Merci de prendre rdv pour venir nous rencontrer. Extrait de la Notice Historique rédigée par la DAC Réunion
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Dans la seconde moitié du 19e siècle (1852-1863), La Réunion traverse une importante phase de prospérité. L'industrie sucrière atteint son apogée et les bénéficiaires manifestent leur aisance financière par un trai
n de vie parfois ostentatoire. L'un des aspects les plus marquants de cette situation est le développement des lieux de villégiature où négociants et propriétaires fortunés allaient « en changement d'air ». C'est dans ce contexte que le domaine de Saint-François est acheté par la colonie comme résidence secondaire et lieu de villégiature pour les gouverneurs. Située sur la route de Saint-François, au PK 7, l'ancienne maison de campagne du gouverneur, dans un écrin de verdure, n'a rien perdu de sa superbe et a conservé toute son authenticité. La décision d'acquérir un domaine à proximité du chef-lieu pour y établir une résidence pour les gouverneurs, est prise en 1859 par le conseil général. Le 7 avril 1860, le service des domaines fait l'acquisition d'une partie de la propriété d’Émile Le Dauphin à Saint-François, pour la somme de 50000 F. Elle était bornée à l'Est et au Nord par le vendeur, au Sud par les sieurs Beauvillain et Rougier et à l'ouest par la ravine du Boucan Launay. Cette parcelle non clôturée nécessitait d'être consolidée sur ses flancs. Le logement y existant était en mauvais état et les dépendances de la propriété devaient être reconstruites. Cette situation empêche l'installation immédiate du gouverneur Darricau. Les premières améliorations apportées au domaine consistèrent en la réorganisation des jardins et au renforcement des pentes sur lesquelles furent plantées plus de dix mille filaos de la Nouvelle-Hollande.
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Le problème du logement est résolu le 13 mars 1861 par Louis Victor Louvart de Pontlevoye, propriétaire et industriel à Sainte-Rose qui offre de céder à l'administration, pour la résidence hors-ville du gouverneur, une maison en fer et en maçonnerie qu'il avait commandée et reçue de France, pour la somme de 45 000 F. Cette maison préfabriquée est transportée par bateau de La Possession à Saint-Denis en mai 1861 ; elle est assemblée sur la propriété à la fin de l'année 1861 et livrée au gouverneur en janvier 1862. D'une superficie de 440 m, elle est composée de neuf pièces et de deux varangues. Le long de la façade, on voit toujours la base des piliers dont nous n'avons pas retrouvé leur usage dans les archives. La toiture rouge a été entièrement restaurée avec des plaques de zinc par un artisan.
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La dégradation de l'économie de plantation après 1863 provoque une grave crise financière dans l'île. A partir de 1870, le domaine de Saint-François devient un véritable gouffre financier pour le budget de la colonie et devant les coûts excessifs d'entretien, les membres du conseil général votent la vente de l'immeuble le 26 juillet 1878. La propriété est estimée à 50 000 F, base des enchères. Une première tentative d'adjudication a lieu le 10 juillet 1879 et faute d’enchérisseurs, ce fut un échec. Trois mois plus t**d, le 20 octobre 1879, l'administration remet en vente le domaine mais en baissant son estimation à 45 000 F, sans plus de succès. Devant ces échecs, le prix de départ est fixé à 25000 F et le 16 février 1880, le domaine de Saint-François est enfin vendu à Rosalie Raibaud, épouse d'Aimé Finaud, négociant à Saint-Denis qui l'obtient après enchères pour 41 000 F. Aujourd'hui, la maison n'a guère été modifiée si ce n'est l'agrandissement de la varangue nord par la modification de l'escalier à deux volées (à la place d'un escalier à une volée primitivement), de part et d'autre de la maison, au début du XXe siècle. Les fines colonnettes en fonte sont toujours présentes. Au plaisir de vous accueillir! "Nous héritons le patrimoine de nos ancêtres et nous l’empruntons à nos enfants".