08/08/2020
DE AFAR-ICA, A LU-TETIA...
DE LA REGION DE L’EXIL, A LA TERRE DE LUMIERE...
Par R.Pulvar
S’en allant sur les traces de l’homme qui naquit en leur région et partit de celle-ci à la conquête du monde, ils étaient des “Rouges”, c’est-à-dire selon leur vocation, les objets d’une “diaspora” s’en allant rejoindre les différentes parties du monde et se mêler à leur peuples, pour que par ce “commun” partagé selon eux par ceux-ci, puisse se réaliser en finalité le “Bleu”, c’est-à-dire le rassemblement et l’unité de notre humanité...
A l’origine et d’une façon cohérente dans une pluralité de langues, le mot signifiant la couleur rouge est un descriptif faisant référence à celle que prennent les métaux ou le bois lorsqu’ils sont passés par le feu, autrement dit la couleur de ce qui est “igné” et par extension, il désignera tout ce qui sera réduit par le feu en une disparité de ses parties, donc la dispersion, et il s’appliquera ainsi au fait des hommes exilés de leur terre et réduits en une diaspora, qui seront alors dits les “Rouges”. Evoquant ainsi ce qui a disparu et n’est plus, cette couleur signifiera également le “passé”, tel que selon notre détermination à l’avenir, celui-ci nous est impossible d’accès, pour finalement signifier “l’interdiction”, comme dans les feux et les panneaux de signalisation routière, le carton des arbitres, et la liste d’interdiction dite rouge.
Le bleu quant à lui est la couleur du ciel dont depuis la nuit des temps, les peuples en font le séjour de la divinité en laquelle nous sommes censés nous fondre et ne plus faire qu’un avec elle, par delà nos existences. Il s’agit donc de la couleur de “l’unité transcendante”, telle que celle-ci se réalise par-delà nos existences, donc la couleur de “l’avenir”, et finalement la couleur de “l’obligation” puisque nous nous trouvons obligé à l’avenir, et que l’on retrouve logiquement dans les panneaux de circulation routière de sens obligatoire...
Parce que celle-ci relie et donc “unit ” toutes les parties du monde, ils feront de la mer dont la couleur bleue, celle de l’unité, reflète celle du ciel, leur vaste domaine d’opération en devenant de hardis navigateurs. Ceci, non sans laisser des traces de leur passage chez tous les peuples avec lesquels ils vont se mêler, car ils seront par cela-même, directement ou indirectement, à l’origine de toutes les grandes civilisations de l’Afrique de l’est, de la péninsule arabique et du Moyen-Orient, et de la Méditerranée, et nous savons que c’est à partir de celles-ci que s’est constituée la nôtre d’aujourd’hui, dont la finalité contestée par certains est pourtant bien au bout de trente siècles, de conduire notre humanité à son unité.
Ils se placeront pour cela sous la protection de la déesse “Isis”, celle qui rassemble, en mettant son effigie à la proue de leurs navires. Elle sera ainsi connue comme étant également la déesse des mers par lesquelles se fait l’unité des terres, et il édifieront en différents endroits au cours de leurs périples, des sanctuaires lui étant dédies dont l’un d’entre eux se trouvera situé dans un endroit qui conserve encore fossilisé en son nom, le souvenir de la consécration de ce sanctuaire comme étant l’enceinte sacrée, le “Par” égyptien, celui d’Isis, autrement dit la “matrice” de la déesse, le “Par-Isis”. Il se trouvera alors paré des couleurs rouge et bleu qui sont bien celles depuis cette lointaine époque, de ce qui deviendra la ville de Paris...
C’est d’ailleurs la “trirème” qui les aura permis d’atteindre cet endroit, et qui n’est manifestement pas un bateau fluvial pour qu’on le prétende être celui des nautes de la cité, et qui sauf à prétendre qu’il se produirait des tempêtes sur la Seine, a bravé la furie des flots depuis des terres lointaines pour parvenir jusque là, qui constituera l’emblème de la cité et qui lui vaudra la devise, “fluctuat nec mergitur”, disant, “il est balloté mais ne sombre pas ”.
