la Confédération AES, que les professionnels des médias ne représentent pas aucun danger ni à la paix, ni à la sécurité, ni à l’unité nationale, ni à la cohésion sociale. A contrario, certains toutologues, influenceurs, communicateurs et autres acteurs des réseaux sociaux qui ne sont pas des professionnels de l’information et qui n’ont pas le même mode opératoire que les journalistes ont contribué à distiller la haine, la désinformation et à avilir la profession des journalistes.
J’estime qu’il est indispensable de sauver la presse professionnelle nigérienne, plurielle et prospère afin qu’elle puisse accomplir, entre autres, le travail d’enquête et d’analyse indispensable à la formation de l’opinion et à la qualité du débat public.
La tenue des états généraux de la presse pourrait être une occasion pour les professionnels des médias et les autres acteurs de réfléchir sur la presse dont nous avons besoin.
Bonne journée Mondiale de la liberté de la presse à toutes et à tous.
Laoual Sallaou Ismaël