La Confrérie des Gens de la Mer

La Confrérie des Gens de la Mer La Confrérie des Gens de la Mer est une association loi 1901, qui contribue à la valorisation du patrimoine maritime de l'île de la Réunion

La Confrérie des Gens de la Mer est une association loi 1901, qui contribue à la valorisation du patrimoine maritime de l'île de la Réunion. Nous faisons de nombreuses recherches sur terre, Bibliothèque, archives, cimetière et des campagnes de recherches subaquatiques. Nous sommes tous bénévoles, plongeurs archéologue, plongeurs professionnel, historien, experts en divers domaines et surtout tous

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L’achard et le monde maritime de l’océan IndienAutrefois, dans les Mascareignes et plus largement dans l’océan Indien, l...
15/06/2026

L’achard et le monde maritime de l’océan Indien
Autrefois, dans les Mascareignes et plus largement dans l’océan Indien, l’achard occupait une place importante dans la vie quotidienne des marins et des voyageurs. Hérité des traditions culinaires indiennes, ce mélange de légumes épicés et marinés accompagna longtemps les hommes de mer lors des traversées entre l’île Bourbon, l’île de France, Madagascar, les Seychelles ou encore les côtes de l’Inde.
Préparé à base de choux, carottes, haricots verts, mangues vertes ou citrons, l’achard était relevé de curcuma, de gingembre, de piment, de moutarde et de vinaigre. Grâce à ces épices et à sa préparation particulière, il pouvait se conserver plusieurs jours à bord des navires, ce qui représentait un avantage à une époque où les longues traversées rendaient la conservation des aliments difficile.
L’histoire de l’achard rappelle également les grands échanges maritimes de l’océan Indien. À travers les routes commerciales circulaient non seulement des marchandises, mais aussi des traditions culinaires, des épices et des savoir-faire venus d’Inde, d’Afrique, d’Europe et des îles créoles. L’achard demeure ainsi le symbole vivant de ce métissage culturel né autour des ports, des marchés et des navires.
Aujourd’hui encore, cette spécialité créole perpétue la mémoire des anciennes routes maritimes et du patrimoine culinaire de l’océan Indien, où la mer a longtemps relié les peuples, les cultures et les saveurs.

14/06/2026

Saint-Joseph (Mise à jour) : opération de sauvetage en cours au large de Vincendo

Deux parapentistes sont tombés en mer ce dimanche 14 juin. Selon l’info.re, l’un d’eux a pu regagner la plage de Vincendo. Le second parapentiste, porté disparu, a été retrouvé en mer par les secours. Il est malheureusement décédé malgré l’intervention des secours.

Photo mon saint-Jo archives

Le coco dans la navigation d’autrefoisLors d’une visite à la Maison du Coco à Saint-Leu, cela m’a rappelé l’importance  ...
14/06/2026

Le coco dans la navigation d’autrefois
Lors d’une visite à la Maison du Coco à Saint-Leu, cela m’a rappelé l’importance du coco dans la navigation d’autrefois. Le coco occupait une place dans la vie des marins de l’océan Indien et autour de l’île Bourbon. Facile à conserver à bord des navires, il servait à la fois de nourriture, de réserve d’eau naturelle lors des longues traversées, mais aussi d’ustensile du quotidien à bord.
Les fouilles archéologiques sous-marines dirigées par le DRASSM à l’entrée de la baie de Saint-Malo, autour de la frégate corsaire « La Dauphine », naufragée en 1704, ont permis de retrouver plusieurs vestiges liés à l’utilisation du coco par les marins :
• des fragments de noix de coco travaillés ;
• plusieurs demi-coques transformées en bols ;
• ainsi qu’un bol entier retaillé dans une noix de coco, découvert en 2003 à l’avant du navire.
Ces vestiges illustrent le rôle des îles tropicales dans les échanges maritimes du XVIIIe siècle et témoignent de la présence du coco dans la navigation et la vie quotidienne des équipages de l’époque.