Ainsi, quoi qu’en diront les historiens chargés d’écrire le roman national, et qui nous content l’histoire d’une tribu celtique du nom de “Parisii”, dont absolument aucun témoignage antique, ni du géographe Strabon, ni de César dans ses commentaires, ni même de Labienus, le général Romain qui s’en est venu vaincre en cet endroit même, n’en font état, et dont on prétend alors décliner de leur nom celui de la cité, la fondation de celle-ci est antérieure à l’arrivée en ce lieu, des Gaulois. Ces envahisseurs frustres et barbares ne sont pas arrivés dans un désert, mais ont trouvé là des peuples et une civilisation qui ne leur devait rien et à laquelle ils vont emprunter, exactement comme le feront plus t**d en ce même lieu, les Francs, qui emprunteront l’essentiel d’une civilisation gallo-romaine qui ne leur devait rien...
La cité ne portait d’ailleurs pas ce nom du temps des Gaulois, il lui sera restitué plus t**d comme étant celui de toute la région, ce qu’il demeure jusqu’à aujourd’hui dans des lieux dits “en Parisis”, et les deux appellations qui seront les siennes, Lutetia, la “terre de lumière”, qui deviendra Lutèce, et Parisis, “l’enceinte sacrée d’Isis”, qui deviendra Paris, ne relèvent en rien d’une cosmogonie gauloise, pas davantage que la trirème et les couleurs bleu et rouge qui en constituent l’emblème, et encore moins sa devise...
A noter alors que le nom “Isis” n’est pas celui que lui donnaient les Egyptiens qui la nommaient “Elisatou”, dont les Hébreux ont tiré Elisheba, et dont nous avons tiré Elizabeth, Elisa, Isabelle, Lise, et Lisa, celle entre autres de Léonard de Vinci, et que les égyptologues, par la prononciation restituée qui consiste à mettre un “e”, partout où il manque des voyelles qui n’était pas systématiquement notées dans les hiéroglyphes, nomment quant a eux “Il zet”. Il s’agit en Isis, du nom par lequel les Grecs l’ont connue des Phéniciens, “is” signifiant alors “ce qui est 1”, Isis désignait l’unité, is, des singularités, is, ce qu’est bien une collectivité.
Ces Rouges dispersés sont partis de cet endroit que les Egyptiens désignaient comme étant le “pays des dieux”, Ta-neter, et dont ils faisaient l’origine des leurs. Il s’agit en fait du pays des “Afars” situé dans la corne de l’Afrique, en cette région qui était dite pays de “Pount”, que les égyptologues avec leur prononciation restituée nomment “Pwenet”, mais qui se disait en réalité “Puni-ta”. Ceci, pour signifier clairement la terre (ta), des Puni, que les Romains nommeront Poeni, mais que les Grecs nommeront quant à eux “Phoenix”, les hommes “tirés du feu”, nom qu’ils donneront également à l’oiseau mythique renaissant de ses cendres comme allégorie de cette aventure, dans le sens où l’unité retrouvée (bleu), correspond bien à une renaissance s’opérant à partir d’une disparition (rouge). Ils donneront alors à ce pays départ de l’exil, le nom de “Erythrea”, littéralement le pays d’où sont issus les Rouges (ry), et ces derniers quant à eux donneront leur nom à la mer dite rouge, qui sera la voie de leur exil, lequel concernera les deux rives de celle-ci...
Les Romains qui se souvenaient que les Carthaginois par les Phéniciens, étaient les lointains descendants des Afars, ont désigné la région de Carthage comme étant précisément la région des Afars, “Afarica”, nom construit avec le suffixe “icius” qui indique la localité, qui deviendra Africa, et sera généralisé par eux-mêmes à tout le continent. C’est pourquoi les guerres qu’ils livreront contre Carthage porteront précisément le nom de “guerre puniques”...
Il serait bien trop long ici de décrire le parcours de ces migrants dispersés à travers les siècles et les peuples auxquels ils furent mêlés, Nubiens, Egyptiens, Cananéens, Hébreux, Araméens, Crétois, Pélasges, Etrusques, Tyrrhéniens, et surtout Phéniciens puisque ce sont bel et bien eux qui nous concernent ici dans cette histoire lointaine de Lutetia, en se faisant ainsi les instruments, les vecteurs d’une puissante métaphysique présidant au fait civilisateur...
Ainsi les Occidentaux ignorent-ils encore qu’à travers les Hébreux qui en ont hérité à la fois des Egyptiens et des Cananéens, c’est bien de cette lointaine terre des dieux, de ce pays des Afars dont leur nom indique leur vocation à “l’exil” dans une quête “d’excellence”, qu’ils ont hérité de leur croyance qui fera la félicité de leur civilisation mais qui aujourd’hui qu’ils l’ont abandonnée, ne leur est d’aucun secours dans leur actuelle décadence...
