09/05/2026
Conseil municipal du Port
Le maire et la majorité veulent le maintien de la précarité, les élus communistes représentés par Emmanuelle MATSERAKA/THOMAS et Patric BOITARD montrent une autre voie.
Plusieurs dossiers importants ont été mis aux voix lors du CM du mardi 5 mai au Port, parmi lesquels : la gestion du FJT, les subventions aux associations, l’adhésion à une centrale d’achat pour le numérique et les télécommunications ou encore la politique de création de postes dans la municipalité.
Mais avant même d’aborder les questions inscrites à l’ordre du jour, le maire a invité le conseil à voter une motion de protestation devant la diminution drastique du nombre des emplois précaires financés en partie par l’État.
Le nombre des emplois diminue, la part de l’État dans leur financement est en baisse et la durée d’embauche est elle aussi réduite. « Le préfet enlève la petite bouée de survie que représentaient ces contrats aidés pour de nombreux Portois » a dit le maire en dénonçant « une décision unilatérale du gouvernement ».
En accord avec ces derniers constats, les élus communistes ont voté la motion du groupe majoritaire, MAIS Patric Boitard est intervenu pour rappeler que le choix gouvernemental « est l’illustration du fait qu’on est arrivé au bout d’un système ». Il a évoqué devant le conseil le fait que le maire lui-même a rejoint une plateforme politique appelant à des changements structurels en profondeur. La motion n’y fait pas référence.
Le même jour, le journal Témoignages a fait une analyse démontrant le degré de corruption qu’a atteint notre système social : depuis 1946, le pouvoir central et les possédants de La Réunion ont interdit aux Réunionnais de remettre en cause l’héritage esclavagiste qui irrigue jusqu’à maintenant la culture municipale de l’île.
C’est cela qu’il faut changer, au lieu de pleurer pour maintenir en place un système qui humilie les Réunionnais.