Mission aux Seychelles sur les traces du corsaire François HodoulLors de notre mission aux Seychelles, nous avons eu l’o...
13/06/2026

Mission aux Seychelles sur les traces du corsaire François Hodoul
Lors de notre mission aux Seychelles, nous avons eu l’occasion marcher sur les traces de Jean-François Hodoul, célèbre capitaine corsaire français de l’océan Indien. Né à La Ciotat le 20 juin 1765, Hodoul quitta très jeune la France pour rejoindre les Mascareignes où il devint marin, négociant puis corsaire au service de la France.
Nos recherches nous ont conduits jusqu’à Mahé, où repose encore aujourd’hui cet ancien capitaine corsaire. Sa sépulture porte une inscription simple mais chargée d’histoire :
« Ancien Capitaine de Corsaires »
« Il fut juste »
Avant de devenir corsaire, Jean-François Hodoul commandait le navire Les Deux Sœurs puis le brick Succès. Les archives historiques indiquent qu’il naviguait entre Madagascar, les Seychelles, l’Île de France (Maurice) et l’Île Bourbon.
À cette époque, les Mascareignes étaient au cœur du commerce maritime colonial. Comme de nombreux capitaines de son temps, Hodoul participa également au transport d’esclaves entre la côte africaine, Madagascar et les colonies françaises de l’océan Indien, notamment l’Île Bourbon et l’Île de France. Les sources historiques mentionnent que des esclaves étaient acheminés vers Bourbon depuis Madagascar et l’Afrique orientale durant cette période.
Par la suite, François Hodoul devint l’un des corsaires les plus redoutés de l’océan Indien. Commandant du corsaire Apollon, il mena plusieurs campagnes contre les navires britanniques et captura de riches bâtiments marchands transportant piastres, perles et marchandises précieuses.
Aujourd’hui encore, le souvenir de Jean-François Hodoul demeure vivant aux Seychelles. Son nom reste associé à l’histoire maritime de l’océan Indien, aux routes commerciales des Mascareignes et à cette époque complexe mêlant navigation, guerre de course, commerce colonial et traite esclavagiste.

Souvenir de mission à l’Île Maurice, au cœur du vieux cimetière français, lieu chargé d’histoire et de mémoire.À travers...
13/06/2026

Souvenir de mission à l’Île Maurice, au cœur du vieux cimetière français, lieu chargé d’histoire et de mémoire.
À travers les tombes anciennes, les croix oubliées et les pierres marquées par le temps, cette visite fut un véritable voyage dans le passé maritime et colonial de l’océan Indien.

12/06/2026

Samedi 13 juin : journée de la mer à la Darse Foucque – Le Port

Au programme : balades en mer, visites du port en bus, visites de navires militaires et civils, démonstrations de secours en mer et animations pour toute la famille.

Les médiateurs du Territoire de l’Ouest seront présents avec des animations et des outils pédagogiques autour de la mer et de ses métiers.

https://www.tco.re/louest-i-bouz/festival-de-locean-2026-les-rendez-vous-a-ne-pas-manquer-dans-louest-78618.html

12/06/2026

Drapeau pirate (Jolly Roger) conservé aujourd’hui au musée maritime d’Åland, l’un des deux drapeaux pirates considérés comme authentiques. Le drapeau a environ 200 ans et est arrivé à Åland depuis la côte méditerranéenne d’Afrique du Nord, où la piraterie a perduré jusqu’au XIXe siècle. Il est fabriqué en coton et était autrefois d’un brun foncé presque noir. Aujourd’hui, il est décoloré par les effets du temps, des intempéries et du vent.

Le pavillon pirate et les symboles funéraires Le célèbre pavillon pirate, appelé Jolly Roger, représente généralement un...
12/06/2026

Le pavillon pirate et les symboles funéraires
Le célèbre pavillon pirate, appelé Jolly Roger, représente généralement une tête de mort accompagnée d’os croisés. Dans l’imaginaire populaire, ce symbole est directement associé aux pirates et aux flibustiers des XVIIe et XVIIIe siècles. Pourtant, il est important de rappeler que cette représentation ne désigne pas toujours la piraterie.
En effet, la tête de mort et les os croisés existent depuis longtemps dans l’iconographie chrétienne et funéraire. On les retrouve sur de nombreuses tombes, chapelles ou monuments religieux en Europe comme dans l’océan Indien. Ces symboles rappellent avant tout la fragilité de la vie humaine et la certitude de la mort. On parle alors de symbole de “memento mori”, expression latine signifiant :
« Souviens-toi que tu mourras. »
Lors de notre mission à l’Île Sainte-Marie, nous avons pu observer un exemple remarquable de cette représentation : une tête de mort gravée accompagnée d’os croisés et de motifs ressemblant à des gouttes. À première vue, ce décor pourrait faire penser à un pavillon pirate, mais son interprétation semble davantage liée à un contexte religieux ou funéraire.
Les gouttes visibles autour du crâne peuvent avoir plusieurs significations symboliques :
Le sang ou la souffrance : dans l’iconographie chrétienne, elles peuvent évoquer la Passion du Christ, le sacrifice ou la souffrance humaine.

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