Il nous importe maintenant de comprendre par-delà l’historicité des faits qui ne sont que les éléments de la “provocation” d’une évolution de notre humanité s’opérant par une migration d’homme, quelles sont les données fondamentales de la “vocation” de celle-ci...
Notre humanité est “une”, en ce sens qu’elle se trouve établie selon notre espèce unique “homo”, laquelle se décline pourtant en une pluralité de “races” caractérisées par le fait que si celles-ci possèdent bien exactement les mêmes caractères génétiques, pour autant, ceux-ci ne se trouvent pas combinées dans les mêmes “arrangements” selon les races.
Le généticien dit donc que la notion de race aujourd’hui contestée mais à tort, ne possède pas de pertinence génétique, tout simplement parce qu’il s’agit des mêmes gènes qui sont mis en jeu quelles que soient les races humaines, et que les différences manifestes qui existent entre celles-ci ne relèvent donc pas du “génotype”, mais des différents arrangements qui se trouvent établis entre les gènes selon les races, arrangements dont l’implication est non pas “qualitative”, puisque telle est directement la fonction des gènes, mais “quantitative”. Ceci, de sorte que les caractères impliqués par les gènes se trouvent plus ou moins affirmés du fait de ces arrangements, selon les races, et selon ce qui constitue alors le “phénotype”...
Pour comprendre cela, imaginons que si sur le fond blanc d’un mur on projetait des quantités de points jaunes et des quantités de point bleus, vu de loin, le mur nous paraitrait vert, mais ce ne serait que son apparence, un phénotype. Si on met plus de points jaunes, il paraitra vert clair, et si on met plus de points bleus, il paraitra vert foncé. Partant de là, si on demande au généticien comment il explique les différences entre les verts clairs et les verts foncés, il répondra qu’il ne connait rien qui donne vert, parce qu’en réalité, il n’y a que ce qui donne jaune et ce qui donne bleu, qui sont des gènes communs aux verts clairs et aux verts foncés, lesquels ne peuvent donc pas être différenciés de ce point de vue génétique...
Comprenons donc que la race manifeste en fait le “degré d’affirmation” des caractères impliqués par les gènes, puisqu’il faut bien un tel paramètre quantitatif. Ceci, depuis les individus les plus “racés”, ceux qui possèdent par exemple le plus de mélanine dans la peau et le plus de kératine dans les cheveux, jusqu’à ceux les moins racés, qui possèdent le moins de mélanine dans la peau et le moins de kératine dans les cheveux. Ceci, étant entendu que posséder de la mélanine dans la peau et de la kératine dans les cheveux, sont des caractères génétiques, donc communs à toute notre humanité, tous les hommes quelle que soit leur race, même ceux qui sont dit blancs, en possèdent...
Il apparait donc que certaines races d’hommes se trouvent en “excès” d’affirmation de leurs caractères par rapports aux autres qui quant à elles, se trouvent en “défaut” d’affirmation de ces caractères par rapport aux premières...
En ne perdant pas de vue que ces différences sont quantitatives, comprenons que cette disposition est celle qui permet “qu’il se passe” des unes vers les autres de ces catégories, ce qui ne peut se faire que d’un plus des unes vers un moins des autres, et qu’elles s’échangent ainsi des “informations”, afin que puisse se développer “l’évolution” de notre humanité...
Il faut en effet quel que soit le mécanisme d’évolution supposé, qu’un “être” fasse par un apprentissage quelconque, l’acquisition à partir de son environnement, de “l’intelligence” de sa nouvelle forme, puisque celle-ci ne procède pas du néant et que cet apprentissage tel que nous le résumons par la formule “à force de”, ne la crée pas, il n’en permet que la collecte. Mais il faut en même temps qu’il procède à la rétrocession de l’intelligence de la forme dépassée, puisque les deux ne peuvent évidemment pas se superposer en lui-même. Or, parce qu’elles relèvent de deux déterminations opposées, acquisition et rétrocession ne peuvent pas se réaliser simultanément par une seule et même catégorie d’homme...
Si donc notre humanité s’est trouvée différenciée en une pluralité de races, c’est bien-sûr corrélativement à la pérégrination du bipède tout autour de notre Terre à partir de son lieu d’émergence, ce qui peut laisser croire que cette différenciation relèverait de l’aléa. Mais cela correspond à la nécessité d’une spécification de celles-ci comme étant des races d’acquisition, et d’autres de rétrocession, ou si l’on préfère une source chaude et une source froide de notre humanité, pour satisfaire au second principe de la thermodynamique qui fatalement, règle la dynamique puisqu’il y en a forcément une, de cette évolution...
Cette différenciation de notre espèce unique en une pluralité de races correspond donc à la première phase de la modalité de l’évolution, la seconde étant un rassemblement de celles-ci, afin que l’excès collecté des unes s’en vienne combler le manque de ce qui fut cédé par les autres, et que par leur confusion se réalise la nouvelle forme de notre humanité...
C’est dans cette seconde phase, celle du rassemblement de notre humanité et de la confusion de ses races, que nous nous trouvons actuellement, et en prenant conscience que ce cycle s’opère sur des millénaires, c’est là que nous retrouvons la pérégrination des hommes, du lieu de leur émergence d’où s’est opéré selon une détermination naturelle, leur dispersion, Afar-ica, à celui où doit être justifié selon une détermination culturelle s’opposant aux résistances naturelles, le rassemblement de leurs races, autrement dit, l’universalité, Lu-tetia...
Telle est bien la vocation de la ville de Paris qui, pour bien signifier celle-ci, selon une “détermination métaphysique” qui opère en échappant à la conscience des hommes, a placé en son “cardo” même, l’obélisque de Louxor, ce gigantesque index pointé vers le ciel pour signifier qu’exerce là, “ce qui fait 1”, autrement dit, “l’universalité”, ville qui a été placée sous la haute protection de la déesse Isis en établissant ainsi sa vocation, par les Phéniciens, lointains fondateurs du sanctuaire et de la cité...
Les Français quant à eux sont bien éloignés de supposer que sous l’appellation de “Notre-Dame” qui lui a été donnée par les Templiers bâtisseurs des ses temples en Occident, et qu’ils comprennent comme étant la vierge Marie qui en aura été une expression temporelle, comme le furent, Neith, Ishtar, Astarté, Athéna, et d’autres, c’est bien d’Isis dont il s’agit. Ils manquent alors de remarquer que la “cathèdre”, le siège de l’évêque qui donne leur nom de “cathédrale” à ces temples, est en fait le siège d’Isis dont le nom égyptien Elisatou, signifie “celle qui siège”, dans des endroits qui dès lors deviennent des endroits “seyants”, afin du développement d’une civilisation qui est bien un fait de rassemblement, et c’est pourquoi elle portait la représentation d’un siège sur la tête, et se trouvait “sise” en position dite de majesté.
Ils manquent également de remarquer qu’avec malice, dans l’appellation Notre-Dame, le mot “Notre” désigne ce qui nous est “commun”, selon le sens même du nom Isis qui est l’unité des singularités, et qui fait qu’en son sein nous nous trouvons constitués “comme un”.
Ceci étant, ce qu’il nous importe le plus de considérer à cet instant, c’est que cette nation qui se sera bâtie autour de la Lutetia du Parisis, terre de lumière à laquelle la ville doit son nom de ville lumière, ayant été consacrée par les phéniciens, et placée par eux sous la protection de la déesse Isis, nation qui connait aujourd’hui un véritable effondrement comme elle en a déjà connu par le passé, renaitra de ses cendres, selon la vocation des Phéniciens, tel le “Phoenix”, et sa devise qui veut que bien que malmenée, elle ne sombre pas...
Ceci, dès lors que la reconstruction de la “voûte” de la cathédrale Notre-Dame qui renaitra aussi de ses cendres, rétablira sur la ville la “volonté” de la déesse, selon le rapport sémantique existant entre la voûte (volutas), et la volonté (voluntas), et qui fait que l’art de la construction de la voûte qui caractérise le style gothique, est en fait un art de “l’envoûtement”, autrement dit, de la soumission à une volonté, et que la reconstruction de sa toiture (tectum), rétablira la protection (protectum), de la déesse sur la ville. Mais ceci, pourvu et pourvu seulement, que cette ville reconnaisse sa vocation à l’universalité et qu’elle ne la trahisse pas, en se fermant aux exilés et en laissant se développer un racisme effrayant dans ses quartiers...
Paris, le 27 juillet 2020
Richard Pulvar